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Dernière semaine de camping-car au Québec

Le bout du monde, la Gaspésie

Dimanche & lundi.
Ça y est, nous avons atteint la Gaspésie, le but de notre voyage. La route est exceptionnellement belle. Nous avons croisé un pêcheur qui nous a indiqué où acheter des homards (bien moins chers qu’en France). Ce soir, nous dégusterons nos homards dans un des 4 campings du Parc national Forillon, notre étape de ce soir. C’est aussi cela l’aventure au Canada !

C’est Parc Canada qui gère le site, et il y a de nombreuses possibilités proposées sur place, comme la balade de La tour du Mont Saint-Alban d’où l’on aperçoit une vue époustouflante à 360 degrés sur le golfe du Saint-Laurent et sur la majestueuse et la chaîne de montagnes des Appalaches… Nous avons hésité à parcourir le sentier Les Graves jusqu’à Cap-Gaspé, autrefois connu sous le nom de Gespeg, et terminer par un pique-nique au pied du phare, mais finalement, nous avons opté pour une grande balade sur la plage, préférant ramasser des coquillages aux formes étranges. Pendant notre pique-nique, nous avons pu observer aux jumelles des phoques et Jean-Pierre nous a assuré avoir vu de loin une baleine, ce dont je doute !

 

Mardi.
Le point d’orgue de notre voyage a été la visite du Parc national de l’île-de-Bonaventure-et-du Rocher-Percé. Ce majestueux rocher a une allure bien à lui, face à l’île Bonaventure. On accède à l’Île par des petits bateaux qui contournent d’abord l’île ou piaillent des milliers de fous de Bassan, plongeant dans la mer pour attraper des poissons. Puis, le bateau débarque sur l’île afin d’aller voir leur habitat de plus près. On les entend piailler loin devant nous, et leur odeur âcre se mélange à celle des plantes et celle de la mer.

Le Rocher Percé ressemble étrangement à notre Rocher d’Etretat, mais plus majestueux.
Une longue randonnée (du moins ce que pense les enfants) nous mène au bout de l’île pour observer ces étranges oiseaux; les fous de bassan

Ce soir, nous avons diné à la Maison du Pêcheur, connu pour ses spécialités de poissons et de fruits de mer.

Mercredi.
Aujourd’hui, une route de 275 km nous attend pour nous rendre à Matapédia où diverses activités sont proposées. Sur le chemin, découverte de la rivière Bonaventure avec ses eaux turquoises, d’une limpidité extraordinaire. Jean-Pierre trouve que c’est l’une des plus belles rivières du Québec. Enfin, c’est son avis ! Moi, je trouve qu’elles sont toutes belles dans ces paysages de nature que nous traversons… Nous regrettons de ne pouvoir nous arrêter, mais il faut gagner du temps pour arriver à Matapédia avant la nuit.

Jeudi et vendredi.
Quelle bonne idée d’avoir réservé ce petit séjour à Matapédia Nature Aventure  Nous avions trouvé son contact dans le site Aventure Ecotourisme Québec qui regroupe des dizaines de prestataires dans le domaine de l’aventure. Mon sportif de mari Jean-Pierre me parlait depuis longtemps de cet organisme dont la qualité et la sécurité sont assurées. Entre les activités nautiques offertes, les randonnées de toute sorte, à pied ou en motorisé, les séjours et circuits à thème guidés ou les parcours d’escalades, il fallait choisir. Leur site est très bien fait et donne vraiment confiance.

Nous avons hésité entre une belle balade avec eux sur le Sentier international des Appalaches et une plongée en apnée pour voir des saumons. Finalement nous avons opté pour un forfait canot-camping de 2 jours accompagnés par nos guides qui nous ont carrément mis dans le coup dès le début : portage du canot, consignes sécuritaires et préparation. Tout le matériel était fourni.

Nos guides Jesse et Geneviève Labonté (qui porte bien son nom !) étaient bien prévoyants pour nous ! Nous avons tout de même pris le temps de nous amuser un peu…
Notre forfait « Clair de Lune » incluait des activités sur plusieurs rivières aux noms amérindiens imprononçables.

Le soir venu, nous en avons profité pour observer les étoiles.

Le charme du Bas Saint-Laurent

Samedi.
Il a bien fallu quitter cet endroit de rêve pour terminer notre voyage et revenir vers Québec, non sans avoir visité le Parc national du Bic, un incontournable géré par la Sépaq (Société d’établissements de plein air du Québec). Cela dit, notre route de 200 km au travers de la vallée de la Matapédia était d’une grande beauté.

Ce parc constitué de plusieurs îles et presqu’îles ainsi que de plusieurs baies dont les paysages sont à couper le souffle

Dans ce parc, il y a 25 km de sentiers pour 11 parcours de randonnées, une piste cyclable et même du kayak. Mais nous avons préféré la randonnée, en ne choisissant pas la plus facile (le Chemin du Nord), mais plutôt celle du Pic-Champlain de 6 km, beaucoup moins relaxe que la précédente mais qui offre un point de vue à couper le souffle une fois arrivé au sommet.

Le soir, nous avons campé sur place pour notre avant dernier jour. Le coucher de soleil était extraordinaire et je n’en ai jamais vu d’aussi beau. Juste avant la nuit, on a pu voir des oiseaux marins faire leur nid et même des phoques qui se prélassaient sur un rocher !

On nous avait parlé du Camping Sebka (Société d’écologie de la batture du Kamouraska) où l’on fait de l’escalade et du kayak de mer… Moi, j’étais d’accord pour continuer notre belle aventure, surtout que la batture toute proche nous aurait permis d’observer encore plein d’oiseaux, mais Jean-Pierre ne voulait pas arriver trop tard pour rendre notre camping-car à Québec et il fallait encore prévoir 3 bonnes heures à l’aéroport avant notre retour vers Paris !

batture du Kamouraska. Reposant à souhait!

Aujourd’hui, je repense à nos voisins du premier jour qui disaient « la ville lumière » en parlant de Paris. Moi, je trouve que le Québec mérite bien son nom de « Belle Province » !

Revoir la première semaine et la deuxième semaine de notre séjour en camping-car.

Profiter des bienfaits du plein air au Québec – première semaine

Même si nous sommes très occupé, le Québec s’est avéré la destination idéale pour partir deux semaines loin de nos occupations stressantes et pour s’adonner à leurs passions sportives, en pleine nature.

D’ailleurs, notre agence de voyage qui connait bien le Québec nous a concocté un programme sur mesure en septembre, une occasion inespérée pour découvrir les couleurs de la forêt !

Pour commencer, lâcher-prise

C’est à mon tour de raconter notre voyage dans le journal de bord familial ! Je souhaite que notre récit démontre à tous les autres membres de la famille Lefrançois que la nature et les bienfaits qu’elle apporte est bienfaisante où que l’on soit au Québec. Cette période de 2 semaines sera notre période de « lâcher-prise » !

Après un excellent vol avec Air France dans des conditions fort confortables, nous passons notre première nuit dans un hôtel-boutique de Montréal. Comme nous sommes des amoureux de la nature, notre agence a pensé nous mettre dans le bain dès le lendemain par une visite du Jardin botanique de Montréal qui présente aux visiteurs une diversité remarquable de végétaux à travers une trentaine de jardins thématiques et de 10 serres d’exposition.  Ce jardin est un clin d’œil de la nature en ville à celle de la forêt toute proche. Nous avons commencé par la serre de forêt tropicale humide avec ses immenses fougères, fleurs multicolores et autres bananiers avant d’arpenter la serre des orchidées dans un décor évoquant les ruines d’une ancienne forteresse envahie par les plantes tropicales. Évidemment, l’insectarium  a retenu toute notre attention, particulièrement les scarabées géants de la forêt tropicale, des bestioles qui font peur mais qui font partie de la nature que nous aimons tant…

La campagne

Après avoir pris la route sur rive nord du Saint-Laurent, nous voici à l’Auberge Le Baluchon Eco-villégiature.  Notre agence nous avait bien recommandé de commencer notre voyage par un séjour de 2 nuits dans ce fleuron du réseau hôtelier  Ôrigine. Cette auberge 4 étoiles nous a tout de suite plu. En plus de sa table exceptionnelle, de ses chambres superbement décorées, nous avons profité des activités sportives tels une balade à cheval dans la forêt que nous avons faite durant 4 heures au travers des 44 hectares du domaine et surtout un Spa merveilleux dont nous avons profité tous les deux.

Nos montures nous attendent!

On se voyait déjà y revenir pour une semaine complète en hiver !

Un fjord géant

Aujourd’hui, notre route se poursuit vers le Fjord du Saguenay. Notre voyage sportif n’aurait pas été complet si nous n’avions pas fait de la voile. C’était un de nos souhait, même s’il fallait faire une longue route. Notre agence avait repéré un prestataire de grande renommée au Québec à l’Anse Saint-Jean, Voile Mercator, qui a obtenu un prix d’excellence.  Après une superbe route de quelque 400 km qui passait par Québec et la région de Charlevoix – que nous nous réservions de visiter à notre retour – nous sommes arrivés dans le ravissant petit village de la rive sud du Fjord du Saguenay : l’Anse-Saint-Jean où nous avons dormi dans un chalet avec une vue exceptionnelle sur le Fjord : les Chalets sur le Fjord. Décidément, notre agence avait tout prévu !

Voile Mercator, à la fois une école de voile, propose des forfaits de courte durée pour voguer le long du Fjord-du- Saguenay jusqu’à Rivière-Éternité et même d’autres forfaits incluant une nuit à bord ! En voguant sur le Fjord, nous nous prenions presque comme des matelots de Jacques Cartier. Nous avions un instructeur pour nous seuls, qui nous assistait dans nos manœuvres. Le soir, après notre repas, comme le ciel était particulièrement clair, nous avons contemplé le firmament.

Tant d’émerveillement devant le paysage des montagnes plongeant à pic dans le fjord. C’était impressionnant.

Nous avons ensuite flâné dans le ravissant village de l’Anse-Saint-Jean où tout semble prévu pour des activités sportives et pour tous les âges, puisque l’on peut y faire du vélo, de la randonnée, du kayak de mer, de la voile, de la pêche, et l’hiver de la motoneige, du ski, des raquettes et j’en passe ! Il est cependant temps de partir et nous prenons le bac qui traverse le Fjord-du-Saguenay de Baie-Sainte-Catherine vers Tadoussac, dont nous visitons le ravissant petit port, avant de faire route vers Vacances Essipit, une quarantaine de kilomètres plus loin. L’endroit est superbe et l’accueil des amérindiens qui dirigent les condos où nous dormirons, excellent. Depuis maintenant plus de 35 ans, les entreprises Essipit offrent une expérience axée sur la nature, au cœur du territoire innu. L’organisation gère l’ensemble des activités, notamment les croisières en zodiac.

Un fleuve habité

Et nous voici au raz de l’eau, au cœur de la fosse marine, à bord d’un petit zodiac de 12 personnes, avec un guide amérindien qui nous parle des baleines avec passion. On sent qu’il a l’expérience du fleuve dont la navigation n’est pas toujours évidente. Le zodiac secoue sûrement plus que les grands bateaux de la compagnie des Croisières AML  mais cela nous donne le goût de l’aventure et une certaine proximité. 

Notre guide nous explique que les cétacés viennent se nourrir dans les eaux du St-Laurent riches en krill. Des courants marins profonds dans l’estuaire du Saint-Laurent provoquent de fortes concentrations de cette abondante nourriture dont les cétacés raffolent. Sous l’action des courants de la marée, cette masse de krill se retrouve alors piégée et les cétacés n’ont plus qu’à engloutir leurs 5 tonnes d’eau chacun pour se nourrir. Sur notre retour, nous avons aperçu des marsouins mais surtout des dizaines de phoques gris qui se prélassaient sur les bords de la rive, sans se soucier aucunement de notre passage !

Notre récompense. Un banc de rorquals communs!
Nous n’étions pas seuls! Nous avons même croisé un autre zodiac faisant l’observation des baleines comme nous.

En fin de journée, nous étions maintenant rendu dans  un autre endroit sublime que notre agence nous avait indiqué : l’hôtel Germain

Tous à la rivière

Aujourd’hui, les activités sportives continuent avec le prestataire de kayak de mer Katabatik à Baie-Saint-Paul. Après un transport en minibus tirant nos kayaks, on nous explique bien les rudiments du kayak de mer et nous voilà pagayant sur la rivière du Gouffre. La rivière est incroyablement belle. De temps en temps, nous avons croisé des pêcheurs à la mouche qui nous saluaient. C’est une rivière connue pour les saumons d’Atlantique, la truite mouchetée (l’omble de la fontaine) et la truite arc-en-ciel.

Nous l’avons parcourue sur 12 km et fait halte pour un pique-nique sur une petite plage, suivie bien sûr d’une baignade. Nous retournons pour la nuit à l’hôtel Germain pour déguster aussi le repas du soir particulièrement raffiné.

Nous sommes un petit groupe d’une vingtaine de personnes, très bien encadrés par des professionnels sympathiques.

Notre voyage n’est pas encore terminé. D’autres aventures suivront….