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Jean-Pierre et Marina
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Jean-Pierre et Marina

Nous sommes relativement une jeune famille avec 3 magnifiques enfants : Flore (13 ans), Simon (9 ans) et Alexandre (7 ans). Entre notre travail, nos préoccupations familiales et l’école, les vacances annuelles sont un moment de découverte et de relaxation en famille.

Nous sommes adeptes de camping-car pour la convivialité, la facilité de voyager et le sentiment d’être comme à la maison. On ne manque pas une occasion de partir en famille pour visiter la France en mobile-home. Cette fois-ci, on amène les enfants découvrir une nouvelle destination : le QUÉBEC. Et plus précisément, faire le tour de la Gaspésie.
Nous avons entendu dire que nos cousins sont très accueillants… Les enfants vont assurément adorer!

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Dernière semaine de camping-car au Québec

Le bout du monde, la Gaspésie

Dimanche & lundi.
Ça y est, nous avons atteint la Gaspésie, le but de notre voyage. La route est exceptionnellement belle. Nous avons croisé un pêcheur qui nous a indiqué où acheter des homards (bien moins chers qu’en France). Ce soir, nous dégusterons nos homards dans un des 4 campings du Parc national Forillon, notre étape de ce soir. C’est aussi cela l’aventure au Canada !

C’est Parc Canada qui gère le site, et il y a de nombreuses possibilités proposées sur place, comme la balade de La tour du Mont Saint-Alban d’où l’on aperçoit une vue époustouflante à 360 degrés sur le golfe du Saint-Laurent et sur la majestueuse et la chaîne de montagnes des Appalaches… Nous avons hésité à parcourir le sentier Les Graves jusqu’à Cap-Gaspé, autrefois connu sous le nom de Gespeg, et terminer par un pique-nique au pied du phare, mais finalement, nous avons opté pour une grande balade sur la plage, préférant ramasser des coquillages aux formes étranges. Pendant notre pique-nique, nous avons pu observer aux jumelles des phoques et Jean-Pierre nous a assuré avoir vu de loin une baleine, ce dont je doute !

 

Mardi.
Le point d’orgue de notre voyage a été la visite du Parc national de l’île-de-Bonaventure-et-du Rocher-Percé. Ce majestueux rocher a une allure bien à lui, face à l’île Bonaventure. On accède à l’Île par des petits bateaux qui contournent d’abord l’île ou piaillent des milliers de fous de Bassan, plongeant dans la mer pour attraper des poissons. Puis, le bateau débarque sur l’île afin d’aller voir leur habitat de plus près. On les entend piailler loin devant nous, et leur odeur âcre se mélange à celle des plantes et celle de la mer.

Le Rocher Percé ressemble étrangement à notre Rocher d’Etretat, mais plus majestueux.
Une longue randonnée (du moins ce que pense les enfants) nous mène au bout de l’île pour observer ces étranges oiseaux; les fous de bassan

Ce soir, nous avons diné à la Maison du Pêcheur, connu pour ses spécialités de poissons et de fruits de mer.

Mercredi.
Aujourd’hui, une route de 275 km nous attend pour nous rendre à Matapédia où diverses activités sont proposées. Sur le chemin, découverte de la rivière Bonaventure avec ses eaux turquoises, d’une limpidité extraordinaire. Jean-Pierre trouve que c’est l’une des plus belles rivières du Québec. Enfin, c’est son avis ! Moi, je trouve qu’elles sont toutes belles dans ces paysages de nature que nous traversons… Nous regrettons de ne pouvoir nous arrêter, mais il faut gagner du temps pour arriver à Matapédia avant la nuit.

Jeudi et vendredi.
Quelle bonne idée d’avoir réservé ce petit séjour à Matapédia Nature Aventure  Nous avions trouvé son contact dans le site Aventure Ecotourisme Québec qui regroupe des dizaines de prestataires dans le domaine de l’aventure. Mon sportif de mari Jean-Pierre me parlait depuis longtemps de cet organisme dont la qualité et la sécurité sont assurées. Entre les activités nautiques offertes, les randonnées de toute sorte, à pied ou en motorisé, les séjours et circuits à thème guidés ou les parcours d’escalades, il fallait choisir. Leur site est très bien fait et donne vraiment confiance.

Nous avons hésité entre une belle balade avec eux sur le Sentier international des Appalaches et une plongée en apnée pour voir des saumons. Finalement nous avons opté pour un forfait canot-camping de 2 jours accompagnés par nos guides qui nous ont carrément mis dans le coup dès le début : portage du canot, consignes sécuritaires et préparation. Tout le matériel était fourni.

Nos guides Jesse et Geneviève Labonté (qui porte bien son nom !) étaient bien prévoyants pour nous ! Nous avons tout de même pris le temps de nous amuser un peu…
Notre forfait « Clair de Lune » incluait des activités sur plusieurs rivières aux noms amérindiens imprononçables.

Le soir venu, nous en avons profité pour observer les étoiles.

Le charme du Bas Saint-Laurent

Samedi.
Il a bien fallu quitter cet endroit de rêve pour terminer notre voyage et revenir vers Québec, non sans avoir visité le Parc national du Bic, un incontournable géré par la Sépaq (Société d’établissements de plein air du Québec). Cela dit, notre route de 200 km au travers de la vallée de la Matapédia était d’une grande beauté.

Ce parc constitué de plusieurs îles et presqu’îles ainsi que de plusieurs baies dont les paysages sont à couper le souffle

Dans ce parc, il y a 25 km de sentiers pour 11 parcours de randonnées, une piste cyclable et même du kayak. Mais nous avons préféré la randonnée, en ne choisissant pas la plus facile (le Chemin du Nord), mais plutôt celle du Pic-Champlain de 6 km, beaucoup moins relaxe que la précédente mais qui offre un point de vue à couper le souffle une fois arrivé au sommet.

Le soir, nous avons campé sur place pour notre avant dernier jour. Le coucher de soleil était extraordinaire et je n’en ai jamais vu d’aussi beau. Juste avant la nuit, on a pu voir des oiseaux marins faire leur nid et même des phoques qui se prélassaient sur un rocher !

On nous avait parlé du Camping Sebka (Société d’écologie de la batture du Kamouraska) où l’on fait de l’escalade et du kayak de mer… Moi, j’étais d’accord pour continuer notre belle aventure, surtout que la batture toute proche nous aurait permis d’observer encore plein d’oiseaux, mais Jean-Pierre ne voulait pas arriver trop tard pour rendre notre camping-car à Québec et il fallait encore prévoir 3 bonnes heures à l’aéroport avant notre retour vers Paris !

batture du Kamouraska. Reposant à souhait!

Aujourd’hui, je repense à nos voisins du premier jour qui disaient « la ville lumière » en parlant de Paris. Moi, je trouve que le Québec mérite bien son nom de « Belle Province » !

Revoir la première semaine et la deuxième semaine de notre séjour en camping-car.

Notre deuxième semaine en camping-car au Québec

Maison dans les arbres. Il faudra revenir pour l’essayer avec les enfants!

Dimanche. Ce matin, après une petite promenade sur le site du Cap Jaseux, Jean-Pierre nous a proposé de tous partir en voilier pour 3 heures à bord du Junior, un quillard de croisière d’où nous avons pu admirer les gigantesques montagnes du Fjord depuis l’eau. L’instructeur nous a raconté l’histoire de ce Fjord de 109 km de long et les légendes qui l’habitent.

Nous serions bien restés encore au Cap Jaseux, pour dormir dans les arbres, dans une cabine suspendue, sous un dôme ou dans une cabine en bois rond, mais nous avions déjà réservé le soir même, à la Pourvoirie du Cap au Leste, distante de quelques kilomètres.

L’endroit est merveilleux! Vue sur le fjord de notre chalet.
Sentier du phare

Lundi. Ce matin, je me repose avec Alexandre pour admirer le paysage et le Fjord qui se déroule à mes pieds. La vue est époustouflante ! Après être descendus à pied sur le Fjord par le sentier du Phare, Jean-Louis, Simon et Alexandre ont emprunté des équipements à l’accueil et sont partis faire du canot et se baigner au Lac des Sables, à 3 km. À 13h, nous avons pris une croisière sur les navettes du Fjord. Ils offrent toute une panoplie de croisières qui sillonnent le Fjord jusqu’à l’Anse Saint-Jean, beaucoup plus bas. Ensuite, nous avons pris la route vers Sacré-Coeur.

Mardi, Flore raconte. Nous sommes allés au Centre de vacances Ferme 5 Étoiles qui propose une excursion champêtre en Quad réunissant toute la famille. Nous avons même accompagné un guide pour ramasser des œufs à la ferme.

Quad «champêtre» en famille

C’était un guide soigneur qui nous a tout expliqué des animaux du refuge dont il avait la charge : orignal, raton laveur, loup… Sur place, nous avons pu voir des bisons, des daims, des chevaux. Et le soir, nous sommes partis à 10 minutes de la Ferme pour observer l’ours noir depuis un abri. On guettait en se regardant sans bouger. J’avais attrapé un de ces fou-rire, mais je me retenais ! Soudain, au bout d’interminables minutes, j’ai vu un petit ourson, puis deux, puis trois et la grosse mère, toute une famille qui avançait silencieusement vers la nourriture. Le gros mâle poussait de drôles de grognements en mangeant. Le déclic de l’appareil de photo de papa a fait fuir toute la tribu. Dommage !

Notre guide nous a permit de nourrir les animaux, trop top!

  

Pour une fois, ce soir, nous avons opté pour une nuit dans ce qu’ils appellent un « prêt à camper », fort confortable et entièrement équipé. Cela nous changera un peu de notre camping-car !

Mercredi. Journée tranquille et reposante. Nous sommes à Tadoussac en train de visiter un musée à ne pas manquer: le GREMM, un organisme à but non lucratif voué à la recherche scientifique sur les baleines du Saint-Laurent et à l’éducation pour la conservation du milieu marin. Nous en saurons plus demain matin pendant l’excursion aux baleines avec Essipit qui abrite aussi une communauté amérindienne. Leurs chalets et condos-hôtels ont d’ailleurs une vue incroyable sur le fleuve d’où l’on entendrait le puissant souffle des baleines.

Jeudi. Lever tôt ce matin pour nous rendre au quai de Bergeronnes et faire une croisière en zodiac avec nos guides Innu. Parfaitement équipés sur place, nous voici partis à la recherche des baleines sur lesquelles on nous donne de nombreuses informations. Tout d’un coup, sur la gauche, un gros souffle : notre première baleine, géante, a fait son apparition ! D’autres suivront, comme celles que nos guides ont surnommées Blanche-Neige et Aramis, une baleine à bosse, très rare à apercevoir. Nous rentrons émerveillés, mais il ne faut pas tarder car notre traversier, le plus rapide du Québec parait-il, part à 16h de Forestville pour Rimouski, sur la Rive Sud !

Quel chance! Pas une, mais 2 queues de baleine!
Jean-Pierre, Flore et Simon ont pu passer la nuit dans le sous-marin. Frileux, Alexandre et moi, avons préféré le confort de notre camping-car ce qu’on nous a vivement reproché le lendemain !

Vendredi. Après notre nuit au camping de Rimouski, nous voulions absolument voir le Site Maritime de Pointe-au-Père  et le sous-marin Onondaga sur lequel nous avions lu des reportages en France. L’exposition sur l’Empress of Ireland était poignante ; le film d’abord, qui raconte le terrible naufrage de ce paquebot qui sombra en 14 minutes en 1914 avec 1012 victimes, mais aussi l’exposition poignante des objets du passé, témoignant de la vie à bord et la construction du navire… Les enfants ont bien sûr voulu voir le nouveau spectacle de marionnettes géantes, avant de se prendre pour des sous-mariniers à bord de l’Onondaga.

 

Pavots bleus

Samedi. En route vers le Jardin Botanique de Métis sur mer. C’est un incontournable quand on fait le tour de la Gaspésie. Nous qui adorons visiter les jardins les plus connus de France, nous avons été émerveillés par les quelque 3000 espèces et variétés de plantes cultivées sur place, dont le fameux pavot bleu de l’Himalaya que j’ai pris en photo sous tous les angles !

Dans la journée, nous reprenons la 132 vers l’immense éolienne de Cap-Chat. En France, on est plutôt gâtés pour le nombre d’éoliennes qui peuplent le paysage, mais celle-ci mérite le respect ! On ne risque pas de la louper car, avec ses 110 mètres de haut, on la voit à des kilomètres à la ronde ! Elle est bien plus haute que la tour de Big Ben à Londres ! La montée était un véritable challenge car j’ai le vertige ! Mais ce fût une expérience extraordinaire avec au sommet une vue à couper le souffle. L’accueil du guide pour l’ascension fût très chaleureux, avec une visite technique très intéressante, pimentée de beaucoup d’humour.

Nous dormons dans un charmant camping de la Fédération Camping Québec qui porte bien son nom : le Camping au bord de la mer.

Plus qu’une autre semaine, et nous devrons repartir pour la France… Chose certaine, nous allons en profiter pleinement!

Voir le récit de notre première semaine

 

Trois semaines en camping-car au Québec avec la petite famille

Dirigeant ma petite famille de trublions (incluant mon mari Jean-Pierre), j’ai tout de même prévu de raconter notre voyage au Québec. J’espère juste que le gros cahier acheté en France aura suffisamment de pages pour faire tenir 3 semaines de souvenirs !

Première semaine, on s’adapte facilement

Dimanche.
À peine arrivés à Québec après 7 heures de vol sur la compagnie Air Transat qui est la seule à voyager de Paris sans escale sur Québec, nous avons pris possession de notre camping-car tout équipé et surtout bien plus moderne que le Combi Volkswagen T2 de mon mari Jean-Pierre ! Direction le Lac-Saint-Jean.

Les enfants sont émerveillés de ce changement soudain, contemplant derrière la fenêtre les paysages qui défilent le long de la 175. Un peu plus loin que le lieu d’arrêt « l’Etape », nous avons stoppé sur l’aire de stationnement fort bien placée pour contempler le lac Jacques Cartier. Le premier lac que nous voyons et qui correspond bien à l’image que nous nous faisions du Canada…1h30 plus tard, nous arrivons au camping Villa des Sables, sur le Lac Saint-Jean à Métabetchouane, un lieu aux consonances amérindiennes.

Sur la route vers Métabetchouane dans la Réserve faunique des Laurentides

Il y a tout ce qu’il faut dans ces campings du Québec, des prises électriques pour recharger nos batteries, ainsi que des évacuations pour les eaux brunes, un mot qui amuse beaucoup les enfants ! Nous avons trouvé toutes les adresses de nos campings au Québec dans le guide Camping Québec, un site très complet que je recommande.

La réservation s’est faite depuis Paris et il est indispensable de réserver en haute saison. L’accueil des propriétaires est convivial et surprenant. Au début, nous ne comprenions pas trop nos voisins qui parlaient français comme nous, mais très vite, nous avons appris les premiers jolis mots du Québec comme « bienvenue ». Alexandre le disait tout le temps ! Quand nous avons dit que nous arrivions de Paris, on nous a répondu avec un air envieux : « Ah ! Paris, la ville lumière ». Nous étions très fiers !

Lundi.
Après un copieux petit-déjeuner (ils disent déjeuner ici), visite de la Caverne du trou de la fée. La caverne est fascinante. Son parcours accidenté rend l’expérience encore plus intéressante tout en étant facile et agréable. Je m’attendais à entrer et à ressortir après quelques mètres. Mais dans ce lieu étrange ou le froid et l’humidité règnent, nous avons pris conscience de notre fragilité et de notre impuissance devant ces éléments naturels.

L’un des canyons menant vers la caverne

Joyeux, les enfants s’interpellaient d’une passerelle à l’autre en toute sécurité. Jean-Pierre regardait ébahi la petite faune, les chauve-souris…C’est comme si nous étions dans un autre monde ! Dans le sentier de la coulée verte, l’air frais, le parfum de la végétation et le son du ruisseau nous transportaient ailleurs. Une expérience paisible, et relaxante…

Mardi.
Aujourd’hui, nous rencontrons Hughes Ouellet, le propriétaire dEquinox Aventure, qui propose des expéditions à vélo. Ce prestataire assez connu au Lac Saint-Jean propose divers forfaits à bicyclette de de 1 à 6 jours. Pour nous aujourd’hui, ce sera une petite escapade à vélo qui nous permettra d’emprunter cette fameuse Véloroute des Bleuets dont nous avons beaucoup entendu parler. Equinox se charge même de transporter nos bagages, voire de réserver un logement à l’étape !

Escapade à vélo autour du Lac Saint-Jean

On s’est tous retrouvés après cette belle escapade, Flore et Simon, qui ont accompagné leur père sans problème car la route est plate sur tout le tour du Lac Saint-Jean. Alexandre et moi sommes arrivés avant eux avec le camping-car à Mashteuiash. Arrêt très intéressant au Musée amérindien de cette petite ville où nous avons découvert l’histoire et les traditions de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh. Le village était en pleine préparation d’un grand pow-wow amérindien, avec spectacle traditionnel, danses ilnu et intertribales, dégustations de mets amérindiens et cérémonies spirituelles. Les enfants auraient adoré, mais il nous fallait partir… pour Val-Jalbert où nous avons dormi sur le camping très bien aménagé.

Artistes à l’oeuvre au musée amérindien

Mercredi.
Le village historique de Val-Jalbert rappelle l’histoire de l’implantation d’une usine de pulpe et son village de travailleurs, de 1901 jusqu’à sa fermeture en 1927. Les enfants se sont régalés à la découverte de cet endroit, à bord d’un trolleybus des années 20, rencontrant des personnages dont les déguisements évoquaient l’époque où cette importante scierie faisait vivre toute la région…  Nous avons admiré la chute Ouiatchouan qui se déverse tout près du moulin à pulpe puis gravi les escaliers jusqu’au belvédère avec sa plateforme de verre pour admirer le cœur de la chute. Deuxième nuit sur place ce soir, après une baignade bien méritée dans la superbe piscine !

Les enfants ont beaucoup de plaisir

Jeudi, Flore raconte. 
À mon tour de raconter notre escapade au Zoo sauvage de Saint-Félicien ! Ce que j’ai surtout aimé, c’est l’expérience « dormir avec les Caribous » avec mon frère Simon. Nous avons même eu droit à une visite détaillée avec un guide. Nous avons déjeuné d’un succulent repas à la « ferme du colon » puis suivi les pas de notre guide de jour comme de nuit. Car de nuit, le Zoo sauvage prend une toute autre allure ! On a vu des loups avec des jumelles nocturnes avant de revenir au camp où crépitait un grand feu sur lequel nous avons fait griller des guimauves. C’était unique et fascinant d’écouter notre guide nous raconter toutes ces histoires ! Nous avons dormi sous une tente de prospecteur, et le lendemain, après un copieux petit déjeuner, nous sommes partis en canot sur le Lac Montagnais pour observer de très près des orignaux, des caribous, et d’autres animaux, avant de visiter les coulisses du Zoo sauvage et sa clinique vétérinaire. Ce que j’ai le plus aimé ? Ces ours blancs énormes qui plongent dans un aquarium géant. J’étais à moins d’un mètre d’eux. Quelle gracilité !

Tout sourire à la rencontre de l’ours polaire

Vendredi.
Ce matin, nous avons fait route vers le Fjord du Saguenay en longeant le Lac Saint-Jean. Nous sommes arrêtés au Centre d’interprétation des battures et de réhabilitation des oiseaux (Cibro). Du haut d’un observatoire bien aménagé, je ne peux m’empêcher d’admirer la beauté de ce fjord dont on dit que c’est un des plus longs du monde, et c’est vrai qu’il impose le respect et mérite le déplacement lors d’un voyage au Québec. Plus bas, on apercevait les battures sur les abords tous proches du Fjord. Ce sont des haltes interdites au public où les oiseaux se nourrissent avant de reprendre leur envol sur des milliers de kilomètres vers le Sud. Certains ne peuvent repartir, car ils sont blessés. Des bénévoles les recueillent et les soignent au Cibro avant de les relâcher.

Samedi.
Difficile de décrire la joie des enfants depuis que nous sommes arrivés au Cap Jaseux (où nous avons dormi). Parc Aventures Cap Jaseux est l’endroit de prédilection idéal pour nous qui aimons tant la nature ! Sur les bords du Fjord, nous avons pu faire plein d’activités dont un mémorable parcours accrobranche pour Jean-Pierre, Flore et Simon qui ne voulaient plus descendre des arbres ! Ils s’occupent même des tous petits ! Plus de 70 passages d’arbre en arbre, certains faciles, d’autres plus difficiles, mais surtout un encadrement très sécuritaire. À la fin du parcours, il fallait entendre les enfants pousser leurs cris de joie en empruntant l’immense tyrolienne ! Je dis immense car je n’en avais jamais vu de cette taille ! Il y avait plusieurs sections (tout petits, enfants, régulière ou extrême). Nous avons vu qu’il y avait des demi-journées organisées pour du kayak de mer, mais, étant donné l’âge d’Alexandre, avons préféré passer notre après-midi à la plage et profiter de la baignade qui restera dans nos mémoires.

Le fjord en arbre est quelque chose….il faut vraiment être habile.

Bientôt, je vous raconterai la suite de notre séjour en camping-car au Québec.

En famille au Québec

Adeptes de voyages en camping-car de longue date, nous avons déjà traversé la France de long en large avec notre Combi Volkswagen T2 de 1972; je suis un collectionneur et surtout un sacré bricoleur, forcément!

Notre tribu des Lefrançois junior est réputée pour se la jouer solo. C’est ça l’esprit du camping-car ! On part sur une route montagneuse pour atteindre un village haut perché le soir même, mais si un lac se présente au détour d’un virage, on stoppe toutes les machines et on plonge dans le lac quelle que soit la température ! L’année dernière, nous sommes partis à l’aventure en Allemagne et en Autriche.

Ce fût au retour d’un dîner chez des amis avec qui nous avions narré de long en large leur voyage en camping-car au Canada que nous avons pris notre décision. À nous les lacs, les rivières, et les paysages fabuleux sur des routes quasiment désertes. Dès le lendemain, je me rendis dans une agence de voyage pour nous renseigner. À notre grande surprise, on découvrit des pages et des pages sur les camping-car dans les catalogues des voyagistes. Ce pays se prêtait donc parfaitement à ce genre de périple. Il y en avait de toutes les tailles, pour deux, quatre, cinq personnes !

De retour à la maison, j’avais cinq chemises canadiennes achetées en chemin; Marina et nos trois jeunes enfants, (Flore, Alexandre et Simon, respectivement âgés de 7, 5 et 3 ans), comprirent très vite que le rêve allait devenir réalité !

Avouez que les chemises nous vont bien!!