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Jacques et Élizabeth
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Jacques et Élizabeth

Je suis un chirurgien très occupé. Avec mon épouse Elisabeth également médecin, le Québec s’est
avéré la destination idéale pour partir deux semaines loin de leurs occupations stressantes et pour
s’adonner à nos passions sportives en pleine nature.
 
Maintenant que notre fils Louis est adulte, c’est en couple que nous visiterons ce pays si «nature». Et nous allons en profiter pour nous laisser gâter un peu.

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Le plein air dans Lanaudière et dans les Laurentides

Une aventure amérindienne

Ce matin, route vers Saint-Calixte, à  1h30 de Saint-Etienne-des Grès, là où se trouve l’hydrobase, un lieu où nous voulons absolument nous rendre pour faire une expérience avec des Amérindiens chez Amishk Aventures Amérindiennes Nous voici dans la région de Lanaudière, en pleine forêt, à quelques kilomètres de Saint-Calixte. Qui se douterait qu’à une heure de Montréal ou du Mont-Tremblant on se retrouve en plein milieu de nulle part, à écouter des Atikamekw ou des Cris nous parler de leur culture, de leurs modes de vie…  

L’expérience que nous avons vécue débutait par un accueil dans la forêt amérindienne avec un thé artisanal où notre petit groupe de 8 personnes fit connaissance avant de pagayer en canot rabaska de 2 personnes sur un lac pour observer un barrage de castors. Des castors, nous en avons vus beaucoup ! D’ailleurs, Amishk en langage amérindien, cela veut dire castor. Drôles de bêtes très organisées pour rechercher des branches et construire leur imposant barrage de plus de 2 mètres de haut ! Puis, nous emmenant dans la forêt le long du lac, le guide nous a montré des chemins entiers tracés par ces rongeurs, capables de « gruger » des arbres de 20 mètres de haut.  Le soir, autour du feu de bois, nous avons observé les étoiles, tandis que nos guides nous contaient des légendes amérindiennes, avant d’aller dormir.

Dormir dans une tente de prospecteur très bien arrangée et fort confortable.

Le lendemain, notre guide nous a entraîné vers différents endroits de la forêt pour étudier les plantes médicinales, nous parler aussi des activités durant les 6 saisons de l’année. Par exemple, ce que nous appelons le mois de septembre, c’est Takwakin ici, le mois des feuilles rouges et de la pêche, des saumons, de la truite et de la chasse à l’orignal. Puis vient Pitcipipon, la saison juste avant l’hiver, où l’on chasse la martre et le castor attrapés par des techniques ancestrales pour leur fourrure, celle des collets à lièvre dont les femmes vont apprêter les peaux pour les vêtements d’hiver. Enfin, ce sera Pipon (l’hiver), avec la neige, le vent et la poudrerie, période durant laquelle on pêchera sous la glace avec un filet, tandis que les femmes au campement confectionnent des paires de raquettes avec des peaux d’orignal… On nous a fourni des cannes à pêche et Jacques a même attrapé un énorme brochet que la cuisinière amérindienne nous a fait déguster le soir ! Pas peu fier mon mari !

Au coeur de la nature québécoise

 Nous quittons le site amérindien pour une grosse demi-journée de route qui nous mènera au Village Windigo, dernière étape nature de notre périple, bien au-delà du Mont Tremblant, après Ferme-Neuve. Le Village Windigo est situé dans une forêt profonde au bord d’un immense lac de 413 km2, véritable mer intérieure artificielle que l’on appelle ici le Réservoir Baskatong.

Ce très vaste complexe touristique correspond parfaitement à ce que nous recherchions : du repos, des activités nature, une bonne table, un chalet de luxe pour 2 et la nature dans toute sa splendeur !

En faisant le tour de la propriété, nous sommes passés devant différents types de logements (condos, chalets pour des familles et même ce qu’ils appellent des sphairs, sortes de bulles dans lesquelles on peut dormir) ; mais j’ai été tout de suite séduit par les activités proposées : le vélo et les promenades à faire sur des sentiers pédestres aménagés. Nous sommes des adeptes des balades en pleine nature avec Elisabeth qui ne savait pas toujours tous les oiseaux qu’elle découvrait (pourtant, c’est une connaisseuse !).

Nous passerons une de nos dernières soirées à écouter les bruits de la nature.

Avant de partir en kayak sur le lac, nous avons tout de même profité de la plage. L’endroit est immense et on peut sentir la nature à chaque pas, sans être dérangé par les touristes. Cette après-midi, vélo dans des chemins balisés, suivie par un match de tennis que j’ai gagné ! Jacques faisait presque la tête mais a dû constater que la championne de ce match endiablé, c’était quand même moi ! Demain, nous redescendrons plus vers le sud.

Sur le chemin du retour

Temps superbe aujourd’hui. Nous avons quitté à regret ce merveilleux endroit si naturel pour revenir vers Montréal, en faisant une halte pique-nique au Mont-Tremblant. Le télésiège en activité nous a permis d’admirer la vue splendide sur le lac Tremblant. L’hiver, c’est une station de sports d’hiver réputée en Amérique du Nord. L’été, la station est très active avec de nombreux chemins forestiers, des parcours à vélo, des lacs pour le canoë, de la pêche, de l’équitation, de l’escalade, un immense golf très réputé…

Et ce soir, c’est le retour vers Paris. Grâce à nos deux semaines de voyage au Québec, nous revenons ressourcés en France, les yeux plein les mirettes et des histoires sans fin à raconter à notre entourage.

Québec, son histoire et son fleuve Saint-Laurent

Le fleuve Saint-Laurent relie les Grands Lacs à l’Atlantique sur 1200 km.

Je me doutais bien qu’Elisabeth allait me déclamer quelque chose sur ce fleuve imposant, et cela n’a pas loupé puisqu’elle avait appris par cœur depuis Paris la célèbre tirade de Jacques Cartier découvrant le Saint-Laurent! « …nous trouvasmes une moult belle et grande baye, plaine d’ysles et bonnes entrees et passaige de tous les ventz qu’il scavoit faire ; Et parmi ’icelle baye y a une grand ysle comme ung cap de terre, qui s’avance plus hors que les autres ; Et sur la terre d’environ deux lieues, une montaigne faicte comme ung tas de bled. Nous nommasmes la dicte baye la baye sainct Laurens ». Je lui rétorquai que je savais que ce nom avait été attribué parce que c’était celui de la Saint-Laurent, mais je compris qu’il ne fallait pas trop lutter à ce petit jeu ! Elle me répondit : «tu parles de la Rivière qui marche».

En longeant les Plaines d’Abraham, nous ne nous lassons pas d’admirer la vue depuis ce piton rocheux que les armées du général Wolfe avaient subrepticement grimpées le 13 septembre 1759 avant de livrer bataille aux troupes françaises du général Montcalm !

Pour la petite histoire, j’ai eu droit à une longue explication très détaillée sur la bataille des Plaines d’Abraham de la part Elisabeth-la-savante qui a marqué le début de la conquête britannique du Québec et par conséquent la fin du régime français au Canada. J’ai donc revécu par le menu cette terrible bataille et l’exploit de ces guerriers anglais, arrivés sur quelque 49 navires de guerre avec 13 500 membres d’équipage du bord desquels débarquèrent 4 400 soldats. Arrivés nuitamment à l’Anse au Foulon, les anglais se firent passer pour des Français qui amenaient le ravitaillement, escaladant les 55 mètres du rocher escarpé et donnèrent l’assaut à l’armée française, suivis par d’autres régiments anglais. La bataille fût brève et décisive puisque l’on comptabilisa plus de 1 000 morts des deux côtés en moins d’une demi-heure. L’épopée de la Nouvelle France se termina par Le traité de Paris en 1763, qui annonçait la future domination anglaise sur le monde…

 

Plein air et premières nations

Entre fleuve et falaises

Déjà une semaine que nous sommes partis et notre ville nous parait si loin. La route 138 qui va de Baie-Saint-Paul à Québec est très belle. Les points de vue sur le Saint-Laurent sont à couper le souffle. La nature est décidément incroyable, que l’on soit en pleine forêt ou à surplomber le fleuve. Nous apercevons tel un écrin l’Île aux Coudres, posée sur le Saint-Laurent, cette île que Jacques Cartier avait ainsi nommée à cause de la présence de nombreux coudriers.

En roulant vers Québec, nous passons devant l’imposante chute du Parc de la Chute-Montmorency.

Du pont qui surplombe la chute d’eau qui s’écrase 83 mètres plus bas dans un tonnerre de trombes d’eau, nous apercevons une via ferrata et surtout une gigantesque tyrolienne sur laquelle glisse de jeunes intrépides d’une rive à l’autre en poussant de grands cris.

Nous avons descendu par les 487 marches vers notre voiture

Nous avons poursuivi notre route en suivant le fleuve jusqu’au  quartier Petit Champlain du Vieux Québec et ses jolies maisons colorées.

Depuis la Terrasse Dufferin aux pieds du fameux Château Frontenac, nous longeons les Plaines d’Abraham sur une belle passerelle en bois qui surplombe le fleuve.

Immersion chez les Huron-Wendat

En fin de journée, route vers le territoire Huron de Wendake, à 12 km de Québec. Notre agence a prévu pour nous un séjour à l’Hôtel-Musée-Premières-Nations, un vaste hôtel-boutique 4 étoiles où les matériaux nobles comme la pierre le cuir et le bois se conjuguent à une architecture remarquable. La décoration des chambres est très « cute » comme ils disent ici, avec une superbe peau de castor sur le lit que l’on a envie de caresser tout de suite, une couverture en fourrure et des objets amérindiens qui ornent les murs.

J’entraîne avec moi Jacques pour une petite balade thématique sur des sentiers pédestres colorés qui nous mènent vers les Canots Légaré. On nous attend pour une jolie promenade en bateau sur la rivière Saint-Charles. L’été des couleurs a débuté très tôt dans la saison nous dit-on, et les arbres sont de toutes les couleurs, variant du rouge très vif au pourpre, du vert au jaune et au gris. Plus tard, dans la soirée, nous avons visité le Musée des Premières-Nations attenant à l’hôtel, qui offre une fenêtre sur les territoires, les mémoires et les savoirs d’un peuple fier de ses racines.  

En fin d’après-midi, nous avons fait un Spa à Nation Santé-Spa, une expérience multi-sensorielle à saveur autochtone avec massothérapie, soins du corps, bains nordiques, yourte et cascade d’eau, sans oublier de visiter la maison longue des amérindiens. Le soir, en dînant à l’excellent restaurant La Traite offrant de succulents mets amérindiens, nous avons eu le spectacle d’une chanteuse huronne passant de table en table.

Après avoir profité un peu des installations du site et visité la maison longue juste à côté de l’Hôtel-Musée, nous avons déjeuner au restaurant la Sagamité,  où nous avons goûté de nouveau à la soupe traditionnelle du même nom, à la viande grillée à la Yatista (qui signifie feu en huron-wendat).

Viande grillée à la Yatista : Il s’agit d’une potence qui rappelle la façon traditionnelle de griller la viande de gibier et qui illustre l’importance qu’avait le feu pour la nation.

Un peu de détente

En 3 heures de route, nous avons atteint la Station touristique Duchesnay, un centre de villégiature pour profiter une fois encore de la nature. Ce centre quatre saisons est situé à 30 minutes de Québec, sur le Lac Saint-Joseph.  L’agence a prévu notre arrivée tardive, mais nous sommes bien à l’heure pour un excellent dîner au restaurant renommé, avant une nuit dans l’auberge même.

Il y a décidément tout dans cette station touristique, depuis les soins thérapeutiques jusqu’aux sports faciles à faire et très tournés vers la nature ! J’ai donc entraîné mon Jacques à la plage d’abord, histoire de faire le point sur ce qui nous attendait.

D’abord une heure de rame sur le Lac Saint-Joseph pour nous mettre dans le bain de cette journée très sportive, puis un parcours accrobranche, expérience qui nous a renvoyé à l’époque de notre jeunesse et des camps de vacances. Nous avons essayé terminé enfin par une balade à vélo sur les sentiers aménagés !

Nous avons essayé un segway, un des seuls giropodes au Canada qui nous a permis de découvrir le Lac Jaune accompagnés d’un guide (Jacques a adoré)

En fin de journée, un guide d’Aventure Inukshukun partenaire de la Sation touristique, nous a entraîné au sommet d’une tour d’observation, pour voir l’ours noir en toute sécurité. Le castor, le cerf de Virginie et plusieurs espèces d’oiseaux fréquentent aussi ces lieux nous a -t-il dit. Nous avons d’ailleurs eu de la chance car nous avons entendu des loups hurler au loin. Et pour terminer cette journée bien remplie, massage d’une heure dans le centre de Spa !

Vue du ciel

En après-midi, retour vers les temps modernes, car notre agence nous a concocté un séjour de 24 heures à l’hydrobase d’Hydravion Aventure, à Saint-Etienne-des Grès, près de Trois-Rivières. Comme beaucoup d’Européens, cela fait des années que je rêve de monter dans un hydravion, particulièrement un Beaver (Castor en anglais) au bruit si reconnaissable, un peu comme une Harley Davidson qui démarre.

Alain Priem, le propriétaire de la base nous accueille lui-même.
Du haut du ciel, nous découvrons l’immense forêt québécoise qui recouvre le sol et sommes surpris de voir tous ces lacs et ces rivières qui les jalonnent. Il parait qu’il y en a un million au Québec !

À 400 mètres d’altitude, Alain-l’œil-de-lynx pointe son doigt vers le bas : toute une famille d’ours se prélasse tranquillement près d’un lac, sans se préoccuper le moins du monde du bruit de l’hydravion ! Le soir, à l’hydrobase, nous nous endormons dans une superbe suite, la tête pleine d’images…

Mais notre voyage ne s’arrête pas là. Il nous reste encore quelques jours avant de rentrer à la maison.

Profiter des bienfaits du plein air au Québec – première semaine

Même si nous sommes très occupé, le Québec s’est avéré la destination idéale pour partir deux semaines loin de nos occupations stressantes et pour s’adonner à leurs passions sportives, en pleine nature.

D’ailleurs, notre agence de voyage qui connait bien le Québec nous a concocté un programme sur mesure en septembre, une occasion inespérée pour découvrir les couleurs de la forêt !

Pour commencer, lâcher-prise

C’est à mon tour de raconter notre voyage dans le journal de bord familial ! Je souhaite que notre récit démontre à tous les autres membres de la famille Lefrançois que la nature et les bienfaits qu’elle apporte est bienfaisante où que l’on soit au Québec. Cette période de 2 semaines sera notre période de « lâcher-prise » !

Après un excellent vol avec Air France dans des conditions fort confortables, nous passons notre première nuit dans un hôtel-boutique de Montréal. Comme nous sommes des amoureux de la nature, notre agence a pensé nous mettre dans le bain dès le lendemain par une visite du Jardin botanique de Montréal qui présente aux visiteurs une diversité remarquable de végétaux à travers une trentaine de jardins thématiques et de 10 serres d’exposition.  Ce jardin est un clin d’œil de la nature en ville à celle de la forêt toute proche. Nous avons commencé par la serre de forêt tropicale humide avec ses immenses fougères, fleurs multicolores et autres bananiers avant d’arpenter la serre des orchidées dans un décor évoquant les ruines d’une ancienne forteresse envahie par les plantes tropicales. Évidemment, l’insectarium  a retenu toute notre attention, particulièrement les scarabées géants de la forêt tropicale, des bestioles qui font peur mais qui font partie de la nature que nous aimons tant…

La campagne

Après avoir pris la route sur rive nord du Saint-Laurent, nous voici à l’Auberge Le Baluchon Eco-villégiature.  Notre agence nous avait bien recommandé de commencer notre voyage par un séjour de 2 nuits dans ce fleuron du réseau hôtelier  Ôrigine. Cette auberge 4 étoiles nous a tout de suite plu. En plus de sa table exceptionnelle, de ses chambres superbement décorées, nous avons profité des activités sportives tels une balade à cheval dans la forêt que nous avons faite durant 4 heures au travers des 44 hectares du domaine et surtout un Spa merveilleux dont nous avons profité tous les deux.

Nos montures nous attendent!

On se voyait déjà y revenir pour une semaine complète en hiver !

Un fjord géant

Aujourd’hui, notre route se poursuit vers le Fjord du Saguenay. Notre voyage sportif n’aurait pas été complet si nous n’avions pas fait de la voile. C’était un de nos souhait, même s’il fallait faire une longue route. Notre agence avait repéré un prestataire de grande renommée au Québec à l’Anse Saint-Jean, Voile Mercator, qui a obtenu un prix d’excellence.  Après une superbe route de quelque 400 km qui passait par Québec et la région de Charlevoix – que nous nous réservions de visiter à notre retour – nous sommes arrivés dans le ravissant petit village de la rive sud du Fjord du Saguenay : l’Anse-Saint-Jean où nous avons dormi dans un chalet avec une vue exceptionnelle sur le Fjord : les Chalets sur le Fjord. Décidément, notre agence avait tout prévu !

Voile Mercator, à la fois une école de voile, propose des forfaits de courte durée pour voguer le long du Fjord-du- Saguenay jusqu’à Rivière-Éternité et même d’autres forfaits incluant une nuit à bord ! En voguant sur le Fjord, nous nous prenions presque comme des matelots de Jacques Cartier. Nous avions un instructeur pour nous seuls, qui nous assistait dans nos manœuvres. Le soir, après notre repas, comme le ciel était particulièrement clair, nous avons contemplé le firmament.

Tant d’émerveillement devant le paysage des montagnes plongeant à pic dans le fjord. C’était impressionnant.

Nous avons ensuite flâné dans le ravissant village de l’Anse-Saint-Jean où tout semble prévu pour des activités sportives et pour tous les âges, puisque l’on peut y faire du vélo, de la randonnée, du kayak de mer, de la voile, de la pêche, et l’hiver de la motoneige, du ski, des raquettes et j’en passe ! Il est cependant temps de partir et nous prenons le bac qui traverse le Fjord-du-Saguenay de Baie-Sainte-Catherine vers Tadoussac, dont nous visitons le ravissant petit port, avant de faire route vers Vacances Essipit, une quarantaine de kilomètres plus loin. L’endroit est superbe et l’accueil des amérindiens qui dirigent les condos où nous dormirons, excellent. Depuis maintenant plus de 35 ans, les entreprises Essipit offrent une expérience axée sur la nature, au cœur du territoire innu. L’organisation gère l’ensemble des activités, notamment les croisières en zodiac.

Un fleuve habité

Et nous voici au raz de l’eau, au cœur de la fosse marine, à bord d’un petit zodiac de 12 personnes, avec un guide amérindien qui nous parle des baleines avec passion. On sent qu’il a l’expérience du fleuve dont la navigation n’est pas toujours évidente. Le zodiac secoue sûrement plus que les grands bateaux de la compagnie des Croisières AML  mais cela nous donne le goût de l’aventure et une certaine proximité. 

Notre guide nous explique que les cétacés viennent se nourrir dans les eaux du St-Laurent riches en krill. Des courants marins profonds dans l’estuaire du Saint-Laurent provoquent de fortes concentrations de cette abondante nourriture dont les cétacés raffolent. Sous l’action des courants de la marée, cette masse de krill se retrouve alors piégée et les cétacés n’ont plus qu’à engloutir leurs 5 tonnes d’eau chacun pour se nourrir. Sur notre retour, nous avons aperçu des marsouins mais surtout des dizaines de phoques gris qui se prélassaient sur les bords de la rive, sans se soucier aucunement de notre passage !

Notre récompense. Un banc de rorquals communs!
Nous n’étions pas seuls! Nous avons même croisé un autre zodiac faisant l’observation des baleines comme nous.

En fin de journée, nous étions maintenant rendu dans  un autre endroit sublime que notre agence nous avait indiqué : l’hôtel Germain

Tous à la rivière

Aujourd’hui, les activités sportives continuent avec le prestataire de kayak de mer Katabatik à Baie-Saint-Paul. Après un transport en minibus tirant nos kayaks, on nous explique bien les rudiments du kayak de mer et nous voilà pagayant sur la rivière du Gouffre. La rivière est incroyablement belle. De temps en temps, nous avons croisé des pêcheurs à la mouche qui nous saluaient. C’est une rivière connue pour les saumons d’Atlantique, la truite mouchetée (l’omble de la fontaine) et la truite arc-en-ciel.

Nous l’avons parcourue sur 12 km et fait halte pour un pique-nique sur une petite plage, suivie bien sûr d’une baignade. Nous retournons pour la nuit à l’hôtel Germain pour déguster aussi le repas du soir particulièrement raffiné.

Nous sommes un petit groupe d’une vingtaine de personnes, très bien encadrés par des professionnels sympathiques.

Notre voyage n’est pas encore terminé. D’autres aventures suivront….

 

Des vacances au Québec bien méritées

La décision prise par mon père Joseph de partir retrouver son copain canadien au Québec en entraina une autre : celle d’organiser notre propre voyage au Québec avant la réouverture du cabinet médical de mon épouse Elisabeth. Pour ma part, je pouvais m’octroyer deux petites semaines de vacances, et je m’étais arrangé avec des collègues pour repousser quelques rendez-vous de patients.

Nos billets étaient pris pour la fin de l’été, et j’avais repéré sur  Internet quelques activités qui me rappelleraient l’époque de mes championnats de triathlon quand j’étais à la tête de l’équipe sportive de l’internat de médecine!

Notre agence de voyage qui connait bien le Québec nous a concocté un voyage au tout début de l’été indien, une occasion inespérée pour découvrir les couleurs de la forêt !