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Le plein air dans Lanaudière et dans les Laurentides

Le plein air dans Lanaudière et dans les Laurentides

Une aventure amérindienne

Ce matin, route vers Saint-Calixte, à  1h30 de Saint-Etienne-des Grès, là où se trouve l’hydrobase, un lieu où nous voulons absolument nous rendre pour faire une expérience avec des Amérindiens chez Amishk Aventures Amérindiennes Nous voici dans la région de Lanaudière, en pleine forêt, à quelques kilomètres de Saint-Calixte. Qui se douterait qu’à une heure de Montréal ou du Mont-Tremblant on se retrouve en plein milieu de nulle part, à écouter des Atikamekw ou des Cris nous parler de leur culture, de leurs modes de vie…  

L’expérience que nous avons vécue débutait par un accueil dans la forêt amérindienne avec un thé artisanal où notre petit groupe de 8 personnes fit connaissance avant de pagayer en canot rabaska de 2 personnes sur un lac pour observer un barrage de castors. Des castors, nous en avons vus beaucoup ! D’ailleurs, Amishk en langage amérindien, cela veut dire castor. Drôles de bêtes très organisées pour rechercher des branches et construire leur imposant barrage de plus de 2 mètres de haut ! Puis, nous emmenant dans la forêt le long du lac, le guide nous a montré des chemins entiers tracés par ces rongeurs, capables de « gruger » des arbres de 20 mètres de haut.  Le soir, autour du feu de bois, nous avons observé les étoiles, tandis que nos guides nous contaient des légendes amérindiennes, avant d’aller dormir.

Dormir dans une tente de prospecteur très bien arrangée et fort confortable.

Le lendemain, notre guide nous a entraîné vers différents endroits de la forêt pour étudier les plantes médicinales, nous parler aussi des activités durant les 6 saisons de l’année. Par exemple, ce que nous appelons le mois de septembre, c’est Takwakin ici, le mois des feuilles rouges et de la pêche, des saumons, de la truite et de la chasse à l’orignal. Puis vient Pitcipipon, la saison juste avant l’hiver, où l’on chasse la martre et le castor attrapés par des techniques ancestrales pour leur fourrure, celle des collets à lièvre dont les femmes vont apprêter les peaux pour les vêtements d’hiver. Enfin, ce sera Pipon (l’hiver), avec la neige, le vent et la poudrerie, période durant laquelle on pêchera sous la glace avec un filet, tandis que les femmes au campement confectionnent des paires de raquettes avec des peaux d’orignal… On nous a fourni des cannes à pêche et Jacques a même attrapé un énorme brochet que la cuisinière amérindienne nous a fait déguster le soir ! Pas peu fier mon mari !

Au coeur de la nature québécoise

 Nous quittons le site amérindien pour une grosse demi-journée de route qui nous mènera au Village Windigo, dernière étape nature de notre périple, bien au-delà du Mont Tremblant, après Ferme-Neuve. Le Village Windigo est situé dans une forêt profonde au bord d’un immense lac de 413 km2, véritable mer intérieure artificielle que l’on appelle ici le Réservoir Baskatong.

Ce très vaste complexe touristique correspond parfaitement à ce que nous recherchions : du repos, des activités nature, une bonne table, un chalet de luxe pour 2 et la nature dans toute sa splendeur !

En faisant le tour de la propriété, nous sommes passés devant différents types de logements (condos, chalets pour des familles et même ce qu’ils appellent des sphairs, sortes de bulles dans lesquelles on peut dormir) ; mais j’ai été tout de suite séduit par les activités proposées : le vélo et les promenades à faire sur des sentiers pédestres aménagés. Nous sommes des adeptes des balades en pleine nature avec Elisabeth qui ne savait pas toujours tous les oiseaux qu’elle découvrait (pourtant, c’est une connaisseuse !).

Nous passerons une de nos dernières soirées à écouter les bruits de la nature.

Avant de partir en kayak sur le lac, nous avons tout de même profité de la plage. L’endroit est immense et on peut sentir la nature à chaque pas, sans être dérangé par les touristes. Cette après-midi, vélo dans des chemins balisés, suivie par un match de tennis que j’ai gagné ! Jacques faisait presque la tête mais a dû constater que la championne de ce match endiablé, c’était quand même moi ! Demain, nous redescendrons plus vers le sud.

Sur le chemin du retour

Temps superbe aujourd’hui. Nous avons quitté à regret ce merveilleux endroit si naturel pour revenir vers Montréal, en faisant une halte pique-nique au Mont-Tremblant. Le télésiège en activité nous a permis d’admirer la vue splendide sur le lac Tremblant. L’hiver, c’est une station de sports d’hiver réputée en Amérique du Nord. L’été, la station est très active avec de nombreux chemins forestiers, des parcours à vélo, des lacs pour le canoë, de la pêche, de l’équitation, de l’escalade, un immense golf très réputé…

Et ce soir, c’est le retour vers Paris. Grâce à nos deux semaines de voyage au Québec, nous revenons ressourcés en France, les yeux plein les mirettes et des histoires sans fin à raconter à notre entourage.

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