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Élise
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Élise

Épouse de M. Lefrançois et femme de coeur, je suis très active pour mon âge (65 ans).

J’adore rigoler et prendre du bon temps… Et quand vient le temps de bouger et de m’amuser, je peux compter sur la compagnie de mes deux bonnes copines Marthe et Marie qui sont célibataires depuis toujours. 

Et puisque mon mari part seul, c’est donc avec elles que je vais partir à la conquête du Nouveau Monde.

 

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Journal de bord des copines – 2e partie

Mercredi, Marie

C’est à moi la sportive de reprendre la plume, car depuis la superbe station de villégiature du Mont-Tremblant,  j’ai repéré un loueur de bicyclettes qui part du petit village de Labelle, juste à côté, pour une randonnée sur la route verte du P’tit Train du Nord. Elle est très adaptée, cette route cyclable qui emprunte le tracé de ce petit chemin de fer du fameux « Curé Labelle », ce génial ecclésiastique qui encouragea la colonisation de la région des Laurentides à la fin du XIXe siècle pour freiner l’important exode des Canadiens-français, et desservir par le chemin de fer « les Pays d’en haut », complètement enneigés l’hiver. Dans l’ancienne gare de Labelle transformée en musée ferroviaire, nous apprenons que c’est le Canadien Pacifique qui a prolongé la ligne de Saint-Jérôme à Mont-Laurier, bien au-delà du Mont Tremblant. Depuis, la voie de chemin de fer a été transformée en piste cyclable. Le soir, sur le bord de l’immense lac du Mont-Tremblant, nous écoutons les oiseaux se répondre, avant d’aller nous reposer. Demain, la journée sera rude !

Entrée de la route verte P’tit train du Nord

 

Jeudi et vendredi, Elise

Quand Je pense à Joseph, mon mari, je suis sûr qu’il aurait aimé nos deux jours passés à Aventures Kiamika, au nord du réservoir du parc régional Kiamika dans les Hautes Laurentides.  Cette entreprise offre de nombreuses activités de pleine nature sur un territoire d’une beauté exceptionnelle.

Le Réservoir Kiamika s’étire à perte de vue, et dans cette forêt Boréale qui nous entoure, il parait qu’on peut écouter le hurlement des loups la nuit !  Chacun des hébergements (tentes ou chalets) a le confort nécessaire et sans superflu pour profiter pleinement de la nature. Car nous sommes en pleine nature, sans réseau téléphonique, et avec un réseau électrique uniquement alimenté par de l’énergie solaire. Juste ce qu’il faut pour décrocher complètement. À peine arrivées, nous avons été accueillies par Carl Boudreault le fondateur, Marc André Fortin et Geneviève qui nous ont proposé les activités de demain autour d’un bon repas : promenade en canot ou en kayak le matin, puis baignade dans le lac sur une des nombreuses îles du lac. Geneviève nous a entraîné dans une belle promenade sur les sentiers de l’ile de la Perdrix Blanche et nous avons croisé des petits animaux qu’elle seule connaissait.

À notre retour, Marie-Rambo a trouvé le courage de terminer la journée par une promenade à vélo cross-country sur l’un des chemins aménagés.

Samedi, Elise

Dommage, car nous n’aurons pas profité de l’activité yoga proposée sur ce site préservé. Mais aujourd’hui, ce sera route toute la journée, car nous sommes attendues ce soir à la Réserve Beauchêne, en Abitibi-Témiscamingue…

Dimanche, lundi, mardi : Elise

A 600 km de Montréal, nous sommes en pleine nature, logées dans un des chalets de la Réserve Beauchêne. Ce matin au réveil, petit déjeuner à la vaste salle à manger où l’on nous sert un copieux repas. On nous y apprend que la région de l’Abitibi-Témiscamingue est immense, avec 65 000 km2 de forêts et plus 22 000 lacs et rivières.  La Réserve jouit de 40 lacs. Les familles, les amoureux de la nature, les chasseurs et les pêcheurs la fréquentent régulièrement.  

Plutôt que de loger dans le pavillon principal « la maison blanche » ou de camper sur un de leurs terrains dédiés, nous avons opté pour un des luxueux chalets aux noms d’oiseaux (l’Aigle, le Balbuzard, Le Héron, le Canard Cendré etc.) et avons choisi le chalet « Grand Corbeau », avec trois magnifiques chambres, deux salles de bain, et surtout une immense terrasse qui domine le lac. Marthe et Marie sont affalées dans un des profonds divans, en train de contempler le Lac Beauchêne tandis que je raconte notre journée dans le journal de bord commun tout en préparant l’apéritif dans une cuisine géniale et très tendance dont j’aimerais bien disposer en France ! Un confort inouï en pleine forêt !

Notre chalet à la Réserve Beauchêne

Lundi est la journée dédiée à la pêche. Départ en canot pour essayer d’attraper une des sept espèces de poissons des lacs de la Réserve dont l’Achigan à petite bouche, une de leur spécialité. Il parait que cette espèce est en moyenne de 1,4 kilos.  Il y a aussi des Ombles de fontaine qui dépasseraient les 2 kilos, des dorés et des brochets énormes ! Les poissons sont ensuite relâchés dans le lac. La Réserve nous a fourni des cannes à pêche, les permis et des bateaux à moteur électrique pour ne pas effrayer les poissons.  Les paysages sont sauvages. Nous accostons sur une petite berge pour observer un barrage de castors avant de nous baigner et de retourner à bon port ! Apéro, souper comme on dit ici et dodo dans un lit king-size bien moelleux !

 

Marthe a fait une prise! Bien entendu, nous l’avons remis à l’eau…

Mardi, nous avons pu faire plusieurs des activités proposées : randonnées, vélo, canot. Évidemment, Rambo-Marie a choisi le kayak. Mais Marthe et moi-même avons absolument voulu essayer le Paddleboard. C’est plus calme et même reposant de pagayer à notre rythme, entourées par cette forêt qui commence à se parer de mille couleurs. L’été indien se précise… Quant à notre promenade dans les bois, elle nous a permis de voir des huards à collier. Il parait qu’au mois de septembre, on peut en observer se poser par groupes entiers car le lac Beauchêne est une halte migratoire pour cette espèce.

Ce soir, pour notre dernier jour à La Réserve, nous avons profité de la table du chef au restaurant de la Maison Blanche. Demain, ce sera le retour vers Montréal et départ pour la France après demain. J’ai hâte de conter à Joseph notre voyage et de comparer avec lui.

Une chose est certaine, c’est que les trois copines que nous sommes auront bien des choses à raconter autour de nous !

Journal de bord des copines

Dimanche, Marthe

Puisqu’il parait que je suis « la guide », je prends les choses en main. Elise, une ex-Air France, avait encore quelques relations au siège, malgré sa retraite ! Nous avons pu le constater car nous avons été surclassées ! En général, cela ne marche plus ce genre de favoritisme dans les compagnies. Mais quand on vous appelle par votre nom pour vous présenter à l’avant de l’appareil, vous n’hésitez pas. Le voyage aller a été fantastique (champagne, superbe repas, sièges larges, grand écran personnel, merci Air France), si bien que nous étions en pleine forme quand nous avons atterri à Dorval.

Notre voiture de location nous attendait à l’aéroport pour notre première étape. Juste le trottoir à traverser, les valises à mettre dans le coffre et Hop ! Montréal où nous avons dormi dans un bel hôtel-boutique sur le Vieux-Port.

Lundi, Marie

À moi de prendre la plume ! À moi de prouver que mon surnom « Rambo » me sied parfaitement ! Pour cette journée ensoleillée, j’ai concocté pour Marthe et Elise deux belles activités : Les Rapides de Lachine et une promenade à vélo. N’oublions pas que la ville de Montréal est située sur une île sur le Saint-Laurent et que la nature est à proximité.

Les bateaux style «Jet boat» des Rapides de Lachine partent du Vieux-Port, à quelques centaines de mètres de notre hôtel. Les Excursions Rapides de Lachine offre un forfait d’une heure qui nous convient.  Les jet boat sont hydro-propulsés et spécialement conçus pour braver les eaux turbulentes du Saint-Laurent. On nous a bien prévenues que nous serons trempées à notre retour, mais l’équipage qui veille sur nous a fourni des cirés jaunes imperméables et nous avons pu mettre nos affaires dans un vestiaire dédié. Harnachées sur les bancs du bateau jaune à plusieurs moteurs, notre bateau s’élance à grande vitesse sur le Saint-Laurent vers les Rapides de Lachine, cet endroit ainsi nommé par Jacques Cartier qui espérait arriver jusqu’en Chine et dont l’élan conquérant fût stoppé net face à ces puissants rapides. Cela bouge de plus en plus à bord ! Nous prenons soudain de la vitesse et notre capitaine dirige son embarcation de main de maître, face aux trombes d’eau. Chocs et éclaboussures dans tous les sens ! Peu à peu, les vagues se font moins fortes. Le bateau ralentit. Nous passons au-dessous du Pont Champlain pour revenir vers notre point de départ, complètement trempées, très secouées, mais heureuses !

Difficile de prendre une photo en jet boating. Par chance, nous avons vu au loin un autre bateau de la compagnie!

À peine débarquées, je veux montrer à mes copines un petit bijou dont j’ai entendu parler, caché à 15 minutes du centre de Montréal, entre Verdun et Lasalle : le Parc des Rapides.  Nous louons un vélo sur le Vieux-Port et nous voilà pédalant vers la pleine nature, longeant le canal. Marthe, l’organisatrice-pense-à-tout, a prévu un pique-nique et même une nappe sur laquelle nous déjeunons un verre de vin à la main.

Piste cyclable du canal Lachine qui mène au parc des rapides

Des pêcheurs du dimanche, tout proches de nous mais silencieux, nous lancent de temps en temps un coup d’œil réprobateur. Nous ne parlons plus. D’ailleurs, c’est le mieux pour écouter les oiseaux et observer toute cette faune à plume (et à poil – Elise a vu des écureuils -) qui s’ébat aux alentours et ne semble pas dérangée le moins du monde par le son des rapides, au loin. Des aigrettes, reconnaissables à leur houppette, s’envolent tout près de nous. Un peu plus loin, nous croisons des hérons cendrés, majestueux, qui nous ignorent totalement ! Sur la route du retour, un castor traverse royalement notre chemin et plonge bruyamment dans le lac ! Nous sommes bien au Canada !

Mardi, Elise

À mon tour de raconter le programme de ce matin, qui a débuté très tôt par un massage au Spa Bota Bota

Si Joseph n’aime pas les Spa, moi, j’adore, comme mes deux copines d’ailleurs ! Nous avons donc repris nos vélos et fait route vers La Maison des Éclusiers, située en face de la rue McGill, puis emprunté un pont piétonnier traversant les écluses et accédé au jardin du Bota Bota. Accueil très chaleureux. Le massage a débuté, tandis qu’une douce musique à la harpe envahissait la salle ! Cet endroit est très original et je le recommande vivement.  Après un bon sauna pour évacuer les toxines et après un bref plongeon dans un des bassins d’eau froide, nous nous sommes prélassées enfin dans une des nombreuses aires de détente, près d’un hublot, d’où l’on pouvait contempler Montréal !

En fin de matinée, route vers les Laurentides. Notre rapide séjour sportif à Montréal nous a déjà immergé dans la nature canadienne. Nous remarquons à quel point les conducteurs respectent le code de la route. Pas comme en France où les voitures doublent à droite, à toute allure, sans crier gare ! Leurs autoroutes sont bien indiquées, et ici on ne dit pas « prenez l’autoroute du Mont Tremblant » mais « prenez la 15 ». Mais malheur à celui ou celle qui se trompe d’embranchement, car après, ce doit être galère pour se retrouver sur le droit chemin me dis-je, tandis que nous arrivons au Tyroparc de Sainte-Agathe des Monts.

La route est belle au Québec!

Le Tyroparc  fût pour nous une expérience extraordinaire. Après une instruction très efficace, nous partons pour une petite marche de 450 mètres et rejoignons le pied de la falaise. Des instructeurs nous harnachent pour monter 60 mètres plus haut, l’équivalent d’un immeuble de 20 étages, et atteindre la tyrolienne d’où la vue est superbe. J’ai pris plein de photos que j’enverrai ce soir à mes petits-enfants. Notre première envolée a été de 900 mètres, pour rejoindre l’autre bord de la montagne, puis de 650 mètres pour rejoindre le Cap Beauséjour. Quelle sensation incroyable !

Nous étions plusieurs à vouloir essayer la méga tyrolienne….. Et vous auriez dû entendre Marie crier de joie quand elle s’est élancée!!

 

En fin de journée, route vers la station du Mont-Tremblant.

Voyage entre copines au Québec

Puisque mon mari Joseph a décidé de partir seul, j’ai demandé à Marthe et Marie, mes deux copines de toujours, de m’accompagner au Québec. J’ai passé toute ma carrière chez Air France et terminé à la direction des ressources humaines. C’est dire si je sais comment présenter un projet ! Quitter notre train-train quotidien et nous retrouver toutes les trois entre copines à faire des activités sportives en pleine nature, dans un pays ouvert sécuritaire, a été LE déclic!

Laissez-moi vous les présenter !

Marthe l’organisatrice

Marthe que j’ai connue dans le milieu professionnel comme directrice d’une grande entreprise française, est une organisatrice hors-pair. Le surnom « la chef » lui a immédiatement été attribué par Marie et moi. Elles voulaient voir du pays ? on allait découvrir « Le pays » !

 

Marie la sportive

Marie – la sportive, que j’ai très vite surnommée « Rambo » tant elle fréquentait comme nous les salles de sport, ne parlait que de vélo, de tyrolienne et de Spa. Elle avait découvert sur le web que le Québec proposait de nombreuses activités sportives. L’idée de partir en forêt dans les pas d’un guide chevronné nous séduisait. Terminées donc les salles de sport aseptisées et vive la découverte de contrées sauvages en canot rabaska !

 

Lors d’une ultime réunion préparatoire, Marthe exhiba le dernier Figaro magazine de juin où l’on survolait avec Hydravion Aventure des lacs et des forêts de toutes les couleurs au fil des pages. Nous avons donc convenu de partir deux semaines pendant l’été indien, d’abord dans les Laurentides, puis plus haut dans le Nord, en Abitibi-Témiscamingue, une région à 600 km de Montréal, dont le seul nom évoquait l’aventure, les amérindiens, et la ruée vers l’or. On se voyait déjà, comme des coureurs des bois pour qui les jours et les lunes défilaient au rythme des coups de rames sur une rivière au tracé incertain…

Nous étions déjà transportées dans une forêt sauvage, bruissante de mille cris d’oiseaux. Pour une halte sur une île déserte, notre guide s’affairerait à préparer un feu pour cuire l’énorme truite grise que nous aurions pêchée… Nous nous endormirions sous la tente après avoir recherché dans le ciel illuminé la Grande Ourse, la Petite Ourse… L’aventure serait bien là, à portée de main, bien loin de la civilisation policée de notre entourage !

À nous la liberté, à nous la complicité retrouvée sans les contraintes conjugales, en route vers de nouvelles aventures !