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Le Québec

Le plein air dans Lanaudière et dans les Laurentides

Une aventure amérindienne

Ce matin, route vers Saint-Calixte, à  1h30 de Saint-Etienne-des Grès, là où se trouve l’hydrobase, un lieu où nous voulons absolument nous rendre pour faire une expérience avec des Amérindiens chez Amishk Aventures Amérindiennes Nous voici dans la région de Lanaudière, en pleine forêt, à quelques kilomètres de Saint-Calixte. Qui se douterait qu’à une heure de Montréal ou du Mont-Tremblant on se retrouve en plein milieu de nulle part, à écouter des Atikamekw ou des Cris nous parler de leur culture, de leurs modes de vie…  

L’expérience que nous avons vécue débutait par un accueil dans la forêt amérindienne avec un thé artisanal où notre petit groupe de 8 personnes fit connaissance avant de pagayer en canot rabaska de 2 personnes sur un lac pour observer un barrage de castors. Des castors, nous en avons vus beaucoup ! D’ailleurs, Amishk en langage amérindien, cela veut dire castor. Drôles de bêtes très organisées pour rechercher des branches et construire leur imposant barrage de plus de 2 mètres de haut ! Puis, nous emmenant dans la forêt le long du lac, le guide nous a montré des chemins entiers tracés par ces rongeurs, capables de « gruger » des arbres de 20 mètres de haut.  Le soir, autour du feu de bois, nous avons observé les étoiles, tandis que nos guides nous contaient des légendes amérindiennes, avant d’aller dormir.

Dormir dans une tente de prospecteur très bien arrangée et fort confortable.

Le lendemain, notre guide nous a entraîné vers différents endroits de la forêt pour étudier les plantes médicinales, nous parler aussi des activités durant les 6 saisons de l’année. Par exemple, ce que nous appelons le mois de septembre, c’est Takwakin ici, le mois des feuilles rouges et de la pêche, des saumons, de la truite et de la chasse à l’orignal. Puis vient Pitcipipon, la saison juste avant l’hiver, où l’on chasse la martre et le castor attrapés par des techniques ancestrales pour leur fourrure, celle des collets à lièvre dont les femmes vont apprêter les peaux pour les vêtements d’hiver. Enfin, ce sera Pipon (l’hiver), avec la neige, le vent et la poudrerie, période durant laquelle on pêchera sous la glace avec un filet, tandis que les femmes au campement confectionnent des paires de raquettes avec des peaux d’orignal… On nous a fourni des cannes à pêche et Jacques a même attrapé un énorme brochet que la cuisinière amérindienne nous a fait déguster le soir ! Pas peu fier mon mari !

Au coeur de la nature québécoise

 Nous quittons le site amérindien pour une grosse demi-journée de route qui nous mènera au Village Windigo, dernière étape nature de notre périple, bien au-delà du Mont Tremblant, après Ferme-Neuve. Le Village Windigo est situé dans une forêt profonde au bord d’un immense lac de 413 km2, véritable mer intérieure artificielle que l’on appelle ici le Réservoir Baskatong.

Ce très vaste complexe touristique correspond parfaitement à ce que nous recherchions : du repos, des activités nature, une bonne table, un chalet de luxe pour 2 et la nature dans toute sa splendeur !

En faisant le tour de la propriété, nous sommes passés devant différents types de logements (condos, chalets pour des familles et même ce qu’ils appellent des sphairs, sortes de bulles dans lesquelles on peut dormir) ; mais j’ai été tout de suite séduit par les activités proposées : le vélo et les promenades à faire sur des sentiers pédestres aménagés. Nous sommes des adeptes des balades en pleine nature avec Elisabeth qui ne savait pas toujours tous les oiseaux qu’elle découvrait (pourtant, c’est une connaisseuse !).

Nous passerons une de nos dernières soirées à écouter les bruits de la nature.

Avant de partir en kayak sur le lac, nous avons tout de même profité de la plage. L’endroit est immense et on peut sentir la nature à chaque pas, sans être dérangé par les touristes. Cette après-midi, vélo dans des chemins balisés, suivie par un match de tennis que j’ai gagné ! Jacques faisait presque la tête mais a dû constater que la championne de ce match endiablé, c’était quand même moi ! Demain, nous redescendrons plus vers le sud.

Sur le chemin du retour

Temps superbe aujourd’hui. Nous avons quitté à regret ce merveilleux endroit si naturel pour revenir vers Montréal, en faisant une halte pique-nique au Mont-Tremblant. Le télésiège en activité nous a permis d’admirer la vue splendide sur le lac Tremblant. L’hiver, c’est une station de sports d’hiver réputée en Amérique du Nord. L’été, la station est très active avec de nombreux chemins forestiers, des parcours à vélo, des lacs pour le canoë, de la pêche, de l’équitation, de l’escalade, un immense golf très réputé…

Et ce soir, c’est le retour vers Paris. Grâce à nos deux semaines de voyage au Québec, nous revenons ressourcés en France, les yeux plein les mirettes et des histoires sans fin à raconter à notre entourage.

Poursuite de notre rêve, entre mer et montagnes

Au milieu du Saint-Laurent

Pour changer un peu des activités que nous avons fait jusqu’à maintenant, nous avons pris le bateau de la Société Duvetnor depuis Rivière-du-Loup pour faire route plein vent vers les îles du Pot à l’eau de vie. Cet archipel comprend trois îlots dénommés Le Gros Pot, Le Petit Pot et Le Pot du Phare à 1 km de la rive nord-est de l’île aux Lièvres.

Humant le vent, nous tombons sous le charme de cette île, dominée par un phare imposant, envahi par des centaines d’oiseaux très bruyants. Et comme Eléonore est aussi ornithologue, j’ai droit au nom de toutes les espèces qui tournicotent autour du phare comme les grives à dos d’olive, les bruants à gorge blanche, les parulines à poitrine blanches (à ne pas confondre avec les parulines obscures), les gélinottes huppées et bien sûr les Grands ducs d’Amérique ! Le soir, nuit dans le phare blottis au fond de notre lit, heureux et surtout émerveillés d’écouter la mer, après un magnifique coucher de soleil.

Au coeur des montagnes

Après la mer, la montagne! J’écris ce soir depuis les petits chalets des Gîtes du Mont-Albert, dans le Parc national de la Gaspésie, où nous resterons trois jours. Le bateau de Duvetnor nous a ramené à terre ce matin tôt. Tant mieux, car nous avions beaucoup de route à faire. La route 132 qui longe le Saint-Laurent est d’une grande beauté. Nous avons aperçu les immenses éoliennes de Cap-Chat, et avons fait un arrêt à Exploramer.

Ce musée vivant est un complexe d’activités axées sur le milieu marin du Saint-Laurent. Parmi les activités proposées par cette véritable institution du monde marin, nous avons choisi de monter à bord du JV Exploramer, un zodiac de 18 passagers, pour une excursion en mer. Le guide nous a parlé de l’écosystème du Saint-Laurent, et nous avons aidé à remonter des casiers de crabes ! On aurait bien fait l’activité de cueillette de poissons avec un guide expérimenté en enfilant des bottes et en explorant les espèces qui se cachent dans le fond du Saint-Laurent, mais la marée était haute et nous avions encore beaucoup de route à faire…

À regret, nous avons donc continué notre route, pénétré dans la réserve faunique des Chics-Chocs pour atteindre les Gites-du-Mont-Albert après 350 km. Heureusement, nous avions réservé à l’avance non pas dans l’auberge 4 étoiles, mais dans l’un des 5 chalets de la Rivière, à 500 mètres de l’Auberge. Notre petit chalet est prévu pour deux, avec grand lit, cuisinette et salle de douche. Il y avait bien une cuisinette, mais nous avons préféré faire notre repas à l’extérieur sur un feu de bois.

Exactement ce qu’il nous fallait !

Nous en avons profité pour aller pêcher lors de notre première journée. Tout est facile. L’organisme nous a fournis la barque, le matériel et le permis de pêche. Le préposé nous a même souhaité de ramener des poissons, nombreux parait-il dans un des 7 lacs.

Le lendemain, nous sommes partis faire un des sentiers du Mont Jacques-Cartier et nous avons pu observer… un énorme Caribou que nous avons pu approcher d’assez près. Une femelle et son petit se trouvaient à quelques kilomètres de nous, suivie par une autre femelle qui, sortant de sa cachette, s’est jointe à la partie !

Départ ensuite vers une toute portion du Sentier international des Appalaches (SIA) dont j’ai lu que c’était le premier GR d’Amérique du Nord. Pour la portion Québec, il commence à Matapédia, continue vers la Vallée jusqu’à Amqui pour finalement atteindre la réserve faunique de Matane et la pointe à Forillon. Il faut beaucoup de temps pour parcourir les 650 km, mais nous avons opté pour une toute petite randonnée qui partait de Sainte-Maxime du Mont-Louis jusqu’à l’Anse Pleureuse et récupérer notre voiture au retour. Le Chemin des Côtes porte bien son nom car le sentier surplombe tout le temps le Saint-Laurent sur notre gauche. Les falaises des montagnes Appalaches se découpaient avec force et splendeur dans le bleu du ciel et de la mer. De temps en temps, des nuées de guillemots passaient au-dessus de nos têtes avant de plonger à pic dans la mer pour ramener un poisson. A notre retour, nous avons dormi dans un des nombreux gîtes de Sainte-Maxime-du-Mont-Louis.

 

Le bout… du Québec!

Aujourd’hui, nous avons quitté à regret nos charmants hôtes de Sainte-Maxime-du-Mont-Louis pour atteindre enfin le Parc National du Canada Forillon, géré par Parc Canada. Nous avons déjà prévu notre logement dans une tente oTENTIk (oui, ça s’écrit comme ça !) mais les buts de nos deux journées seront multiples : marcher longuement sur l’immense plage de galets, découvrir le phare de Cap-des-Rosiers qui date de 1858, le plus haut phare du Canada, mais aussi observer la nature ! Car la nature est puissante en cet endroit. Je suis certain de pouvoir apercevoir des baleines bleues depuis l’un des belvédères mis en place (le plus gros animal de la planète quand même !)

Le Parc National de Forillon offre de nombreuses randonnées qui longent l’océan pour la plupart. Nous n’avons pas vu de baleines depuis la terre. Eléonore était déçue ! Elle m’avait juré qu’elle avait entendu un son puissant qui ne pouvait provenir que d’une baleine proche de la côte. Au bout de 20 minutes d’attente à guetter, nous avons fini par démarrer notre balade décrite dans le petit guide des sentiers, « la Taïga » et nous sommes élancés dans une forêt où poussent de nombreuses fougères très spécifiques à cet endroit. Depuis une cache discrète, avec nos jumelles,nous avons observé des tas d’oiseaux qui venaient se nourrir dans un marais salé.

En revenant vers nos pas, deux petites oreilles sortaient du haut des herbes ! Nous nous sommes approchés et sommes tombés sur… un ourson, qui s’était engagé sur le sentier. Il prit la fuite, très craintif. Nous aussi, qui espérions que la maman ours n’était pas dans les environs ! Puis ce fût la randonnée intitulée « les parages », une boucle d’environ 3 km, où nous avons foulé des champs entre de très vieilles maisons, dont celle des Barlett et des Dolbel-Roberts. Nous avons visité le magasin général Hyman & Sons où avait lieu une animation relatant l’importance du commerce international de la morue autrefois avant d’aller voir la maison jaune à l’Anse-Blanchette, véritable emblème du parc qui témoigne de la dure vie des pêcheurs-cultivateurs d’antan….

Les excursions proposées sont de différents niveaux. Celle de Cap-Bon-Ami était plus dure, car il faut grimper, mais quelle vue sur la mer de tour d’observation sur l’océan !

Au retour vers notre véhicule, nous avons vu quelques personnes, les yeux rivés vers un talus. Un ours noir se prélassait, bien moins craintif que celui que nous avions vu précédemment. Il a quitté la route d’un pas nonchalant ! Avant de retourner vers notre camping, nous avons repéré la hutte des castors, un endroit où ils se laissent approcher assez facilement. Juste à côté, un porc-épic et une marmotte ! Décidément, ce parc est rempli d’animaux sauvages, surtout que pendant la nuit, nous entendions d’étranges grognements près de la voiture. C’était une ribambelle de ratons-laveurs qui se disputaient les restes de notre repas !

Québec, son histoire et son fleuve Saint-Laurent

Le fleuve Saint-Laurent relie les Grands Lacs à l’Atlantique sur 1200 km.

Je me doutais bien qu’Elisabeth allait me déclamer quelque chose sur ce fleuve imposant, et cela n’a pas loupé puisqu’elle avait appris par cœur depuis Paris la célèbre tirade de Jacques Cartier découvrant le Saint-Laurent! « …nous trouvasmes une moult belle et grande baye, plaine d’ysles et bonnes entrees et passaige de tous les ventz qu’il scavoit faire ; Et parmi ’icelle baye y a une grand ysle comme ung cap de terre, qui s’avance plus hors que les autres ; Et sur la terre d’environ deux lieues, une montaigne faicte comme ung tas de bled. Nous nommasmes la dicte baye la baye sainct Laurens ». Je lui rétorquai que je savais que ce nom avait été attribué parce que c’était celui de la Saint-Laurent, mais je compris qu’il ne fallait pas trop lutter à ce petit jeu ! Elle me répondit : «tu parles de la Rivière qui marche».

En longeant les Plaines d’Abraham, nous ne nous lassons pas d’admirer la vue depuis ce piton rocheux que les armées du général Wolfe avaient subrepticement grimpées le 13 septembre 1759 avant de livrer bataille aux troupes françaises du général Montcalm !

Pour la petite histoire, j’ai eu droit à une longue explication très détaillée sur la bataille des Plaines d’Abraham de la part Elisabeth-la-savante qui a marqué le début de la conquête britannique du Québec et par conséquent la fin du régime français au Canada. J’ai donc revécu par le menu cette terrible bataille et l’exploit de ces guerriers anglais, arrivés sur quelque 49 navires de guerre avec 13 500 membres d’équipage du bord desquels débarquèrent 4 400 soldats. Arrivés nuitamment à l’Anse au Foulon, les anglais se firent passer pour des Français qui amenaient le ravitaillement, escaladant les 55 mètres du rocher escarpé et donnèrent l’assaut à l’armée française, suivis par d’autres régiments anglais. La bataille fût brève et décisive puisque l’on comptabilisa plus de 1 000 morts des deux côtés en moins d’une demi-heure. L’épopée de la Nouvelle France se termina par Le traité de Paris en 1763, qui annonçait la future domination anglaise sur le monde…

 

Plein air et premières nations

Entre fleuve et falaises

Déjà une semaine que nous sommes partis et notre ville nous parait si loin. La route 138 qui va de Baie-Saint-Paul à Québec est très belle. Les points de vue sur le Saint-Laurent sont à couper le souffle. La nature est décidément incroyable, que l’on soit en pleine forêt ou à surplomber le fleuve. Nous apercevons tel un écrin l’Île aux Coudres, posée sur le Saint-Laurent, cette île que Jacques Cartier avait ainsi nommée à cause de la présence de nombreux coudriers.

En roulant vers Québec, nous passons devant l’imposante chute du Parc de la Chute-Montmorency.

Du pont qui surplombe la chute d’eau qui s’écrase 83 mètres plus bas dans un tonnerre de trombes d’eau, nous apercevons une via ferrata et surtout une gigantesque tyrolienne sur laquelle glisse de jeunes intrépides d’une rive à l’autre en poussant de grands cris.

Nous avons descendu par les 487 marches vers notre voiture

Nous avons poursuivi notre route en suivant le fleuve jusqu’au  quartier Petit Champlain du Vieux Québec et ses jolies maisons colorées.

Depuis la Terrasse Dufferin aux pieds du fameux Château Frontenac, nous longeons les Plaines d’Abraham sur une belle passerelle en bois qui surplombe le fleuve.

Immersion chez les Huron-Wendat

En fin de journée, route vers le territoire Huron de Wendake, à 12 km de Québec. Notre agence a prévu pour nous un séjour à l’Hôtel-Musée-Premières-Nations, un vaste hôtel-boutique 4 étoiles où les matériaux nobles comme la pierre le cuir et le bois se conjuguent à une architecture remarquable. La décoration des chambres est très « cute » comme ils disent ici, avec une superbe peau de castor sur le lit que l’on a envie de caresser tout de suite, une couverture en fourrure et des objets amérindiens qui ornent les murs.

J’entraîne avec moi Jacques pour une petite balade thématique sur des sentiers pédestres colorés qui nous mènent vers les Canots Légaré. On nous attend pour une jolie promenade en bateau sur la rivière Saint-Charles. L’été des couleurs a débuté très tôt dans la saison nous dit-on, et les arbres sont de toutes les couleurs, variant du rouge très vif au pourpre, du vert au jaune et au gris. Plus tard, dans la soirée, nous avons visité le Musée des Premières-Nations attenant à l’hôtel, qui offre une fenêtre sur les territoires, les mémoires et les savoirs d’un peuple fier de ses racines.  

En fin d’après-midi, nous avons fait un Spa à Nation Santé-Spa, une expérience multi-sensorielle à saveur autochtone avec massothérapie, soins du corps, bains nordiques, yourte et cascade d’eau, sans oublier de visiter la maison longue des amérindiens. Le soir, en dînant à l’excellent restaurant La Traite offrant de succulents mets amérindiens, nous avons eu le spectacle d’une chanteuse huronne passant de table en table.

Après avoir profité un peu des installations du site et visité la maison longue juste à côté de l’Hôtel-Musée, nous avons déjeuner au restaurant la Sagamité,  où nous avons goûté de nouveau à la soupe traditionnelle du même nom, à la viande grillée à la Yatista (qui signifie feu en huron-wendat).

Viande grillée à la Yatista : Il s’agit d’une potence qui rappelle la façon traditionnelle de griller la viande de gibier et qui illustre l’importance qu’avait le feu pour la nation.

Un peu de détente

En 3 heures de route, nous avons atteint la Station touristique Duchesnay, un centre de villégiature pour profiter une fois encore de la nature. Ce centre quatre saisons est situé à 30 minutes de Québec, sur le Lac Saint-Joseph.  L’agence a prévu notre arrivée tardive, mais nous sommes bien à l’heure pour un excellent dîner au restaurant renommé, avant une nuit dans l’auberge même.

Il y a décidément tout dans cette station touristique, depuis les soins thérapeutiques jusqu’aux sports faciles à faire et très tournés vers la nature ! J’ai donc entraîné mon Jacques à la plage d’abord, histoire de faire le point sur ce qui nous attendait.

D’abord une heure de rame sur le Lac Saint-Joseph pour nous mettre dans le bain de cette journée très sportive, puis un parcours accrobranche, expérience qui nous a renvoyé à l’époque de notre jeunesse et des camps de vacances. Nous avons essayé terminé enfin par une balade à vélo sur les sentiers aménagés !

Nous avons essayé un segway, un des seuls giropodes au Canada qui nous a permis de découvrir le Lac Jaune accompagnés d’un guide (Jacques a adoré)

En fin de journée, un guide d’Aventure Inukshukun partenaire de la Sation touristique, nous a entraîné au sommet d’une tour d’observation, pour voir l’ours noir en toute sécurité. Le castor, le cerf de Virginie et plusieurs espèces d’oiseaux fréquentent aussi ces lieux nous a -t-il dit. Nous avons d’ailleurs eu de la chance car nous avons entendu des loups hurler au loin. Et pour terminer cette journée bien remplie, massage d’une heure dans le centre de Spa !

Vue du ciel

En après-midi, retour vers les temps modernes, car notre agence nous a concocté un séjour de 24 heures à l’hydrobase d’Hydravion Aventure, à Saint-Etienne-des Grès, près de Trois-Rivières. Comme beaucoup d’Européens, cela fait des années que je rêve de monter dans un hydravion, particulièrement un Beaver (Castor en anglais) au bruit si reconnaissable, un peu comme une Harley Davidson qui démarre.

Alain Priem, le propriétaire de la base nous accueille lui-même.
Du haut du ciel, nous découvrons l’immense forêt québécoise qui recouvre le sol et sommes surpris de voir tous ces lacs et ces rivières qui les jalonnent. Il parait qu’il y en a un million au Québec !

À 400 mètres d’altitude, Alain-l’œil-de-lynx pointe son doigt vers le bas : toute une famille d’ours se prélasse tranquillement près d’un lac, sans se préoccuper le moins du monde du bruit de l’hydravion ! Le soir, à l’hydrobase, nous nous endormons dans une superbe suite, la tête pleine d’images…

Mais notre voyage ne s’arrête pas là. Il nous reste encore quelques jours avant de rentrer à la maison.

Dernière semaine de camping-car au Québec

Le bout du monde, la Gaspésie

Dimanche & lundi.
Ça y est, nous avons atteint la Gaspésie, le but de notre voyage. La route est exceptionnellement belle. Nous avons croisé un pêcheur qui nous a indiqué où acheter des homards (bien moins chers qu’en France). Ce soir, nous dégusterons nos homards dans un des 4 campings du Parc national Forillon, notre étape de ce soir. C’est aussi cela l’aventure au Canada !

C’est Parc Canada qui gère le site, et il y a de nombreuses possibilités proposées sur place, comme la balade de La tour du Mont Saint-Alban d’où l’on aperçoit une vue époustouflante à 360 degrés sur le golfe du Saint-Laurent et sur la majestueuse et la chaîne de montagnes des Appalaches… Nous avons hésité à parcourir le sentier Les Graves jusqu’à Cap-Gaspé, autrefois connu sous le nom de Gespeg, et terminer par un pique-nique au pied du phare, mais finalement, nous avons opté pour une grande balade sur la plage, préférant ramasser des coquillages aux formes étranges. Pendant notre pique-nique, nous avons pu observer aux jumelles des phoques et Jean-Pierre nous a assuré avoir vu de loin une baleine, ce dont je doute !

 

Mardi.
Le point d’orgue de notre voyage a été la visite du Parc national de l’île-de-Bonaventure-et-du Rocher-Percé. Ce majestueux rocher a une allure bien à lui, face à l’île Bonaventure. On accède à l’Île par des petits bateaux qui contournent d’abord l’île ou piaillent des milliers de fous de Bassan, plongeant dans la mer pour attraper des poissons. Puis, le bateau débarque sur l’île afin d’aller voir leur habitat de plus près. On les entend piailler loin devant nous, et leur odeur âcre se mélange à celle des plantes et celle de la mer.

Le Rocher Percé ressemble étrangement à notre Rocher d’Etretat, mais plus majestueux.
Une longue randonnée (du moins ce que pense les enfants) nous mène au bout de l’île pour observer ces étranges oiseaux; les fous de bassan

Ce soir, nous avons diné à la Maison du Pêcheur, connu pour ses spécialités de poissons et de fruits de mer.

Mercredi.
Aujourd’hui, une route de 275 km nous attend pour nous rendre à Matapédia où diverses activités sont proposées. Sur le chemin, découverte de la rivière Bonaventure avec ses eaux turquoises, d’une limpidité extraordinaire. Jean-Pierre trouve que c’est l’une des plus belles rivières du Québec. Enfin, c’est son avis ! Moi, je trouve qu’elles sont toutes belles dans ces paysages de nature que nous traversons… Nous regrettons de ne pouvoir nous arrêter, mais il faut gagner du temps pour arriver à Matapédia avant la nuit.

Jeudi et vendredi.
Quelle bonne idée d’avoir réservé ce petit séjour à Matapédia Nature Aventure  Nous avions trouvé son contact dans le site Aventure Ecotourisme Québec qui regroupe des dizaines de prestataires dans le domaine de l’aventure. Mon sportif de mari Jean-Pierre me parlait depuis longtemps de cet organisme dont la qualité et la sécurité sont assurées. Entre les activités nautiques offertes, les randonnées de toute sorte, à pied ou en motorisé, les séjours et circuits à thème guidés ou les parcours d’escalades, il fallait choisir. Leur site est très bien fait et donne vraiment confiance.

Nous avons hésité entre une belle balade avec eux sur le Sentier international des Appalaches et une plongée en apnée pour voir des saumons. Finalement nous avons opté pour un forfait canot-camping de 2 jours accompagnés par nos guides qui nous ont carrément mis dans le coup dès le début : portage du canot, consignes sécuritaires et préparation. Tout le matériel était fourni.

Nos guides Jesse et Geneviève Labonté (qui porte bien son nom !) étaient bien prévoyants pour nous ! Nous avons tout de même pris le temps de nous amuser un peu…
Notre forfait « Clair de Lune » incluait des activités sur plusieurs rivières aux noms amérindiens imprononçables.

Le soir venu, nous en avons profité pour observer les étoiles.

Le charme du Bas Saint-Laurent

Samedi.
Il a bien fallu quitter cet endroit de rêve pour terminer notre voyage et revenir vers Québec, non sans avoir visité le Parc national du Bic, un incontournable géré par la Sépaq (Société d’établissements de plein air du Québec). Cela dit, notre route de 200 km au travers de la vallée de la Matapédia était d’une grande beauté.

Ce parc constitué de plusieurs îles et presqu’îles ainsi que de plusieurs baies dont les paysages sont à couper le souffle

Dans ce parc, il y a 25 km de sentiers pour 11 parcours de randonnées, une piste cyclable et même du kayak. Mais nous avons préféré la randonnée, en ne choisissant pas la plus facile (le Chemin du Nord), mais plutôt celle du Pic-Champlain de 6 km, beaucoup moins relaxe que la précédente mais qui offre un point de vue à couper le souffle une fois arrivé au sommet.

Le soir, nous avons campé sur place pour notre avant dernier jour. Le coucher de soleil était extraordinaire et je n’en ai jamais vu d’aussi beau. Juste avant la nuit, on a pu voir des oiseaux marins faire leur nid et même des phoques qui se prélassaient sur un rocher !

On nous avait parlé du Camping Sebka (Société d’écologie de la batture du Kamouraska) où l’on fait de l’escalade et du kayak de mer… Moi, j’étais d’accord pour continuer notre belle aventure, surtout que la batture toute proche nous aurait permis d’observer encore plein d’oiseaux, mais Jean-Pierre ne voulait pas arriver trop tard pour rendre notre camping-car à Québec et il fallait encore prévoir 3 bonnes heures à l’aéroport avant notre retour vers Paris !

batture du Kamouraska. Reposant à souhait!

Aujourd’hui, je repense à nos voisins du premier jour qui disaient « la ville lumière » en parlant de Paris. Moi, je trouve que le Québec mérite bien son nom de « Belle Province » !

Revoir la première semaine et la deuxième semaine de notre séjour en camping-car.

Profiter des bienfaits du plein air au Québec – première semaine

Même si nous sommes très occupé, le Québec s’est avéré la destination idéale pour partir deux semaines loin de nos occupations stressantes et pour s’adonner à leurs passions sportives, en pleine nature.

D’ailleurs, notre agence de voyage qui connait bien le Québec nous a concocté un programme sur mesure en septembre, une occasion inespérée pour découvrir les couleurs de la forêt !

Pour commencer, lâcher-prise

C’est à mon tour de raconter notre voyage dans le journal de bord familial ! Je souhaite que notre récit démontre à tous les autres membres de la famille Lefrançois que la nature et les bienfaits qu’elle apporte est bienfaisante où que l’on soit au Québec. Cette période de 2 semaines sera notre période de « lâcher-prise » !

Après un excellent vol avec Air France dans des conditions fort confortables, nous passons notre première nuit dans un hôtel-boutique de Montréal. Comme nous sommes des amoureux de la nature, notre agence a pensé nous mettre dans le bain dès le lendemain par une visite du Jardin botanique de Montréal qui présente aux visiteurs une diversité remarquable de végétaux à travers une trentaine de jardins thématiques et de 10 serres d’exposition.  Ce jardin est un clin d’œil de la nature en ville à celle de la forêt toute proche. Nous avons commencé par la serre de forêt tropicale humide avec ses immenses fougères, fleurs multicolores et autres bananiers avant d’arpenter la serre des orchidées dans un décor évoquant les ruines d’une ancienne forteresse envahie par les plantes tropicales. Évidemment, l’insectarium  a retenu toute notre attention, particulièrement les scarabées géants de la forêt tropicale, des bestioles qui font peur mais qui font partie de la nature que nous aimons tant…

La campagne

Après avoir pris la route sur rive nord du Saint-Laurent, nous voici à l’Auberge Le Baluchon Eco-villégiature.  Notre agence nous avait bien recommandé de commencer notre voyage par un séjour de 2 nuits dans ce fleuron du réseau hôtelier  Ôrigine. Cette auberge 4 étoiles nous a tout de suite plu. En plus de sa table exceptionnelle, de ses chambres superbement décorées, nous avons profité des activités sportives tels une balade à cheval dans la forêt que nous avons faite durant 4 heures au travers des 44 hectares du domaine et surtout un Spa merveilleux dont nous avons profité tous les deux.

Nos montures nous attendent!

On se voyait déjà y revenir pour une semaine complète en hiver !

Un fjord géant

Aujourd’hui, notre route se poursuit vers le Fjord du Saguenay. Notre voyage sportif n’aurait pas été complet si nous n’avions pas fait de la voile. C’était un de nos souhait, même s’il fallait faire une longue route. Notre agence avait repéré un prestataire de grande renommée au Québec à l’Anse Saint-Jean, Voile Mercator, qui a obtenu un prix d’excellence.  Après une superbe route de quelque 400 km qui passait par Québec et la région de Charlevoix – que nous nous réservions de visiter à notre retour – nous sommes arrivés dans le ravissant petit village de la rive sud du Fjord du Saguenay : l’Anse-Saint-Jean où nous avons dormi dans un chalet avec une vue exceptionnelle sur le Fjord : les Chalets sur le Fjord. Décidément, notre agence avait tout prévu !

Voile Mercator, à la fois une école de voile, propose des forfaits de courte durée pour voguer le long du Fjord-du- Saguenay jusqu’à Rivière-Éternité et même d’autres forfaits incluant une nuit à bord ! En voguant sur le Fjord, nous nous prenions presque comme des matelots de Jacques Cartier. Nous avions un instructeur pour nous seuls, qui nous assistait dans nos manœuvres. Le soir, après notre repas, comme le ciel était particulièrement clair, nous avons contemplé le firmament.

Tant d’émerveillement devant le paysage des montagnes plongeant à pic dans le fjord. C’était impressionnant.

Nous avons ensuite flâné dans le ravissant village de l’Anse-Saint-Jean où tout semble prévu pour des activités sportives et pour tous les âges, puisque l’on peut y faire du vélo, de la randonnée, du kayak de mer, de la voile, de la pêche, et l’hiver de la motoneige, du ski, des raquettes et j’en passe ! Il est cependant temps de partir et nous prenons le bac qui traverse le Fjord-du-Saguenay de Baie-Sainte-Catherine vers Tadoussac, dont nous visitons le ravissant petit port, avant de faire route vers Vacances Essipit, une quarantaine de kilomètres plus loin. L’endroit est superbe et l’accueil des amérindiens qui dirigent les condos où nous dormirons, excellent. Depuis maintenant plus de 35 ans, les entreprises Essipit offrent une expérience axée sur la nature, au cœur du territoire innu. L’organisation gère l’ensemble des activités, notamment les croisières en zodiac.

Un fleuve habité

Et nous voici au raz de l’eau, au cœur de la fosse marine, à bord d’un petit zodiac de 12 personnes, avec un guide amérindien qui nous parle des baleines avec passion. On sent qu’il a l’expérience du fleuve dont la navigation n’est pas toujours évidente. Le zodiac secoue sûrement plus que les grands bateaux de la compagnie des Croisières AML  mais cela nous donne le goût de l’aventure et une certaine proximité. 

Notre guide nous explique que les cétacés viennent se nourrir dans les eaux du St-Laurent riches en krill. Des courants marins profonds dans l’estuaire du Saint-Laurent provoquent de fortes concentrations de cette abondante nourriture dont les cétacés raffolent. Sous l’action des courants de la marée, cette masse de krill se retrouve alors piégée et les cétacés n’ont plus qu’à engloutir leurs 5 tonnes d’eau chacun pour se nourrir. Sur notre retour, nous avons aperçu des marsouins mais surtout des dizaines de phoques gris qui se prélassaient sur les bords de la rive, sans se soucier aucunement de notre passage !

Notre récompense. Un banc de rorquals communs!
Nous n’étions pas seuls! Nous avons même croisé un autre zodiac faisant l’observation des baleines comme nous.

En fin de journée, nous étions maintenant rendu dans  un autre endroit sublime que notre agence nous avait indiqué : l’hôtel Germain

Tous à la rivière

Aujourd’hui, les activités sportives continuent avec le prestataire de kayak de mer Katabatik à Baie-Saint-Paul. Après un transport en minibus tirant nos kayaks, on nous explique bien les rudiments du kayak de mer et nous voilà pagayant sur la rivière du Gouffre. La rivière est incroyablement belle. De temps en temps, nous avons croisé des pêcheurs à la mouche qui nous saluaient. C’est une rivière connue pour les saumons d’Atlantique, la truite mouchetée (l’omble de la fontaine) et la truite arc-en-ciel.

Nous l’avons parcourue sur 12 km et fait halte pour un pique-nique sur une petite plage, suivie bien sûr d’une baignade. Nous retournons pour la nuit à l’hôtel Germain pour déguster aussi le repas du soir particulièrement raffiné.

Nous sommes un petit groupe d’une vingtaine de personnes, très bien encadrés par des professionnels sympathiques.

Notre voyage n’est pas encore terminé. D’autres aventures suivront….

 

En famille au Québec

Adeptes de voyages en camping-car de longue date, nous avons déjà traversé la France de long en large avec notre Combi Volkswagen T2 de 1972; je suis un collectionneur et surtout un sacré bricoleur, forcément!

Notre tribu des Lefrançois junior est réputée pour se la jouer solo. C’est ça l’esprit du camping-car ! On part sur une route montagneuse pour atteindre un village haut perché le soir même, mais si un lac se présente au détour d’un virage, on stoppe toutes les machines et on plonge dans le lac quelle que soit la température ! L’année dernière, nous sommes partis à l’aventure en Allemagne et en Autriche.

Ce fût au retour d’un dîner chez des amis avec qui nous avions narré de long en large leur voyage en camping-car au Canada que nous avons pris notre décision. À nous les lacs, les rivières, et les paysages fabuleux sur des routes quasiment désertes. Dès le lendemain, je me rendis dans une agence de voyage pour nous renseigner. À notre grande surprise, on découvrit des pages et des pages sur les camping-car dans les catalogues des voyagistes. Ce pays se prêtait donc parfaitement à ce genre de périple. Il y en avait de toutes les tailles, pour deux, quatre, cinq personnes !

De retour à la maison, j’avais cinq chemises canadiennes achetées en chemin; Marina et nos trois jeunes enfants, (Flore, Alexandre et Simon, respectivement âgés de 7, 5 et 3 ans), comprirent très vite que le rêve allait devenir réalité !

Avouez que les chemises nous vont bien!!

C’est en rando que nous visiterons le Québec

Il ne nous pas fallu longtemps à ma copine Eléonore et moi pour nous décider à faire ce voyage initiatique auquel nous rêvions depuis longtemps. À peine mon grand-père JO avait-il évoqué son projet de pêche au Québec que nous parlions déjà d’un départ début septembre, juste avant de reprendre nos études à l’université. L’argent des nos stages du mois d’août serait bien utile pour financer ce projet.

Tous deux adeptes de grandes randonnées en France,  nous avons déjà fait une partie de la route de Saint-Jacques de Compostelle il y a deux ans. Mais depuis qu’Éléonore a vu un reportage sur les nombreuses possibilités de trekking au Québec, elle ne cesse de me pousser à l’accompagner.

L’idée de mon Grand Père a dû faire tilt dans sa tête ! Il y a des vols Paris-Québec directs. On va donc en profiter !

Journal de bord des copines

Dimanche, Marthe

Puisqu’il parait que je suis « la guide », je prends les choses en main. Elise, une ex-Air France, avait encore quelques relations au siège, malgré sa retraite ! Nous avons pu le constater car nous avons été surclassées ! En général, cela ne marche plus ce genre de favoritisme dans les compagnies. Mais quand on vous appelle par votre nom pour vous présenter à l’avant de l’appareil, vous n’hésitez pas. Le voyage aller a été fantastique (champagne, superbe repas, sièges larges, grand écran personnel, merci Air France), si bien que nous étions en pleine forme quand nous avons atterri à Dorval.

Notre voiture de location nous attendait à l’aéroport pour notre première étape. Juste le trottoir à traverser, les valises à mettre dans le coffre et Hop ! Montréal où nous avons dormi dans un bel hôtel-boutique sur le Vieux-Port.

Lundi, Marie

À moi de prendre la plume ! À moi de prouver que mon surnom « Rambo » me sied parfaitement ! Pour cette journée ensoleillée, j’ai concocté pour Marthe et Elise deux belles activités : Les Rapides de Lachine et une promenade à vélo. N’oublions pas que la ville de Montréal est située sur une île sur le Saint-Laurent et que la nature est à proximité.

Les bateaux style «Jet boat» des Rapides de Lachine partent du Vieux-Port, à quelques centaines de mètres de notre hôtel. Les Excursions Rapides de Lachine offre un forfait d’une heure qui nous convient.  Les jet boat sont hydro-propulsés et spécialement conçus pour braver les eaux turbulentes du Saint-Laurent. On nous a bien prévenues que nous serons trempées à notre retour, mais l’équipage qui veille sur nous a fourni des cirés jaunes imperméables et nous avons pu mettre nos affaires dans un vestiaire dédié. Harnachées sur les bancs du bateau jaune à plusieurs moteurs, notre bateau s’élance à grande vitesse sur le Saint-Laurent vers les Rapides de Lachine, cet endroit ainsi nommé par Jacques Cartier qui espérait arriver jusqu’en Chine et dont l’élan conquérant fût stoppé net face à ces puissants rapides. Cela bouge de plus en plus à bord ! Nous prenons soudain de la vitesse et notre capitaine dirige son embarcation de main de maître, face aux trombes d’eau. Chocs et éclaboussures dans tous les sens ! Peu à peu, les vagues se font moins fortes. Le bateau ralentit. Nous passons au-dessous du Pont Champlain pour revenir vers notre point de départ, complètement trempées, très secouées, mais heureuses !

Difficile de prendre une photo en jet boating. Par chance, nous avons vu au loin un autre bateau de la compagnie!

À peine débarquées, je veux montrer à mes copines un petit bijou dont j’ai entendu parler, caché à 15 minutes du centre de Montréal, entre Verdun et Lasalle : le Parc des Rapides.  Nous louons un vélo sur le Vieux-Port et nous voilà pédalant vers la pleine nature, longeant le canal. Marthe, l’organisatrice-pense-à-tout, a prévu un pique-nique et même une nappe sur laquelle nous déjeunons un verre de vin à la main.

Piste cyclable du canal Lachine qui mène au parc des rapides

Des pêcheurs du dimanche, tout proches de nous mais silencieux, nous lancent de temps en temps un coup d’œil réprobateur. Nous ne parlons plus. D’ailleurs, c’est le mieux pour écouter les oiseaux et observer toute cette faune à plume (et à poil – Elise a vu des écureuils -) qui s’ébat aux alentours et ne semble pas dérangée le moins du monde par le son des rapides, au loin. Des aigrettes, reconnaissables à leur houppette, s’envolent tout près de nous. Un peu plus loin, nous croisons des hérons cendrés, majestueux, qui nous ignorent totalement ! Sur la route du retour, un castor traverse royalement notre chemin et plonge bruyamment dans le lac ! Nous sommes bien au Canada !

Mardi, Elise

À mon tour de raconter le programme de ce matin, qui a débuté très tôt par un massage au Spa Bota Bota

Si Joseph n’aime pas les Spa, moi, j’adore, comme mes deux copines d’ailleurs ! Nous avons donc repris nos vélos et fait route vers La Maison des Éclusiers, située en face de la rue McGill, puis emprunté un pont piétonnier traversant les écluses et accédé au jardin du Bota Bota. Accueil très chaleureux. Le massage a débuté, tandis qu’une douce musique à la harpe envahissait la salle ! Cet endroit est très original et je le recommande vivement.  Après un bon sauna pour évacuer les toxines et après un bref plongeon dans un des bassins d’eau froide, nous nous sommes prélassées enfin dans une des nombreuses aires de détente, près d’un hublot, d’où l’on pouvait contempler Montréal !

En fin de matinée, route vers les Laurentides. Notre rapide séjour sportif à Montréal nous a déjà immergé dans la nature canadienne. Nous remarquons à quel point les conducteurs respectent le code de la route. Pas comme en France où les voitures doublent à droite, à toute allure, sans crier gare ! Leurs autoroutes sont bien indiquées, et ici on ne dit pas « prenez l’autoroute du Mont Tremblant » mais « prenez la 15 ». Mais malheur à celui ou celle qui se trompe d’embranchement, car après, ce doit être galère pour se retrouver sur le droit chemin me dis-je, tandis que nous arrivons au Tyroparc de Sainte-Agathe des Monts.

La route est belle au Québec!

Le Tyroparc  fût pour nous une expérience extraordinaire. Après une instruction très efficace, nous partons pour une petite marche de 450 mètres et rejoignons le pied de la falaise. Des instructeurs nous harnachent pour monter 60 mètres plus haut, l’équivalent d’un immeuble de 20 étages, et atteindre la tyrolienne d’où la vue est superbe. J’ai pris plein de photos que j’enverrai ce soir à mes petits-enfants. Notre première envolée a été de 900 mètres, pour rejoindre l’autre bord de la montagne, puis de 650 mètres pour rejoindre le Cap Beauséjour. Quelle sensation incroyable !

Nous étions plusieurs à vouloir essayer la méga tyrolienne….. Et vous auriez dû entendre Marie crier de joie quand elle s’est élancée!!

 

En fin de journée, route vers la station du Mont-Tremblant.

Voyage entre copines au Québec

Puisque mon mari Joseph a décidé de partir seul, j’ai demandé à Marthe et Marie, mes deux copines de toujours, de m’accompagner au Québec. J’ai passé toute ma carrière chez Air France et terminé à la direction des ressources humaines. C’est dire si je sais comment présenter un projet ! Quitter notre train-train quotidien et nous retrouver toutes les trois entre copines à faire des activités sportives en pleine nature, dans un pays ouvert sécuritaire, a été LE déclic!

Laissez-moi vous les présenter !

Marthe l’organisatrice

Marthe que j’ai connue dans le milieu professionnel comme directrice d’une grande entreprise française, est une organisatrice hors-pair. Le surnom « la chef » lui a immédiatement été attribué par Marie et moi. Elles voulaient voir du pays ? on allait découvrir « Le pays » !

 

Marie la sportive

Marie – la sportive, que j’ai très vite surnommée « Rambo » tant elle fréquentait comme nous les salles de sport, ne parlait que de vélo, de tyrolienne et de Spa. Elle avait découvert sur le web que le Québec proposait de nombreuses activités sportives. L’idée de partir en forêt dans les pas d’un guide chevronné nous séduisait. Terminées donc les salles de sport aseptisées et vive la découverte de contrées sauvages en canot rabaska !

 

Lors d’une ultime réunion préparatoire, Marthe exhiba le dernier Figaro magazine de juin où l’on survolait avec Hydravion Aventure des lacs et des forêts de toutes les couleurs au fil des pages. Nous avons donc convenu de partir deux semaines pendant l’été indien, d’abord dans les Laurentides, puis plus haut dans le Nord, en Abitibi-Témiscamingue, une région à 600 km de Montréal, dont le seul nom évoquait l’aventure, les amérindiens, et la ruée vers l’or. On se voyait déjà, comme des coureurs des bois pour qui les jours et les lunes défilaient au rythme des coups de rames sur une rivière au tracé incertain…

Nous étions déjà transportées dans une forêt sauvage, bruissante de mille cris d’oiseaux. Pour une halte sur une île déserte, notre guide s’affairerait à préparer un feu pour cuire l’énorme truite grise que nous aurions pêchée… Nous nous endormirions sous la tente après avoir recherché dans le ciel illuminé la Grande Ourse, la Petite Ourse… L’aventure serait bien là, à portée de main, bien loin de la civilisation policée de notre entourage !

À nous la liberté, à nous la complicité retrouvée sans les contraintes conjugales, en route vers de nouvelles aventures !