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Trois semaines en camping-car au Québec avec la petite famille

Dirigeant ma petite famille de trublions (incluant mon mari Jean-Pierre), j’ai tout de même prévu de raconter notre voyage au Québec. J’espère juste que le gros cahier acheté en France aura suffisamment de pages pour faire tenir 3 semaines de souvenirs !

Première semaine, on s’adapte facilement

Dimanche.
À peine arrivés à Québec après 7 heures de vol sur la compagnie Air Transat qui est la seule à voyager de Paris sans escale sur Québec, nous avons pris possession de notre camping-car tout équipé et surtout bien plus moderne que le Combi Volkswagen T2 de mon mari Jean-Pierre ! Direction le Lac-Saint-Jean.

Les enfants sont émerveillés de ce changement soudain, contemplant derrière la fenêtre les paysages qui défilent le long de la 175. Un peu plus loin que le lieu d’arrêt « l’Etape », nous avons stoppé sur l’aire de stationnement fort bien placée pour contempler le lac Jacques Cartier. Le premier lac que nous voyons et qui correspond bien à l’image que nous nous faisions du Canada…1h30 plus tard, nous arrivons au camping Villa des Sables, sur le Lac Saint-Jean à Métabetchouane, un lieu aux consonances amérindiennes.

Sur la route vers Métabetchouane dans la Réserve faunique des Laurentides

Il y a tout ce qu’il faut dans ces campings du Québec, des prises électriques pour recharger nos batteries, ainsi que des évacuations pour les eaux brunes, un mot qui amuse beaucoup les enfants ! Nous avons trouvé toutes les adresses de nos campings au Québec dans le guide Camping Québec, un site très complet que je recommande.

La réservation s’est faite depuis Paris et il est indispensable de réserver en haute saison. L’accueil des propriétaires est convivial et surprenant. Au début, nous ne comprenions pas trop nos voisins qui parlaient français comme nous, mais très vite, nous avons appris les premiers jolis mots du Québec comme « bienvenue ». Alexandre le disait tout le temps ! Quand nous avons dit que nous arrivions de Paris, on nous a répondu avec un air envieux : « Ah ! Paris, la ville lumière ». Nous étions très fiers !

Lundi.
Après un copieux petit-déjeuner (ils disent déjeuner ici), visite de la Caverne du trou de la fée. La caverne est fascinante. Son parcours accidenté rend l’expérience encore plus intéressante tout en étant facile et agréable. Je m’attendais à entrer et à ressortir après quelques mètres. Mais dans ce lieu étrange ou le froid et l’humidité règnent, nous avons pris conscience de notre fragilité et de notre impuissance devant ces éléments naturels.

L’un des canyons menant vers la caverne

Joyeux, les enfants s’interpellaient d’une passerelle à l’autre en toute sécurité. Jean-Pierre regardait ébahi la petite faune, les chauve-souris…C’est comme si nous étions dans un autre monde ! Dans le sentier de la coulée verte, l’air frais, le parfum de la végétation et le son du ruisseau nous transportaient ailleurs. Une expérience paisible, et relaxante…

Mardi.
Aujourd’hui, nous rencontrons Hughes Ouellet, le propriétaire dEquinox Aventure, qui propose des expéditions à vélo. Ce prestataire assez connu au Lac Saint-Jean propose divers forfaits à bicyclette de de 1 à 6 jours. Pour nous aujourd’hui, ce sera une petite escapade à vélo qui nous permettra d’emprunter cette fameuse Véloroute des Bleuets dont nous avons beaucoup entendu parler. Equinox se charge même de transporter nos bagages, voire de réserver un logement à l’étape !

Escapade à vélo autour du Lac Saint-Jean

On s’est tous retrouvés après cette belle escapade, Flore et Simon, qui ont accompagné leur père sans problème car la route est plate sur tout le tour du Lac Saint-Jean. Alexandre et moi sommes arrivés avant eux avec le camping-car à Mashteuiash. Arrêt très intéressant au Musée amérindien de cette petite ville où nous avons découvert l’histoire et les traditions de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh. Le village était en pleine préparation d’un grand pow-wow amérindien, avec spectacle traditionnel, danses ilnu et intertribales, dégustations de mets amérindiens et cérémonies spirituelles. Les enfants auraient adoré, mais il nous fallait partir… pour Val-Jalbert où nous avons dormi sur le camping très bien aménagé.

Artistes à l’oeuvre au musée amérindien

Mercredi.
Le village historique de Val-Jalbert rappelle l’histoire de l’implantation d’une usine de pulpe et son village de travailleurs, de 1901 jusqu’à sa fermeture en 1927. Les enfants se sont régalés à la découverte de cet endroit, à bord d’un trolleybus des années 20, rencontrant des personnages dont les déguisements évoquaient l’époque où cette importante scierie faisait vivre toute la région…  Nous avons admiré la chute Ouiatchouan qui se déverse tout près du moulin à pulpe puis gravi les escaliers jusqu’au belvédère avec sa plateforme de verre pour admirer le cœur de la chute. Deuxième nuit sur place ce soir, après une baignade bien méritée dans la superbe piscine !

Les enfants ont beaucoup de plaisir

Jeudi, Flore raconte. 
À mon tour de raconter notre escapade au Zoo sauvage de Saint-Félicien ! Ce que j’ai surtout aimé, c’est l’expérience « dormir avec les Caribous » avec mon frère Simon. Nous avons même eu droit à une visite détaillée avec un guide. Nous avons déjeuné d’un succulent repas à la « ferme du colon » puis suivi les pas de notre guide de jour comme de nuit. Car de nuit, le Zoo sauvage prend une toute autre allure ! On a vu des loups avec des jumelles nocturnes avant de revenir au camp où crépitait un grand feu sur lequel nous avons fait griller des guimauves. C’était unique et fascinant d’écouter notre guide nous raconter toutes ces histoires ! Nous avons dormi sous une tente de prospecteur, et le lendemain, après un copieux petit déjeuner, nous sommes partis en canot sur le Lac Montagnais pour observer de très près des orignaux, des caribous, et d’autres animaux, avant de visiter les coulisses du Zoo sauvage et sa clinique vétérinaire. Ce que j’ai le plus aimé ? Ces ours blancs énormes qui plongent dans un aquarium géant. J’étais à moins d’un mètre d’eux. Quelle gracilité !

Tout sourire à la rencontre de l’ours polaire

Vendredi.
Ce matin, nous avons fait route vers le Fjord du Saguenay en longeant le Lac Saint-Jean. Nous sommes arrêtés au Centre d’interprétation des battures et de réhabilitation des oiseaux (Cibro). Du haut d’un observatoire bien aménagé, je ne peux m’empêcher d’admirer la beauté de ce fjord dont on dit que c’est un des plus longs du monde, et c’est vrai qu’il impose le respect et mérite le déplacement lors d’un voyage au Québec. Plus bas, on apercevait les battures sur les abords tous proches du Fjord. Ce sont des haltes interdites au public où les oiseaux se nourrissent avant de reprendre leur envol sur des milliers de kilomètres vers le Sud. Certains ne peuvent repartir, car ils sont blessés. Des bénévoles les recueillent et les soignent au Cibro avant de les relâcher.

Samedi.
Difficile de décrire la joie des enfants depuis que nous sommes arrivés au Cap Jaseux (où nous avons dormi). Parc Aventures Cap Jaseux est l’endroit de prédilection idéal pour nous qui aimons tant la nature ! Sur les bords du Fjord, nous avons pu faire plein d’activités dont un mémorable parcours accrobranche pour Jean-Pierre, Flore et Simon qui ne voulaient plus descendre des arbres ! Ils s’occupent même des tous petits ! Plus de 70 passages d’arbre en arbre, certains faciles, d’autres plus difficiles, mais surtout un encadrement très sécuritaire. À la fin du parcours, il fallait entendre les enfants pousser leurs cris de joie en empruntant l’immense tyrolienne ! Je dis immense car je n’en avais jamais vu de cette taille ! Il y avait plusieurs sections (tout petits, enfants, régulière ou extrême). Nous avons vu qu’il y avait des demi-journées organisées pour du kayak de mer, mais, étant donné l’âge d’Alexandre, avons préféré passer notre après-midi à la plage et profiter de la baignade qui restera dans nos mémoires.

Le fjord en arbre est quelque chose….il faut vraiment être habile.

Bientôt, je vous raconterai la suite de notre séjour en camping-car au Québec.

Journal de bord des copines – 2e partie

Mercredi, Marie

C’est à moi la sportive de reprendre la plume, car depuis la superbe station de villégiature du Mont-Tremblant,  j’ai repéré un loueur de bicyclettes qui part du petit village de Labelle, juste à côté, pour une randonnée sur la route verte du P’tit Train du Nord. Elle est très adaptée, cette route cyclable qui emprunte le tracé de ce petit chemin de fer du fameux « Curé Labelle », ce génial ecclésiastique qui encouragea la colonisation de la région des Laurentides à la fin du XIXe siècle pour freiner l’important exode des Canadiens-français, et desservir par le chemin de fer « les Pays d’en haut », complètement enneigés l’hiver. Dans l’ancienne gare de Labelle transformée en musée ferroviaire, nous apprenons que c’est le Canadien Pacifique qui a prolongé la ligne de Saint-Jérôme à Mont-Laurier, bien au-delà du Mont Tremblant. Depuis, la voie de chemin de fer a été transformée en piste cyclable. Le soir, sur le bord de l’immense lac du Mont-Tremblant, nous écoutons les oiseaux se répondre, avant d’aller nous reposer. Demain, la journée sera rude !

Entrée de la route verte P’tit train du Nord

 

Jeudi et vendredi, Elise

Quand Je pense à Joseph, mon mari, je suis sûr qu’il aurait aimé nos deux jours passés à Aventures Kiamika, au nord du réservoir du parc régional Kiamika dans les Hautes Laurentides.  Cette entreprise offre de nombreuses activités de pleine nature sur un territoire d’une beauté exceptionnelle.

Le Réservoir Kiamika s’étire à perte de vue, et dans cette forêt Boréale qui nous entoure, il parait qu’on peut écouter le hurlement des loups la nuit !  Chacun des hébergements (tentes ou chalets) a le confort nécessaire et sans superflu pour profiter pleinement de la nature. Car nous sommes en pleine nature, sans réseau téléphonique, et avec un réseau électrique uniquement alimenté par de l’énergie solaire. Juste ce qu’il faut pour décrocher complètement. À peine arrivées, nous avons été accueillies par Carl Boudreault le fondateur, Marc André Fortin et Geneviève qui nous ont proposé les activités de demain autour d’un bon repas : promenade en canot ou en kayak le matin, puis baignade dans le lac sur une des nombreuses îles du lac. Geneviève nous a entraîné dans une belle promenade sur les sentiers de l’ile de la Perdrix Blanche et nous avons croisé des petits animaux qu’elle seule connaissait.

À notre retour, Marie-Rambo a trouvé le courage de terminer la journée par une promenade à vélo cross-country sur l’un des chemins aménagés.

Samedi, Elise

Dommage, car nous n’aurons pas profité de l’activité yoga proposée sur ce site préservé. Mais aujourd’hui, ce sera route toute la journée, car nous sommes attendues ce soir à la Réserve Beauchêne, en Abitibi-Témiscamingue…

Dimanche, lundi, mardi : Elise

A 600 km de Montréal, nous sommes en pleine nature, logées dans un des chalets de la Réserve Beauchêne. Ce matin au réveil, petit déjeuner à la vaste salle à manger où l’on nous sert un copieux repas. On nous y apprend que la région de l’Abitibi-Témiscamingue est immense, avec 65 000 km2 de forêts et plus 22 000 lacs et rivières.  La Réserve jouit de 40 lacs. Les familles, les amoureux de la nature, les chasseurs et les pêcheurs la fréquentent régulièrement.  

Plutôt que de loger dans le pavillon principal « la maison blanche » ou de camper sur un de leurs terrains dédiés, nous avons opté pour un des luxueux chalets aux noms d’oiseaux (l’Aigle, le Balbuzard, Le Héron, le Canard Cendré etc.) et avons choisi le chalet « Grand Corbeau », avec trois magnifiques chambres, deux salles de bain, et surtout une immense terrasse qui domine le lac. Marthe et Marie sont affalées dans un des profonds divans, en train de contempler le Lac Beauchêne tandis que je raconte notre journée dans le journal de bord commun tout en préparant l’apéritif dans une cuisine géniale et très tendance dont j’aimerais bien disposer en France ! Un confort inouï en pleine forêt !

Notre chalet à la Réserve Beauchêne

Lundi est la journée dédiée à la pêche. Départ en canot pour essayer d’attraper une des sept espèces de poissons des lacs de la Réserve dont l’Achigan à petite bouche, une de leur spécialité. Il parait que cette espèce est en moyenne de 1,4 kilos.  Il y a aussi des Ombles de fontaine qui dépasseraient les 2 kilos, des dorés et des brochets énormes ! Les poissons sont ensuite relâchés dans le lac. La Réserve nous a fourni des cannes à pêche, les permis et des bateaux à moteur électrique pour ne pas effrayer les poissons.  Les paysages sont sauvages. Nous accostons sur une petite berge pour observer un barrage de castors avant de nous baigner et de retourner à bon port ! Apéro, souper comme on dit ici et dodo dans un lit king-size bien moelleux !

 

Marthe a fait une prise! Bien entendu, nous l’avons remis à l’eau…

Mardi, nous avons pu faire plusieurs des activités proposées : randonnées, vélo, canot. Évidemment, Rambo-Marie a choisi le kayak. Mais Marthe et moi-même avons absolument voulu essayer le Paddleboard. C’est plus calme et même reposant de pagayer à notre rythme, entourées par cette forêt qui commence à se parer de mille couleurs. L’été indien se précise… Quant à notre promenade dans les bois, elle nous a permis de voir des huards à collier. Il parait qu’au mois de septembre, on peut en observer se poser par groupes entiers car le lac Beauchêne est une halte migratoire pour cette espèce.

Ce soir, pour notre dernier jour à La Réserve, nous avons profité de la table du chef au restaurant de la Maison Blanche. Demain, ce sera le retour vers Montréal et départ pour la France après demain. J’ai hâte de conter à Joseph notre voyage et de comparer avec lui.

Une chose est certaine, c’est que les trois copines que nous sommes auront bien des choses à raconter autour de nous !

Journal de bord des copines

Dimanche, Marthe

Puisqu’il parait que je suis « la guide », je prends les choses en main. Elise, une ex-Air France, avait encore quelques relations au siège, malgré sa retraite ! Nous avons pu le constater car nous avons été surclassées ! En général, cela ne marche plus ce genre de favoritisme dans les compagnies. Mais quand on vous appelle par votre nom pour vous présenter à l’avant de l’appareil, vous n’hésitez pas. Le voyage aller a été fantastique (champagne, superbe repas, sièges larges, grand écran personnel, merci Air France), si bien que nous étions en pleine forme quand nous avons atterri à Dorval.

Notre voiture de location nous attendait à l’aéroport pour notre première étape. Juste le trottoir à traverser, les valises à mettre dans le coffre et Hop ! Montréal où nous avons dormi dans un bel hôtel-boutique sur le Vieux-Port.

Lundi, Marie

À moi de prendre la plume ! À moi de prouver que mon surnom « Rambo » me sied parfaitement ! Pour cette journée ensoleillée, j’ai concocté pour Marthe et Elise deux belles activités : Les Rapides de Lachine et une promenade à vélo. N’oublions pas que la ville de Montréal est située sur une île sur le Saint-Laurent et que la nature est à proximité.

Les bateaux style «Jet boat» des Rapides de Lachine partent du Vieux-Port, à quelques centaines de mètres de notre hôtel. Les Excursions Rapides de Lachine offre un forfait d’une heure qui nous convient.  Les jet boat sont hydro-propulsés et spécialement conçus pour braver les eaux turbulentes du Saint-Laurent. On nous a bien prévenues que nous serons trempées à notre retour, mais l’équipage qui veille sur nous a fourni des cirés jaunes imperméables et nous avons pu mettre nos affaires dans un vestiaire dédié. Harnachées sur les bancs du bateau jaune à plusieurs moteurs, notre bateau s’élance à grande vitesse sur le Saint-Laurent vers les Rapides de Lachine, cet endroit ainsi nommé par Jacques Cartier qui espérait arriver jusqu’en Chine et dont l’élan conquérant fût stoppé net face à ces puissants rapides. Cela bouge de plus en plus à bord ! Nous prenons soudain de la vitesse et notre capitaine dirige son embarcation de main de maître, face aux trombes d’eau. Chocs et éclaboussures dans tous les sens ! Peu à peu, les vagues se font moins fortes. Le bateau ralentit. Nous passons au-dessous du Pont Champlain pour revenir vers notre point de départ, complètement trempées, très secouées, mais heureuses !

Difficile de prendre une photo en jet boating. Par chance, nous avons vu au loin un autre bateau de la compagnie!

À peine débarquées, je veux montrer à mes copines un petit bijou dont j’ai entendu parler, caché à 15 minutes du centre de Montréal, entre Verdun et Lasalle : le Parc des Rapides.  Nous louons un vélo sur le Vieux-Port et nous voilà pédalant vers la pleine nature, longeant le canal. Marthe, l’organisatrice-pense-à-tout, a prévu un pique-nique et même une nappe sur laquelle nous déjeunons un verre de vin à la main.

Piste cyclable du canal Lachine qui mène au parc des rapides

Des pêcheurs du dimanche, tout proches de nous mais silencieux, nous lancent de temps en temps un coup d’œil réprobateur. Nous ne parlons plus. D’ailleurs, c’est le mieux pour écouter les oiseaux et observer toute cette faune à plume (et à poil – Elise a vu des écureuils -) qui s’ébat aux alentours et ne semble pas dérangée le moins du monde par le son des rapides, au loin. Des aigrettes, reconnaissables à leur houppette, s’envolent tout près de nous. Un peu plus loin, nous croisons des hérons cendrés, majestueux, qui nous ignorent totalement ! Sur la route du retour, un castor traverse royalement notre chemin et plonge bruyamment dans le lac ! Nous sommes bien au Canada !

Mardi, Elise

À mon tour de raconter le programme de ce matin, qui a débuté très tôt par un massage au Spa Bota Bota

Si Joseph n’aime pas les Spa, moi, j’adore, comme mes deux copines d’ailleurs ! Nous avons donc repris nos vélos et fait route vers La Maison des Éclusiers, située en face de la rue McGill, puis emprunté un pont piétonnier traversant les écluses et accédé au jardin du Bota Bota. Accueil très chaleureux. Le massage a débuté, tandis qu’une douce musique à la harpe envahissait la salle ! Cet endroit est très original et je le recommande vivement.  Après un bon sauna pour évacuer les toxines et après un bref plongeon dans un des bassins d’eau froide, nous nous sommes prélassées enfin dans une des nombreuses aires de détente, près d’un hublot, d’où l’on pouvait contempler Montréal !

En fin de matinée, route vers les Laurentides. Notre rapide séjour sportif à Montréal nous a déjà immergé dans la nature canadienne. Nous remarquons à quel point les conducteurs respectent le code de la route. Pas comme en France où les voitures doublent à droite, à toute allure, sans crier gare ! Leurs autoroutes sont bien indiquées, et ici on ne dit pas « prenez l’autoroute du Mont Tremblant » mais « prenez la 15 ». Mais malheur à celui ou celle qui se trompe d’embranchement, car après, ce doit être galère pour se retrouver sur le droit chemin me dis-je, tandis que nous arrivons au Tyroparc de Sainte-Agathe des Monts.

La route est belle au Québec!

Le Tyroparc  fût pour nous une expérience extraordinaire. Après une instruction très efficace, nous partons pour une petite marche de 450 mètres et rejoignons le pied de la falaise. Des instructeurs nous harnachent pour monter 60 mètres plus haut, l’équivalent d’un immeuble de 20 étages, et atteindre la tyrolienne d’où la vue est superbe. J’ai pris plein de photos que j’enverrai ce soir à mes petits-enfants. Notre première envolée a été de 900 mètres, pour rejoindre l’autre bord de la montagne, puis de 650 mètres pour rejoindre le Cap Beauséjour. Quelle sensation incroyable !

Nous étions plusieurs à vouloir essayer la méga tyrolienne….. Et vous auriez dû entendre Marie crier de joie quand elle s’est élancée!!

 

En fin de journée, route vers la station du Mont-Tremblant.