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Louis et Éléonore
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Louis et Éléonore

Tous deux passionnés du plein air et de l’outdoor, nous aimons partir à l’aventure et découvrir le monde. Ce qui nous branche c’est le backpacking, le canoe-camping, la sensation d’être au milieu de nul part et les expériences authentiques en lien avec les nations amérindiennes. Bref, découvrir de nouvelles cultures et s’ouvrir au monde.

Nous avons déjà 3 voyages à notre actif; principalement réalisés en Europe.
Cette année, nous avons planifié de découvrir les grands espaces et la nature généreuse du Québec. Suivez nos aventures !

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Poursuite de notre rêve, entre mer et montagnes

Au milieu du Saint-Laurent

Pour changer un peu des activités que nous avons fait jusqu’à maintenant, nous avons pris le bateau de la Société Duvetnor depuis Rivière-du-Loup pour faire route plein vent vers les îles du Pot à l’eau de vie. Cet archipel comprend trois îlots dénommés Le Gros Pot, Le Petit Pot et Le Pot du Phare à 1 km de la rive nord-est de l’île aux Lièvres.

Humant le vent, nous tombons sous le charme de cette île, dominée par un phare imposant, envahi par des centaines d’oiseaux très bruyants. Et comme Eléonore est aussi ornithologue, j’ai droit au nom de toutes les espèces qui tournicotent autour du phare comme les grives à dos d’olive, les bruants à gorge blanche, les parulines à poitrine blanches (à ne pas confondre avec les parulines obscures), les gélinottes huppées et bien sûr les Grands ducs d’Amérique ! Le soir, nuit dans le phare blottis au fond de notre lit, heureux et surtout émerveillés d’écouter la mer, après un magnifique coucher de soleil.

Au coeur des montagnes

Après la mer, la montagne! J’écris ce soir depuis les petits chalets des Gîtes du Mont-Albert, dans le Parc national de la Gaspésie, où nous resterons trois jours. Le bateau de Duvetnor nous a ramené à terre ce matin tôt. Tant mieux, car nous avions beaucoup de route à faire. La route 132 qui longe le Saint-Laurent est d’une grande beauté. Nous avons aperçu les immenses éoliennes de Cap-Chat, et avons fait un arrêt à Exploramer.

Ce musée vivant est un complexe d’activités axées sur le milieu marin du Saint-Laurent. Parmi les activités proposées par cette véritable institution du monde marin, nous avons choisi de monter à bord du JV Exploramer, un zodiac de 18 passagers, pour une excursion en mer. Le guide nous a parlé de l’écosystème du Saint-Laurent, et nous avons aidé à remonter des casiers de crabes ! On aurait bien fait l’activité de cueillette de poissons avec un guide expérimenté en enfilant des bottes et en explorant les espèces qui se cachent dans le fond du Saint-Laurent, mais la marée était haute et nous avions encore beaucoup de route à faire…

À regret, nous avons donc continué notre route, pénétré dans la réserve faunique des Chics-Chocs pour atteindre les Gites-du-Mont-Albert après 350 km. Heureusement, nous avions réservé à l’avance non pas dans l’auberge 4 étoiles, mais dans l’un des 5 chalets de la Rivière, à 500 mètres de l’Auberge. Notre petit chalet est prévu pour deux, avec grand lit, cuisinette et salle de douche. Il y avait bien une cuisinette, mais nous avons préféré faire notre repas à l’extérieur sur un feu de bois.

Exactement ce qu’il nous fallait !

Nous en avons profité pour aller pêcher lors de notre première journée. Tout est facile. L’organisme nous a fournis la barque, le matériel et le permis de pêche. Le préposé nous a même souhaité de ramener des poissons, nombreux parait-il dans un des 7 lacs.

Le lendemain, nous sommes partis faire un des sentiers du Mont Jacques-Cartier et nous avons pu observer… un énorme Caribou que nous avons pu approcher d’assez près. Une femelle et son petit se trouvaient à quelques kilomètres de nous, suivie par une autre femelle qui, sortant de sa cachette, s’est jointe à la partie !

Départ ensuite vers une toute portion du Sentier international des Appalaches (SIA) dont j’ai lu que c’était le premier GR d’Amérique du Nord. Pour la portion Québec, il commence à Matapédia, continue vers la Vallée jusqu’à Amqui pour finalement atteindre la réserve faunique de Matane et la pointe à Forillon. Il faut beaucoup de temps pour parcourir les 650 km, mais nous avons opté pour une toute petite randonnée qui partait de Sainte-Maxime du Mont-Louis jusqu’à l’Anse Pleureuse et récupérer notre voiture au retour. Le Chemin des Côtes porte bien son nom car le sentier surplombe tout le temps le Saint-Laurent sur notre gauche. Les falaises des montagnes Appalaches se découpaient avec force et splendeur dans le bleu du ciel et de la mer. De temps en temps, des nuées de guillemots passaient au-dessus de nos têtes avant de plonger à pic dans la mer pour ramener un poisson. A notre retour, nous avons dormi dans un des nombreux gîtes de Sainte-Maxime-du-Mont-Louis.

 

Le bout… du Québec!

Aujourd’hui, nous avons quitté à regret nos charmants hôtes de Sainte-Maxime-du-Mont-Louis pour atteindre enfin le Parc National du Canada Forillon, géré par Parc Canada. Nous avons déjà prévu notre logement dans une tente oTENTIk (oui, ça s’écrit comme ça !) mais les buts de nos deux journées seront multiples : marcher longuement sur l’immense plage de galets, découvrir le phare de Cap-des-Rosiers qui date de 1858, le plus haut phare du Canada, mais aussi observer la nature ! Car la nature est puissante en cet endroit. Je suis certain de pouvoir apercevoir des baleines bleues depuis l’un des belvédères mis en place (le plus gros animal de la planète quand même !)

Le Parc National de Forillon offre de nombreuses randonnées qui longent l’océan pour la plupart. Nous n’avons pas vu de baleines depuis la terre. Eléonore était déçue ! Elle m’avait juré qu’elle avait entendu un son puissant qui ne pouvait provenir que d’une baleine proche de la côte. Au bout de 20 minutes d’attente à guetter, nous avons fini par démarrer notre balade décrite dans le petit guide des sentiers, « la Taïga » et nous sommes élancés dans une forêt où poussent de nombreuses fougères très spécifiques à cet endroit. Depuis une cache discrète, avec nos jumelles,nous avons observé des tas d’oiseaux qui venaient se nourrir dans un marais salé.

En revenant vers nos pas, deux petites oreilles sortaient du haut des herbes ! Nous nous sommes approchés et sommes tombés sur… un ourson, qui s’était engagé sur le sentier. Il prit la fuite, très craintif. Nous aussi, qui espérions que la maman ours n’était pas dans les environs ! Puis ce fût la randonnée intitulée « les parages », une boucle d’environ 3 km, où nous avons foulé des champs entre de très vieilles maisons, dont celle des Barlett et des Dolbel-Roberts. Nous avons visité le magasin général Hyman & Sons où avait lieu une animation relatant l’importance du commerce international de la morue autrefois avant d’aller voir la maison jaune à l’Anse-Blanchette, véritable emblème du parc qui témoigne de la dure vie des pêcheurs-cultivateurs d’antan….

Les excursions proposées sont de différents niveaux. Celle de Cap-Bon-Ami était plus dure, car il faut grimper, mais quelle vue sur la mer de tour d’observation sur l’océan !

Au retour vers notre véhicule, nous avons vu quelques personnes, les yeux rivés vers un talus. Un ours noir se prélassait, bien moins craintif que celui que nous avions vu précédemment. Il a quitté la route d’un pas nonchalant ! Avant de retourner vers notre camping, nous avons repéré la hutte des castors, un endroit où ils se laissent approcher assez facilement. Juste à côté, un porc-épic et une marmotte ! Décidément, ce parc est rempli d’animaux sauvages, surtout que pendant la nuit, nous entendions d’étranges grognements près de la voiture. C’était une ribambelle de ratons-laveurs qui se disputaient les restes de notre repas !

Notre rêve en train de se réaliser

Ouf ! Après un vol Air Transat sans histoire, nous voici à Québec. Nous sommes très heureux de faire ce voyage et c’est la première fois que nous sommes en Amérique du Nord. Notre but : des rencontres, du canot-camping, des activités sportives (j’ai repéré pas mal de Via ferrata au Québec), mais aussi voir des baleines, des ours, des castors et peut-être même des loups, et échanger avec des amérindiens…

On ne pouvait évidemment pas quitter Québec sans aller nous balader dans la vieille ville dont entre autres sur les Plaines d’Abraham et d’emprunter les passerelles qui surplombent le Saint-Laurent en plus de flâner dans le quartier Petit Champlain. Quelle vue incroyable ! Je lis dans le Routard (comme tous les touristes Français) que son estuaire est le plus grand au monde, avec une longueur de 370 km et une largeur de 48 km. 1 200 km de long depuis l’Océan atlantique jusqu’aux grands lacs… Les amérindiens l’appelaient « la rivière qui marche ». Justement, j’en connais un bout car j’avais eu « les grands lacs du Canada » comme sujet de géographie au bac ! C’est dire que je connais le sujet, mais je ne m’imaginais pas la puissance de ce fleuve qui mérite bien son surnom de « Majestueux Fleuve Saint-Laurent » !

S’envoyer en l’air!

En pleine forme,  nous avons expérimenté deux activités sportives que je vous recommande : la Via Ferrata du Parc de la Chute-Montmorency, situées tout près de Québec et la tyrolienne du Canyon Sainte-Anne.    

Au départ de notre circuit de via ferrata

Le  Entre fleuve et falaises, le site spectaculaire du Parc de la Chute-Montmorency domine le paysage. La vue était époustouflante sur l’anse et l’île d’Orléans Nous étions reliés à un câble continu, de sorte que vous n’avons pas eu à manipuler notre mousqueton. Encadrés par un guide professionnel, nous étions en tous petits groupes et avons fait l’un des 3 parcours de la Via Ferrata dans la faille de Boischatel, tout près de la chute.

Mais le plus sensationnel a été la tyrolienne géante au dessus de la chute.

Puis, ce fût l’expérience de la tyrolienne du Canyon Sainte-Anne, quelques kilomètres plus loin sur la route vers Tadoussac. On ne se doute vraiment pas qu’à 800 mètres de la route se déversent des tonnes d’eau depuis la rivière Sainte-Anne, dans un bruit assourdissant. On plonge littéralement dans la nature.  L’endroit est sauvage, superbe, entouré d’un chemin bien balisé qui explique l’histoire de ce Canyon, aménagé par la famille Mc Nicoll. On s’attendrait presque à voir surgir le dernier des Mohicans au détour d’un chemin, comme dans nos films western d’enfance.

Via ferrata au dessus de la gorge du Canyon Saint-Anne

Nous avons aussi profité de leur nouvelle activité, Air Canyon. Suspendus au-dessus du Canyon, les sensations étaient extrêmes. Assis côte à côte dans un télésiège qui part à l’envers, nous avons carrément survolé le Canyon pour revenir à toute vitesse vers notre point de départ. De là-haut, on voyait la marmite de géant et l’imposante chute qui tourbillonnait sous nos pieds, 90 mètres plus bas. Impressionnant. Après un pique-nique sur le lieu même, nous avons filé vers le Parc national des Grands Jardins.

Randonnée dans Charlevoix

Allongée dans le lit de notre chalet, au retour de nos trois jours de randonnée, je me dois de raconter cette superbe randonnée qui partait du village de Saint-Urbain vers le Parc national des Grands-Jardins. Nous avions réservé depuis la France avec l’organisme La traversée de Charlevoix  et avions bien fait car notre petit groupe était complet. Ils se chargent de prendre notre véhicule au départ, à Saint-Urbain et l’amènent le 3ème jour au point d’arrivée, ce qui est bien pratique ! L’organisation est très bien rôdée. Nous marchions de 15 à 20 km chaque jour et dormions dans des chalets. Le transport de bagages était assuré par eux car plusieurs marcheurs l’avaient commandé. Chaque jour, nous avons pu voir un panorama différent du cratère de Charlevoix. On a même pu observer des martres, l’emblème du coin.

Nous avons eu un beau point de vue sur les gorges du Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie

Saguenay, nous voilà

Voici deux jours que nous dormons au camping Baie-Eternité, à 7 km de la Rivière-Eternité, dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

En arrivant au Parc national du Fjord-du-Saguenay hier, un préposé nous a remis un petit guide à l’accueil. Puis ce fût le départ pour atteindre la statue de la Rivière-Eternité, une sacrée marche ! Des paysages à couper le souffle qui se méritent, car cela montait beaucoup et le sentier est plus long que l’on ne le pense. Au retour, comme si nous n’étions pas assez fourbus, nous tenions absolument faire la Via Ferrata « La Passerelle », la plus courte des trois proposées, et enjamber le vide sur près de 100 mètres pour envoyer des photos aux copins ! Il y avait un départ en début d’après-midi, juste le temps pour rejoindre le petit groupe, guidé par un guide très professionnel. De là-haut, la vue était incroyable… Comme il voyait que nous étions sportifs, il nous a vivement recommandé de tenter l’expérience du kayak proposée par Fjord en Kayak à l’Anse Saint-Jean, « la Mecque du Kayak sur mer » disait-il. Et c’est ce que nous avons fait; 2 jours, en kayak de mer sur le fjord!

Quelle vue sur le fjord!

Depuis notre embarcation, nous étions très impressionnés par les splendeurs des Caps qui dominent le Fjord, l’un des plus grands du monde ! Les équipements étaient super. Mathieu notre guide a débuté l’expérience par une formation de départ pour notre petit groupe. C’est un sacré sportif ! À chaque anse, à chaque baie, Mathieu avait une anecdote à nous raconter sur la faune, la géologie, l’histoire, les gens du coin.  Le soir, nous avons dormi dans un camping tandis que Mathieu qui s’était transformé en cuisinier nous préparait un succulent repas tout en racontant avec beaucoup d’humour des contes et légendes qui hantent le fjord.

Au cours de notre périple, nous avons croisé de nombreux phoques, aperçu beaucoup d’oiseaux (dont des cormorans) et même vu un bélouga.

Un fleuve habité!

Nous voici enfin arrivés sur la rive sud du Saint-Laurent après avoir pris le traversier de Saint- Siméon à Rivière-du-Loup.  Accoudés au bastingage du pont, deux jeunes passagers de notre âge travaillant comme chercheurs au Gremm (Groupement de recherches et d’éducation sur les mammifères marins) de Tadoussac, nous parlés des mammifères qui habitent le fleuve (bélugas, cachalots, rorquals communs, baleines noires…).  Une aubaine pour en savoir plus…: «Une douzaine d’espèces sont présentes du printemps à l’automne mais seul le béluga réside à l’année dans le fleuve. Certaines abondent alors que d’autres sont en péril ! L’estuaire et le golfe du Saint-Laurent sont un véritable buffet à ciel ouvert pour les baleines. Elles viennent dans cet immense garde-manger pour se nourrir. Le Saint-Laurent regorge de poissons et de plancton, et chaque printemps, des milliers d’entre elles quittent leur aire de reproduction pour se rendre dans le Saint-Laurent jusqu’à l’embouchure du Saguenay où la nourriture est très abondante », raconte l’un deux.

Nous nous sommes quittés à l’arrivée à Rivière-du-Loup après avoir échangé nos adresses et avons dormi au camping municipal dans le Parc de la Pointe, dans la région du Bas-Saint-Laurent.

C’est en rando que nous visiterons le Québec

Il ne nous pas fallu longtemps à ma copine Eléonore et moi pour nous décider à faire ce voyage initiatique auquel nous rêvions depuis longtemps. À peine mon grand-père JO avait-il évoqué son projet de pêche au Québec que nous parlions déjà d’un départ début septembre, juste avant de reprendre nos études à l’université. L’argent des nos stages du mois d’août serait bien utile pour financer ce projet.

Tous deux adeptes de grandes randonnées en France,  nous avons déjà fait une partie de la route de Saint-Jacques de Compostelle il y a deux ans. Mais depuis qu’Éléonore a vu un reportage sur les nombreuses possibilités de trekking au Québec, elle ne cesse de me pousser à l’accompagner.

L’idée de mon Grand Père a dû faire tilt dans sa tête ! Il y a des vols Paris-Québec directs. On va donc en profiter !