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Poursuite de notre rêve, entre mer et montagnes

Au milieu du Saint-Laurent

Pour changer un peu des activités que nous avons fait jusqu’à maintenant, nous avons pris le bateau de la Société Duvetnor depuis Rivière-du-Loup pour faire route plein vent vers les îles du Pot à l’eau de vie. Cet archipel comprend trois îlots dénommés Le Gros Pot, Le Petit Pot et Le Pot du Phare à 1 km de la rive nord-est de l’île aux Lièvres.

Humant le vent, nous tombons sous le charme de cette île, dominée par un phare imposant, envahi par des centaines d’oiseaux très bruyants. Et comme Eléonore est aussi ornithologue, j’ai droit au nom de toutes les espèces qui tournicotent autour du phare comme les grives à dos d’olive, les bruants à gorge blanche, les parulines à poitrine blanches (à ne pas confondre avec les parulines obscures), les gélinottes huppées et bien sûr les Grands ducs d’Amérique ! Le soir, nuit dans le phare blottis au fond de notre lit, heureux et surtout émerveillés d’écouter la mer, après un magnifique coucher de soleil.

Au coeur des montagnes

Après la mer, la montagne! J’écris ce soir depuis les petits chalets des Gîtes du Mont-Albert, dans le Parc national de la Gaspésie, où nous resterons trois jours. Le bateau de Duvetnor nous a ramené à terre ce matin tôt. Tant mieux, car nous avions beaucoup de route à faire. La route 132 qui longe le Saint-Laurent est d’une grande beauté. Nous avons aperçu les immenses éoliennes de Cap-Chat, et avons fait un arrêt à Exploramer.

Ce musée vivant est un complexe d’activités axées sur le milieu marin du Saint-Laurent. Parmi les activités proposées par cette véritable institution du monde marin, nous avons choisi de monter à bord du JV Exploramer, un zodiac de 18 passagers, pour une excursion en mer. Le guide nous a parlé de l’écosystème du Saint-Laurent, et nous avons aidé à remonter des casiers de crabes ! On aurait bien fait l’activité de cueillette de poissons avec un guide expérimenté en enfilant des bottes et en explorant les espèces qui se cachent dans le fond du Saint-Laurent, mais la marée était haute et nous avions encore beaucoup de route à faire…

À regret, nous avons donc continué notre route, pénétré dans la réserve faunique des Chics-Chocs pour atteindre les Gites-du-Mont-Albert après 350 km. Heureusement, nous avions réservé à l’avance non pas dans l’auberge 4 étoiles, mais dans l’un des 5 chalets de la Rivière, à 500 mètres de l’Auberge. Notre petit chalet est prévu pour deux, avec grand lit, cuisinette et salle de douche. Il y avait bien une cuisinette, mais nous avons préféré faire notre repas à l’extérieur sur un feu de bois.

Exactement ce qu’il nous fallait !

Nous en avons profité pour aller pêcher lors de notre première journée. Tout est facile. L’organisme nous a fournis la barque, le matériel et le permis de pêche. Le préposé nous a même souhaité de ramener des poissons, nombreux parait-il dans un des 7 lacs.

Le lendemain, nous sommes partis faire un des sentiers du Mont Jacques-Cartier et nous avons pu observer… un énorme Caribou que nous avons pu approcher d’assez près. Une femelle et son petit se trouvaient à quelques kilomètres de nous, suivie par une autre femelle qui, sortant de sa cachette, s’est jointe à la partie !

Départ ensuite vers une toute portion du Sentier international des Appalaches (SIA) dont j’ai lu que c’était le premier GR d’Amérique du Nord. Pour la portion Québec, il commence à Matapédia, continue vers la Vallée jusqu’à Amqui pour finalement atteindre la réserve faunique de Matane et la pointe à Forillon. Il faut beaucoup de temps pour parcourir les 650 km, mais nous avons opté pour une toute petite randonnée qui partait de Sainte-Maxime du Mont-Louis jusqu’à l’Anse Pleureuse et récupérer notre voiture au retour. Le Chemin des Côtes porte bien son nom car le sentier surplombe tout le temps le Saint-Laurent sur notre gauche. Les falaises des montagnes Appalaches se découpaient avec force et splendeur dans le bleu du ciel et de la mer. De temps en temps, des nuées de guillemots passaient au-dessus de nos têtes avant de plonger à pic dans la mer pour ramener un poisson. A notre retour, nous avons dormi dans un des nombreux gîtes de Sainte-Maxime-du-Mont-Louis.

 

Le bout… du Québec!

Aujourd’hui, nous avons quitté à regret nos charmants hôtes de Sainte-Maxime-du-Mont-Louis pour atteindre enfin le Parc National du Canada Forillon, géré par Parc Canada. Nous avons déjà prévu notre logement dans une tente oTENTIk (oui, ça s’écrit comme ça !) mais les buts de nos deux journées seront multiples : marcher longuement sur l’immense plage de galets, découvrir le phare de Cap-des-Rosiers qui date de 1858, le plus haut phare du Canada, mais aussi observer la nature ! Car la nature est puissante en cet endroit. Je suis certain de pouvoir apercevoir des baleines bleues depuis l’un des belvédères mis en place (le plus gros animal de la planète quand même !)

Le Parc National de Forillon offre de nombreuses randonnées qui longent l’océan pour la plupart. Nous n’avons pas vu de baleines depuis la terre. Eléonore était déçue ! Elle m’avait juré qu’elle avait entendu un son puissant qui ne pouvait provenir que d’une baleine proche de la côte. Au bout de 20 minutes d’attente à guetter, nous avons fini par démarrer notre balade décrite dans le petit guide des sentiers, « la Taïga » et nous sommes élancés dans une forêt où poussent de nombreuses fougères très spécifiques à cet endroit. Depuis une cache discrète, avec nos jumelles,nous avons observé des tas d’oiseaux qui venaient se nourrir dans un marais salé.

En revenant vers nos pas, deux petites oreilles sortaient du haut des herbes ! Nous nous sommes approchés et sommes tombés sur… un ourson, qui s’était engagé sur le sentier. Il prit la fuite, très craintif. Nous aussi, qui espérions que la maman ours n’était pas dans les environs ! Puis ce fût la randonnée intitulée « les parages », une boucle d’environ 3 km, où nous avons foulé des champs entre de très vieilles maisons, dont celle des Barlett et des Dolbel-Roberts. Nous avons visité le magasin général Hyman & Sons où avait lieu une animation relatant l’importance du commerce international de la morue autrefois avant d’aller voir la maison jaune à l’Anse-Blanchette, véritable emblème du parc qui témoigne de la dure vie des pêcheurs-cultivateurs d’antan….

Les excursions proposées sont de différents niveaux. Celle de Cap-Bon-Ami était plus dure, car il faut grimper, mais quelle vue sur la mer de tour d’observation sur l’océan !

Au retour vers notre véhicule, nous avons vu quelques personnes, les yeux rivés vers un talus. Un ours noir se prélassait, bien moins craintif que celui que nous avions vu précédemment. Il a quitté la route d’un pas nonchalant ! Avant de retourner vers notre camping, nous avons repéré la hutte des castors, un endroit où ils se laissent approcher assez facilement. Juste à côté, un porc-épic et une marmotte ! Décidément, ce parc est rempli d’animaux sauvages, surtout que pendant la nuit, nous entendions d’étranges grognements près de la voiture. C’était une ribambelle de ratons-laveurs qui se disputaient les restes de notre repas !

Plein air et premières nations

Entre fleuve et falaises

Déjà une semaine que nous sommes partis et notre ville nous parait si loin. La route 138 qui va de Baie-Saint-Paul à Québec est très belle. Les points de vue sur le Saint-Laurent sont à couper le souffle. La nature est décidément incroyable, que l’on soit en pleine forêt ou à surplomber le fleuve. Nous apercevons tel un écrin l’Île aux Coudres, posée sur le Saint-Laurent, cette île que Jacques Cartier avait ainsi nommée à cause de la présence de nombreux coudriers.

En roulant vers Québec, nous passons devant l’imposante chute du Parc de la Chute-Montmorency.

Du pont qui surplombe la chute d’eau qui s’écrase 83 mètres plus bas dans un tonnerre de trombes d’eau, nous apercevons une via ferrata et surtout une gigantesque tyrolienne sur laquelle glisse de jeunes intrépides d’une rive à l’autre en poussant de grands cris.

Nous avons descendu par les 487 marches vers notre voiture

Nous avons poursuivi notre route en suivant le fleuve jusqu’au  quartier Petit Champlain du Vieux Québec et ses jolies maisons colorées.

Depuis la Terrasse Dufferin aux pieds du fameux Château Frontenac, nous longeons les Plaines d’Abraham sur une belle passerelle en bois qui surplombe le fleuve.

Immersion chez les Huron-Wendat

En fin de journée, route vers le territoire Huron de Wendake, à 12 km de Québec. Notre agence a prévu pour nous un séjour à l’Hôtel-Musée-Premières-Nations, un vaste hôtel-boutique 4 étoiles où les matériaux nobles comme la pierre le cuir et le bois se conjuguent à une architecture remarquable. La décoration des chambres est très « cute » comme ils disent ici, avec une superbe peau de castor sur le lit que l’on a envie de caresser tout de suite, une couverture en fourrure et des objets amérindiens qui ornent les murs.

J’entraîne avec moi Jacques pour une petite balade thématique sur des sentiers pédestres colorés qui nous mènent vers les Canots Légaré. On nous attend pour une jolie promenade en bateau sur la rivière Saint-Charles. L’été des couleurs a débuté très tôt dans la saison nous dit-on, et les arbres sont de toutes les couleurs, variant du rouge très vif au pourpre, du vert au jaune et au gris. Plus tard, dans la soirée, nous avons visité le Musée des Premières-Nations attenant à l’hôtel, qui offre une fenêtre sur les territoires, les mémoires et les savoirs d’un peuple fier de ses racines.  

En fin d’après-midi, nous avons fait un Spa à Nation Santé-Spa, une expérience multi-sensorielle à saveur autochtone avec massothérapie, soins du corps, bains nordiques, yourte et cascade d’eau, sans oublier de visiter la maison longue des amérindiens. Le soir, en dînant à l’excellent restaurant La Traite offrant de succulents mets amérindiens, nous avons eu le spectacle d’une chanteuse huronne passant de table en table.

Après avoir profité un peu des installations du site et visité la maison longue juste à côté de l’Hôtel-Musée, nous avons déjeuner au restaurant la Sagamité,  où nous avons goûté de nouveau à la soupe traditionnelle du même nom, à la viande grillée à la Yatista (qui signifie feu en huron-wendat).

Viande grillée à la Yatista : Il s’agit d’une potence qui rappelle la façon traditionnelle de griller la viande de gibier et qui illustre l’importance qu’avait le feu pour la nation.

Un peu de détente

En 3 heures de route, nous avons atteint la Station touristique Duchesnay, un centre de villégiature pour profiter une fois encore de la nature. Ce centre quatre saisons est situé à 30 minutes de Québec, sur le Lac Saint-Joseph.  L’agence a prévu notre arrivée tardive, mais nous sommes bien à l’heure pour un excellent dîner au restaurant renommé, avant une nuit dans l’auberge même.

Il y a décidément tout dans cette station touristique, depuis les soins thérapeutiques jusqu’aux sports faciles à faire et très tournés vers la nature ! J’ai donc entraîné mon Jacques à la plage d’abord, histoire de faire le point sur ce qui nous attendait.

D’abord une heure de rame sur le Lac Saint-Joseph pour nous mettre dans le bain de cette journée très sportive, puis un parcours accrobranche, expérience qui nous a renvoyé à l’époque de notre jeunesse et des camps de vacances. Nous avons essayé terminé enfin par une balade à vélo sur les sentiers aménagés !

Nous avons essayé un segway, un des seuls giropodes au Canada qui nous a permis de découvrir le Lac Jaune accompagnés d’un guide (Jacques a adoré)

En fin de journée, un guide d’Aventure Inukshukun partenaire de la Sation touristique, nous a entraîné au sommet d’une tour d’observation, pour voir l’ours noir en toute sécurité. Le castor, le cerf de Virginie et plusieurs espèces d’oiseaux fréquentent aussi ces lieux nous a -t-il dit. Nous avons d’ailleurs eu de la chance car nous avons entendu des loups hurler au loin. Et pour terminer cette journée bien remplie, massage d’une heure dans le centre de Spa !

Vue du ciel

En après-midi, retour vers les temps modernes, car notre agence nous a concocté un séjour de 24 heures à l’hydrobase d’Hydravion Aventure, à Saint-Etienne-des Grès, près de Trois-Rivières. Comme beaucoup d’Européens, cela fait des années que je rêve de monter dans un hydravion, particulièrement un Beaver (Castor en anglais) au bruit si reconnaissable, un peu comme une Harley Davidson qui démarre.

Alain Priem, le propriétaire de la base nous accueille lui-même.
Du haut du ciel, nous découvrons l’immense forêt québécoise qui recouvre le sol et sommes surpris de voir tous ces lacs et ces rivières qui les jalonnent. Il parait qu’il y en a un million au Québec !

À 400 mètres d’altitude, Alain-l’œil-de-lynx pointe son doigt vers le bas : toute une famille d’ours se prélasse tranquillement près d’un lac, sans se préoccuper le moins du monde du bruit de l’hydravion ! Le soir, à l’hydrobase, nous nous endormons dans une superbe suite, la tête pleine d’images…

Mais notre voyage ne s’arrête pas là. Il nous reste encore quelques jours avant de rentrer à la maison.

Dernière semaine de camping-car au Québec

Le bout du monde, la Gaspésie

Dimanche & lundi.
Ça y est, nous avons atteint la Gaspésie, le but de notre voyage. La route est exceptionnellement belle. Nous avons croisé un pêcheur qui nous a indiqué où acheter des homards (bien moins chers qu’en France). Ce soir, nous dégusterons nos homards dans un des 4 campings du Parc national Forillon, notre étape de ce soir. C’est aussi cela l’aventure au Canada !

C’est Parc Canada qui gère le site, et il y a de nombreuses possibilités proposées sur place, comme la balade de La tour du Mont Saint-Alban d’où l’on aperçoit une vue époustouflante à 360 degrés sur le golfe du Saint-Laurent et sur la majestueuse et la chaîne de montagnes des Appalaches… Nous avons hésité à parcourir le sentier Les Graves jusqu’à Cap-Gaspé, autrefois connu sous le nom de Gespeg, et terminer par un pique-nique au pied du phare, mais finalement, nous avons opté pour une grande balade sur la plage, préférant ramasser des coquillages aux formes étranges. Pendant notre pique-nique, nous avons pu observer aux jumelles des phoques et Jean-Pierre nous a assuré avoir vu de loin une baleine, ce dont je doute !

 

Mardi.
Le point d’orgue de notre voyage a été la visite du Parc national de l’île-de-Bonaventure-et-du Rocher-Percé. Ce majestueux rocher a une allure bien à lui, face à l’île Bonaventure. On accède à l’Île par des petits bateaux qui contournent d’abord l’île ou piaillent des milliers de fous de Bassan, plongeant dans la mer pour attraper des poissons. Puis, le bateau débarque sur l’île afin d’aller voir leur habitat de plus près. On les entend piailler loin devant nous, et leur odeur âcre se mélange à celle des plantes et celle de la mer.

Le Rocher Percé ressemble étrangement à notre Rocher d’Etretat, mais plus majestueux.
Une longue randonnée (du moins ce que pense les enfants) nous mène au bout de l’île pour observer ces étranges oiseaux; les fous de bassan

Ce soir, nous avons diné à la Maison du Pêcheur, connu pour ses spécialités de poissons et de fruits de mer.

Mercredi.
Aujourd’hui, une route de 275 km nous attend pour nous rendre à Matapédia où diverses activités sont proposées. Sur le chemin, découverte de la rivière Bonaventure avec ses eaux turquoises, d’une limpidité extraordinaire. Jean-Pierre trouve que c’est l’une des plus belles rivières du Québec. Enfin, c’est son avis ! Moi, je trouve qu’elles sont toutes belles dans ces paysages de nature que nous traversons… Nous regrettons de ne pouvoir nous arrêter, mais il faut gagner du temps pour arriver à Matapédia avant la nuit.

Jeudi et vendredi.
Quelle bonne idée d’avoir réservé ce petit séjour à Matapédia Nature Aventure  Nous avions trouvé son contact dans le site Aventure Ecotourisme Québec qui regroupe des dizaines de prestataires dans le domaine de l’aventure. Mon sportif de mari Jean-Pierre me parlait depuis longtemps de cet organisme dont la qualité et la sécurité sont assurées. Entre les activités nautiques offertes, les randonnées de toute sorte, à pied ou en motorisé, les séjours et circuits à thème guidés ou les parcours d’escalades, il fallait choisir. Leur site est très bien fait et donne vraiment confiance.

Nous avons hésité entre une belle balade avec eux sur le Sentier international des Appalaches et une plongée en apnée pour voir des saumons. Finalement nous avons opté pour un forfait canot-camping de 2 jours accompagnés par nos guides qui nous ont carrément mis dans le coup dès le début : portage du canot, consignes sécuritaires et préparation. Tout le matériel était fourni.

Nos guides Jesse et Geneviève Labonté (qui porte bien son nom !) étaient bien prévoyants pour nous ! Nous avons tout de même pris le temps de nous amuser un peu…
Notre forfait « Clair de Lune » incluait des activités sur plusieurs rivières aux noms amérindiens imprononçables.

Le soir venu, nous en avons profité pour observer les étoiles.

Le charme du Bas Saint-Laurent

Samedi.
Il a bien fallu quitter cet endroit de rêve pour terminer notre voyage et revenir vers Québec, non sans avoir visité le Parc national du Bic, un incontournable géré par la Sépaq (Société d’établissements de plein air du Québec). Cela dit, notre route de 200 km au travers de la vallée de la Matapédia était d’une grande beauté.

Ce parc constitué de plusieurs îles et presqu’îles ainsi que de plusieurs baies dont les paysages sont à couper le souffle

Dans ce parc, il y a 25 km de sentiers pour 11 parcours de randonnées, une piste cyclable et même du kayak. Mais nous avons préféré la randonnée, en ne choisissant pas la plus facile (le Chemin du Nord), mais plutôt celle du Pic-Champlain de 6 km, beaucoup moins relaxe que la précédente mais qui offre un point de vue à couper le souffle une fois arrivé au sommet.

Le soir, nous avons campé sur place pour notre avant dernier jour. Le coucher de soleil était extraordinaire et je n’en ai jamais vu d’aussi beau. Juste avant la nuit, on a pu voir des oiseaux marins faire leur nid et même des phoques qui se prélassaient sur un rocher !

On nous avait parlé du Camping Sebka (Société d’écologie de la batture du Kamouraska) où l’on fait de l’escalade et du kayak de mer… Moi, j’étais d’accord pour continuer notre belle aventure, surtout que la batture toute proche nous aurait permis d’observer encore plein d’oiseaux, mais Jean-Pierre ne voulait pas arriver trop tard pour rendre notre camping-car à Québec et il fallait encore prévoir 3 bonnes heures à l’aéroport avant notre retour vers Paris !

batture du Kamouraska. Reposant à souhait!

Aujourd’hui, je repense à nos voisins du premier jour qui disaient « la ville lumière » en parlant de Paris. Moi, je trouve que le Québec mérite bien son nom de « Belle Province » !

Revoir la première semaine et la deuxième semaine de notre séjour en camping-car.

Notre deuxième semaine en camping-car au Québec

Maison dans les arbres. Il faudra revenir pour l’essayer avec les enfants!

Dimanche. Ce matin, après une petite promenade sur le site du Cap Jaseux, Jean-Pierre nous a proposé de tous partir en voilier pour 3 heures à bord du Junior, un quillard de croisière d’où nous avons pu admirer les gigantesques montagnes du Fjord depuis l’eau. L’instructeur nous a raconté l’histoire de ce Fjord de 109 km de long et les légendes qui l’habitent.

Nous serions bien restés encore au Cap Jaseux, pour dormir dans les arbres, dans une cabine suspendue, sous un dôme ou dans une cabine en bois rond, mais nous avions déjà réservé le soir même, à la Pourvoirie du Cap au Leste, distante de quelques kilomètres.

L’endroit est merveilleux! Vue sur le fjord de notre chalet.
Sentier du phare

Lundi. Ce matin, je me repose avec Alexandre pour admirer le paysage et le Fjord qui se déroule à mes pieds. La vue est époustouflante ! Après être descendus à pied sur le Fjord par le sentier du Phare, Jean-Louis, Simon et Alexandre ont emprunté des équipements à l’accueil et sont partis faire du canot et se baigner au Lac des Sables, à 3 km. À 13h, nous avons pris une croisière sur les navettes du Fjord. Ils offrent toute une panoplie de croisières qui sillonnent le Fjord jusqu’à l’Anse Saint-Jean, beaucoup plus bas. Ensuite, nous avons pris la route vers Sacré-Coeur.

Mardi, Flore raconte. Nous sommes allés au Centre de vacances Ferme 5 Étoiles qui propose une excursion champêtre en Quad réunissant toute la famille. Nous avons même accompagné un guide pour ramasser des œufs à la ferme.

Quad «champêtre» en famille

C’était un guide soigneur qui nous a tout expliqué des animaux du refuge dont il avait la charge : orignal, raton laveur, loup… Sur place, nous avons pu voir des bisons, des daims, des chevaux. Et le soir, nous sommes partis à 10 minutes de la Ferme pour observer l’ours noir depuis un abri. On guettait en se regardant sans bouger. J’avais attrapé un de ces fou-rire, mais je me retenais ! Soudain, au bout d’interminables minutes, j’ai vu un petit ourson, puis deux, puis trois et la grosse mère, toute une famille qui avançait silencieusement vers la nourriture. Le gros mâle poussait de drôles de grognements en mangeant. Le déclic de l’appareil de photo de papa a fait fuir toute la tribu. Dommage !

Notre guide nous a permit de nourrir les animaux, trop top!

  

Pour une fois, ce soir, nous avons opté pour une nuit dans ce qu’ils appellent un « prêt à camper », fort confortable et entièrement équipé. Cela nous changera un peu de notre camping-car !

Mercredi. Journée tranquille et reposante. Nous sommes à Tadoussac en train de visiter un musée à ne pas manquer: le GREMM, un organisme à but non lucratif voué à la recherche scientifique sur les baleines du Saint-Laurent et à l’éducation pour la conservation du milieu marin. Nous en saurons plus demain matin pendant l’excursion aux baleines avec Essipit qui abrite aussi une communauté amérindienne. Leurs chalets et condos-hôtels ont d’ailleurs une vue incroyable sur le fleuve d’où l’on entendrait le puissant souffle des baleines.

Jeudi. Lever tôt ce matin pour nous rendre au quai de Bergeronnes et faire une croisière en zodiac avec nos guides Innu. Parfaitement équipés sur place, nous voici partis à la recherche des baleines sur lesquelles on nous donne de nombreuses informations. Tout d’un coup, sur la gauche, un gros souffle : notre première baleine, géante, a fait son apparition ! D’autres suivront, comme celles que nos guides ont surnommées Blanche-Neige et Aramis, une baleine à bosse, très rare à apercevoir. Nous rentrons émerveillés, mais il ne faut pas tarder car notre traversier, le plus rapide du Québec parait-il, part à 16h de Forestville pour Rimouski, sur la Rive Sud !

Quel chance! Pas une, mais 2 queues de baleine!
Jean-Pierre, Flore et Simon ont pu passer la nuit dans le sous-marin. Frileux, Alexandre et moi, avons préféré le confort de notre camping-car ce qu’on nous a vivement reproché le lendemain !

Vendredi. Après notre nuit au camping de Rimouski, nous voulions absolument voir le Site Maritime de Pointe-au-Père  et le sous-marin Onondaga sur lequel nous avions lu des reportages en France. L’exposition sur l’Empress of Ireland était poignante ; le film d’abord, qui raconte le terrible naufrage de ce paquebot qui sombra en 14 minutes en 1914 avec 1012 victimes, mais aussi l’exposition poignante des objets du passé, témoignant de la vie à bord et la construction du navire… Les enfants ont bien sûr voulu voir le nouveau spectacle de marionnettes géantes, avant de se prendre pour des sous-mariniers à bord de l’Onondaga.

 

Pavots bleus

Samedi. En route vers le Jardin Botanique de Métis sur mer. C’est un incontournable quand on fait le tour de la Gaspésie. Nous qui adorons visiter les jardins les plus connus de France, nous avons été émerveillés par les quelque 3000 espèces et variétés de plantes cultivées sur place, dont le fameux pavot bleu de l’Himalaya que j’ai pris en photo sous tous les angles !

Dans la journée, nous reprenons la 132 vers l’immense éolienne de Cap-Chat. En France, on est plutôt gâtés pour le nombre d’éoliennes qui peuplent le paysage, mais celle-ci mérite le respect ! On ne risque pas de la louper car, avec ses 110 mètres de haut, on la voit à des kilomètres à la ronde ! Elle est bien plus haute que la tour de Big Ben à Londres ! La montée était un véritable challenge car j’ai le vertige ! Mais ce fût une expérience extraordinaire avec au sommet une vue à couper le souffle. L’accueil du guide pour l’ascension fût très chaleureux, avec une visite technique très intéressante, pimentée de beaucoup d’humour.

Nous dormons dans un charmant camping de la Fédération Camping Québec qui porte bien son nom : le Camping au bord de la mer.

Plus qu’une autre semaine, et nous devrons repartir pour la France… Chose certaine, nous allons en profiter pleinement!

Voir le récit de notre première semaine

 

Des vacances au Québec bien méritées

La décision prise par mon père Joseph de partir retrouver son copain canadien au Québec en entraina une autre : celle d’organiser notre propre voyage au Québec avant la réouverture du cabinet médical de mon épouse Elisabeth. Pour ma part, je pouvais m’octroyer deux petites semaines de vacances, et je m’étais arrangé avec des collègues pour repousser quelques rendez-vous de patients.

Nos billets étaient pris pour la fin de l’été, et j’avais repéré sur  Internet quelques activités qui me rappelleraient l’époque de mes championnats de triathlon quand j’étais à la tête de l’équipe sportive de l’internat de médecine!

Notre agence de voyage qui connait bien le Québec nous a concocté un voyage au tout début de l’été indien, une occasion inespérée pour découvrir les couleurs de la forêt !

Journal de bord des copines – 2e partie

Mercredi, Marie

C’est à moi la sportive de reprendre la plume, car depuis la superbe station de villégiature du Mont-Tremblant,  j’ai repéré un loueur de bicyclettes qui part du petit village de Labelle, juste à côté, pour une randonnée sur la route verte du P’tit Train du Nord. Elle est très adaptée, cette route cyclable qui emprunte le tracé de ce petit chemin de fer du fameux « Curé Labelle », ce génial ecclésiastique qui encouragea la colonisation de la région des Laurentides à la fin du XIXe siècle pour freiner l’important exode des Canadiens-français, et desservir par le chemin de fer « les Pays d’en haut », complètement enneigés l’hiver. Dans l’ancienne gare de Labelle transformée en musée ferroviaire, nous apprenons que c’est le Canadien Pacifique qui a prolongé la ligne de Saint-Jérôme à Mont-Laurier, bien au-delà du Mont Tremblant. Depuis, la voie de chemin de fer a été transformée en piste cyclable. Le soir, sur le bord de l’immense lac du Mont-Tremblant, nous écoutons les oiseaux se répondre, avant d’aller nous reposer. Demain, la journée sera rude !

Entrée de la route verte P’tit train du Nord

 

Jeudi et vendredi, Elise

Quand Je pense à Joseph, mon mari, je suis sûr qu’il aurait aimé nos deux jours passés à Aventures Kiamika, au nord du réservoir du parc régional Kiamika dans les Hautes Laurentides.  Cette entreprise offre de nombreuses activités de pleine nature sur un territoire d’une beauté exceptionnelle.

Le Réservoir Kiamika s’étire à perte de vue, et dans cette forêt Boréale qui nous entoure, il parait qu’on peut écouter le hurlement des loups la nuit !  Chacun des hébergements (tentes ou chalets) a le confort nécessaire et sans superflu pour profiter pleinement de la nature. Car nous sommes en pleine nature, sans réseau téléphonique, et avec un réseau électrique uniquement alimenté par de l’énergie solaire. Juste ce qu’il faut pour décrocher complètement. À peine arrivées, nous avons été accueillies par Carl Boudreault le fondateur, Marc André Fortin et Geneviève qui nous ont proposé les activités de demain autour d’un bon repas : promenade en canot ou en kayak le matin, puis baignade dans le lac sur une des nombreuses îles du lac. Geneviève nous a entraîné dans une belle promenade sur les sentiers de l’ile de la Perdrix Blanche et nous avons croisé des petits animaux qu’elle seule connaissait.

À notre retour, Marie-Rambo a trouvé le courage de terminer la journée par une promenade à vélo cross-country sur l’un des chemins aménagés.

Samedi, Elise

Dommage, car nous n’aurons pas profité de l’activité yoga proposée sur ce site préservé. Mais aujourd’hui, ce sera route toute la journée, car nous sommes attendues ce soir à la Réserve Beauchêne, en Abitibi-Témiscamingue…

Dimanche, lundi, mardi : Elise

A 600 km de Montréal, nous sommes en pleine nature, logées dans un des chalets de la Réserve Beauchêne. Ce matin au réveil, petit déjeuner à la vaste salle à manger où l’on nous sert un copieux repas. On nous y apprend que la région de l’Abitibi-Témiscamingue est immense, avec 65 000 km2 de forêts et plus 22 000 lacs et rivières.  La Réserve jouit de 40 lacs. Les familles, les amoureux de la nature, les chasseurs et les pêcheurs la fréquentent régulièrement.  

Plutôt que de loger dans le pavillon principal « la maison blanche » ou de camper sur un de leurs terrains dédiés, nous avons opté pour un des luxueux chalets aux noms d’oiseaux (l’Aigle, le Balbuzard, Le Héron, le Canard Cendré etc.) et avons choisi le chalet « Grand Corbeau », avec trois magnifiques chambres, deux salles de bain, et surtout une immense terrasse qui domine le lac. Marthe et Marie sont affalées dans un des profonds divans, en train de contempler le Lac Beauchêne tandis que je raconte notre journée dans le journal de bord commun tout en préparant l’apéritif dans une cuisine géniale et très tendance dont j’aimerais bien disposer en France ! Un confort inouï en pleine forêt !

Notre chalet à la Réserve Beauchêne

Lundi est la journée dédiée à la pêche. Départ en canot pour essayer d’attraper une des sept espèces de poissons des lacs de la Réserve dont l’Achigan à petite bouche, une de leur spécialité. Il parait que cette espèce est en moyenne de 1,4 kilos.  Il y a aussi des Ombles de fontaine qui dépasseraient les 2 kilos, des dorés et des brochets énormes ! Les poissons sont ensuite relâchés dans le lac. La Réserve nous a fourni des cannes à pêche, les permis et des bateaux à moteur électrique pour ne pas effrayer les poissons.  Les paysages sont sauvages. Nous accostons sur une petite berge pour observer un barrage de castors avant de nous baigner et de retourner à bon port ! Apéro, souper comme on dit ici et dodo dans un lit king-size bien moelleux !

 

Marthe a fait une prise! Bien entendu, nous l’avons remis à l’eau…

Mardi, nous avons pu faire plusieurs des activités proposées : randonnées, vélo, canot. Évidemment, Rambo-Marie a choisi le kayak. Mais Marthe et moi-même avons absolument voulu essayer le Paddleboard. C’est plus calme et même reposant de pagayer à notre rythme, entourées par cette forêt qui commence à se parer de mille couleurs. L’été indien se précise… Quant à notre promenade dans les bois, elle nous a permis de voir des huards à collier. Il parait qu’au mois de septembre, on peut en observer se poser par groupes entiers car le lac Beauchêne est une halte migratoire pour cette espèce.

Ce soir, pour notre dernier jour à La Réserve, nous avons profité de la table du chef au restaurant de la Maison Blanche. Demain, ce sera le retour vers Montréal et départ pour la France après demain. J’ai hâte de conter à Joseph notre voyage et de comparer avec lui.

Une chose est certaine, c’est que les trois copines que nous sommes auront bien des choses à raconter autour de nous !

Pas seulement la pêche, une nature généreuse.

Dernier soir dans notre chalet. J’ai apporté le champagne depuis Paris pour fêter ce merveilleux moment de retrouvailles. Demain, nous quitterons cet endroit magique et ferons route vers le Parc Oméga situé à quelques kilomètres de la Pourvoirie Kenauk Nature et du Fairmont Château Montebello.

Réjean y avait déjà été plusieurs fois, « car c’est un endroit proche de Montréal pour observer des animaux d’Amérique du Nord », disait-il. « On ne les voit jamais que sur les panneaux d’information : « attention, orignal, mais, tu vas enfin les voir en vrai et te faire une idée de la faune et la flore au Canada, si proche des villes et si présente dans nos cœurs. Et tu verras, ce soir, nous dormirons dans les arbres ».

Plutôt que d’utiliser notre voiture, il loua une petite voiturette de golf grillagée, bien plus maniable que notre lourd 4X4 et m’entraina vers le Sentier des Premières Nations, « parce qu’au fond, toute notre histoire vient d’abord des premiers amérindiens » ajouta-t-il ! Nous pénétrâmes à pied sous le vaste « oiseau tonnerre », une immense sculpture qui dominait l’endroit pour mieux comprendre l’histoire des 11 nations amérindiennes du Québec. L’histoire des origines, des coutumes et du devenir de chacune des nations amérindiennes était racontée sur des panneaux, au pied d’un totem de différente taille. Certains totems faisaient plus de 20 mètres de haut !

Réjean m’entraîna plus loin sur le parcours, pour voir évoluer des animaux du Canada, Au travers de prairies, de forêts, de montagnes, de lacs et de régions boréale, nous avons ainsi traversé l’histoire de la Côte Nord-Est du Canada, comme l’ont vécue nos ancêtres, en visitant au passage un poste de traite de 1847, une ferme ancestrale et une cabane à sucre d’antan ! Je passe sur tous les animaux aperçus (bisons, orignaux, caribous, cerfs rouges, cerfs de Virginie, biches, chevreuils, chèvres d’Amérique, bœufs musqués, bouquetins des Alpes, castors, écureuils, ratons laveurs, sangliers, ours, coyotes, renards roux, renards arctiques), pour me concentrer sur les loups gris.

Deux fois par jour, un commentateur explique le comportement de ces étranges animaux aux puissantes pattes en les nourrissant de petits morceaux de viande. Du haut de la nouvelle aréna (ou à l’intérieur, derrière une épaisse vitre), je dis à Réjean que je n’aimerais pas me retrouver tout seul dans une forêt profonde, face à face avec un seul de ces animaux-là. « Mais tu as été petit scout et ton chef s’appelait Akéla me rappelle-t-il » ! Songeur, je ne réponds pas, pensant que Réjean -l’intrépide s’est peut-être trouvé dans une telle situation lors d’une chasse ! Je préfère m’en tenir à l’idée que les animaux, c’est comme nous, c’est trouillard ! (sans en être complètement certain !)

Nous terminons notre voyage par une nuit dans la cabane perchée du Parc Oméga, qui compte une vingtaine d’hébergements dans son Parc de 10 km2.

C’est le jour du départ vers la France.

Réjean est ému comme moi et nous allons nous quitter. Il m’a promis de venir prochainement en France. Je vais retrouver toute ma smala, à commencer par Elise, mon épouse, qui devrait partir avec ses deux amies. Les uns et les autres raconteront aussi leurs voyages dans le journal de bord.

Pour ma part, cette semaine en pleine nature et les retrouvailles avec mon vieux copain m’ont fait un bien infini. On refera un déjeuner familial de retrouvailles tous ensemble quand tous seront revenus et ce sera sûrement difficile d’en placer une !

Pour ma part, mon voyage au Québec, loin des villes et si proche de la nature et des grands espaces, aura été une expérience inoubliable !

Journal de bord des copines

Dimanche, Marthe

Puisqu’il parait que je suis « la guide », je prends les choses en main. Elise, une ex-Air France, avait encore quelques relations au siège, malgré sa retraite ! Nous avons pu le constater car nous avons été surclassées ! En général, cela ne marche plus ce genre de favoritisme dans les compagnies. Mais quand on vous appelle par votre nom pour vous présenter à l’avant de l’appareil, vous n’hésitez pas. Le voyage aller a été fantastique (champagne, superbe repas, sièges larges, grand écran personnel, merci Air France), si bien que nous étions en pleine forme quand nous avons atterri à Dorval.

Notre voiture de location nous attendait à l’aéroport pour notre première étape. Juste le trottoir à traverser, les valises à mettre dans le coffre et Hop ! Montréal où nous avons dormi dans un bel hôtel-boutique sur le Vieux-Port.

Lundi, Marie

À moi de prendre la plume ! À moi de prouver que mon surnom « Rambo » me sied parfaitement ! Pour cette journée ensoleillée, j’ai concocté pour Marthe et Elise deux belles activités : Les Rapides de Lachine et une promenade à vélo. N’oublions pas que la ville de Montréal est située sur une île sur le Saint-Laurent et que la nature est à proximité.

Les bateaux style «Jet boat» des Rapides de Lachine partent du Vieux-Port, à quelques centaines de mètres de notre hôtel. Les Excursions Rapides de Lachine offre un forfait d’une heure qui nous convient.  Les jet boat sont hydro-propulsés et spécialement conçus pour braver les eaux turbulentes du Saint-Laurent. On nous a bien prévenues que nous serons trempées à notre retour, mais l’équipage qui veille sur nous a fourni des cirés jaunes imperméables et nous avons pu mettre nos affaires dans un vestiaire dédié. Harnachées sur les bancs du bateau jaune à plusieurs moteurs, notre bateau s’élance à grande vitesse sur le Saint-Laurent vers les Rapides de Lachine, cet endroit ainsi nommé par Jacques Cartier qui espérait arriver jusqu’en Chine et dont l’élan conquérant fût stoppé net face à ces puissants rapides. Cela bouge de plus en plus à bord ! Nous prenons soudain de la vitesse et notre capitaine dirige son embarcation de main de maître, face aux trombes d’eau. Chocs et éclaboussures dans tous les sens ! Peu à peu, les vagues se font moins fortes. Le bateau ralentit. Nous passons au-dessous du Pont Champlain pour revenir vers notre point de départ, complètement trempées, très secouées, mais heureuses !

Difficile de prendre une photo en jet boating. Par chance, nous avons vu au loin un autre bateau de la compagnie!

À peine débarquées, je veux montrer à mes copines un petit bijou dont j’ai entendu parler, caché à 15 minutes du centre de Montréal, entre Verdun et Lasalle : le Parc des Rapides.  Nous louons un vélo sur le Vieux-Port et nous voilà pédalant vers la pleine nature, longeant le canal. Marthe, l’organisatrice-pense-à-tout, a prévu un pique-nique et même une nappe sur laquelle nous déjeunons un verre de vin à la main.

Piste cyclable du canal Lachine qui mène au parc des rapides

Des pêcheurs du dimanche, tout proches de nous mais silencieux, nous lancent de temps en temps un coup d’œil réprobateur. Nous ne parlons plus. D’ailleurs, c’est le mieux pour écouter les oiseaux et observer toute cette faune à plume (et à poil – Elise a vu des écureuils -) qui s’ébat aux alentours et ne semble pas dérangée le moins du monde par le son des rapides, au loin. Des aigrettes, reconnaissables à leur houppette, s’envolent tout près de nous. Un peu plus loin, nous croisons des hérons cendrés, majestueux, qui nous ignorent totalement ! Sur la route du retour, un castor traverse royalement notre chemin et plonge bruyamment dans le lac ! Nous sommes bien au Canada !

Mardi, Elise

À mon tour de raconter le programme de ce matin, qui a débuté très tôt par un massage au Spa Bota Bota

Si Joseph n’aime pas les Spa, moi, j’adore, comme mes deux copines d’ailleurs ! Nous avons donc repris nos vélos et fait route vers La Maison des Éclusiers, située en face de la rue McGill, puis emprunté un pont piétonnier traversant les écluses et accédé au jardin du Bota Bota. Accueil très chaleureux. Le massage a débuté, tandis qu’une douce musique à la harpe envahissait la salle ! Cet endroit est très original et je le recommande vivement.  Après un bon sauna pour évacuer les toxines et après un bref plongeon dans un des bassins d’eau froide, nous nous sommes prélassées enfin dans une des nombreuses aires de détente, près d’un hublot, d’où l’on pouvait contempler Montréal !

En fin de matinée, route vers les Laurentides. Notre rapide séjour sportif à Montréal nous a déjà immergé dans la nature canadienne. Nous remarquons à quel point les conducteurs respectent le code de la route. Pas comme en France où les voitures doublent à droite, à toute allure, sans crier gare ! Leurs autoroutes sont bien indiquées, et ici on ne dit pas « prenez l’autoroute du Mont Tremblant » mais « prenez la 15 ». Mais malheur à celui ou celle qui se trompe d’embranchement, car après, ce doit être galère pour se retrouver sur le droit chemin me dis-je, tandis que nous arrivons au Tyroparc de Sainte-Agathe des Monts.

La route est belle au Québec!

Le Tyroparc  fût pour nous une expérience extraordinaire. Après une instruction très efficace, nous partons pour une petite marche de 450 mètres et rejoignons le pied de la falaise. Des instructeurs nous harnachent pour monter 60 mètres plus haut, l’équivalent d’un immeuble de 20 étages, et atteindre la tyrolienne d’où la vue est superbe. J’ai pris plein de photos que j’enverrai ce soir à mes petits-enfants. Notre première envolée a été de 900 mètres, pour rejoindre l’autre bord de la montagne, puis de 650 mètres pour rejoindre le Cap Beauséjour. Quelle sensation incroyable !

Nous étions plusieurs à vouloir essayer la méga tyrolienne….. Et vous auriez dû entendre Marie crier de joie quand elle s’est élancée!!

 

En fin de journée, route vers la station du Mont-Tremblant.