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Poursuite de notre rêve, entre mer et montagnes

Poursuite de notre rêve, entre mer et montagnes

Au milieu du Saint-Laurent

Pour changer un peu des activités que nous avons fait jusqu’à maintenant, nous avons pris le bateau de la Société Duvetnor depuis Rivière-du-Loup pour faire route plein vent vers les îles du Pot à l’eau de vie. Cet archipel comprend trois îlots dénommés Le Gros Pot, Le Petit Pot et Le Pot du Phare à 1 km de la rive nord-est de l’île aux Lièvres.

Humant le vent, nous tombons sous le charme de cette île, dominée par un phare imposant, envahi par des centaines d’oiseaux très bruyants. Et comme Eléonore est aussi ornithologue, j’ai droit au nom de toutes les espèces qui tournicotent autour du phare comme les grives à dos d’olive, les bruants à gorge blanche, les parulines à poitrine blanches (à ne pas confondre avec les parulines obscures), les gélinottes huppées et bien sûr les Grands ducs d’Amérique ! Le soir, nuit dans le phare blottis au fond de notre lit, heureux et surtout émerveillés d’écouter la mer, après un magnifique coucher de soleil.

Au coeur des montagnes

Après la mer, la montagne! J’écris ce soir depuis les petits chalets des Gîtes du Mont-Albert, dans le Parc national de la Gaspésie, où nous resterons trois jours. Le bateau de Duvetnor nous a ramené à terre ce matin tôt. Tant mieux, car nous avions beaucoup de route à faire. La route 132 qui longe le Saint-Laurent est d’une grande beauté. Nous avons aperçu les immenses éoliennes de Cap-Chat, et avons fait un arrêt à Exploramer.

Ce musée vivant est un complexe d’activités axées sur le milieu marin du Saint-Laurent. Parmi les activités proposées par cette véritable institution du monde marin, nous avons choisi de monter à bord du JV Exploramer, un zodiac de 18 passagers, pour une excursion en mer. Le guide nous a parlé de l’écosystème du Saint-Laurent, et nous avons aidé à remonter des casiers de crabes ! On aurait bien fait l’activité de cueillette de poissons avec un guide expérimenté en enfilant des bottes et en explorant les espèces qui se cachent dans le fond du Saint-Laurent, mais la marée était haute et nous avions encore beaucoup de route à faire…

À regret, nous avons donc continué notre route, pénétré dans la réserve faunique des Chics-Chocs pour atteindre les Gites-du-Mont-Albert après 350 km. Heureusement, nous avions réservé à l’avance non pas dans l’auberge 4 étoiles, mais dans l’un des 5 chalets de la Rivière, à 500 mètres de l’Auberge. Notre petit chalet est prévu pour deux, avec grand lit, cuisinette et salle de douche. Il y avait bien une cuisinette, mais nous avons préféré faire notre repas à l’extérieur sur un feu de bois.

Exactement ce qu’il nous fallait !

Nous en avons profité pour aller pêcher lors de notre première journée. Tout est facile. L’organisme nous a fournis la barque, le matériel et le permis de pêche. Le préposé nous a même souhaité de ramener des poissons, nombreux parait-il dans un des 7 lacs.

Le lendemain, nous sommes partis faire un des sentiers du Mont Jacques-Cartier et nous avons pu observer… un énorme Caribou que nous avons pu approcher d’assez près. Une femelle et son petit se trouvaient à quelques kilomètres de nous, suivie par une autre femelle qui, sortant de sa cachette, s’est jointe à la partie !

Départ ensuite vers une toute portion du Sentier international des Appalaches (SIA) dont j’ai lu que c’était le premier GR d’Amérique du Nord. Pour la portion Québec, il commence à Matapédia, continue vers la Vallée jusqu’à Amqui pour finalement atteindre la réserve faunique de Matane et la pointe à Forillon. Il faut beaucoup de temps pour parcourir les 650 km, mais nous avons opté pour une toute petite randonnée qui partait de Sainte-Maxime du Mont-Louis jusqu’à l’Anse Pleureuse et récupérer notre voiture au retour. Le Chemin des Côtes porte bien son nom car le sentier surplombe tout le temps le Saint-Laurent sur notre gauche. Les falaises des montagnes Appalaches se découpaient avec force et splendeur dans le bleu du ciel et de la mer. De temps en temps, des nuées de guillemots passaient au-dessus de nos têtes avant de plonger à pic dans la mer pour ramener un poisson. A notre retour, nous avons dormi dans un des nombreux gîtes de Sainte-Maxime-du-Mont-Louis.

 

Le bout… du Québec!

Aujourd’hui, nous avons quitté à regret nos charmants hôtes de Sainte-Maxime-du-Mont-Louis pour atteindre enfin le Parc National du Canada Forillon, géré par Parc Canada. Nous avons déjà prévu notre logement dans une tente oTENTIk (oui, ça s’écrit comme ça !) mais les buts de nos deux journées seront multiples : marcher longuement sur l’immense plage de galets, découvrir le phare de Cap-des-Rosiers qui date de 1858, le plus haut phare du Canada, mais aussi observer la nature ! Car la nature est puissante en cet endroit. Je suis certain de pouvoir apercevoir des baleines bleues depuis l’un des belvédères mis en place (le plus gros animal de la planète quand même !)

Le Parc National de Forillon offre de nombreuses randonnées qui longent l’océan pour la plupart. Nous n’avons pas vu de baleines depuis la terre. Eléonore était déçue ! Elle m’avait juré qu’elle avait entendu un son puissant qui ne pouvait provenir que d’une baleine proche de la côte. Au bout de 20 minutes d’attente à guetter, nous avons fini par démarrer notre balade décrite dans le petit guide des sentiers, « la Taïga » et nous sommes élancés dans une forêt où poussent de nombreuses fougères très spécifiques à cet endroit. Depuis une cache discrète, avec nos jumelles,nous avons observé des tas d’oiseaux qui venaient se nourrir dans un marais salé.

En revenant vers nos pas, deux petites oreilles sortaient du haut des herbes ! Nous nous sommes approchés et sommes tombés sur… un ourson, qui s’était engagé sur le sentier. Il prit la fuite, très craintif. Nous aussi, qui espérions que la maman ours n’était pas dans les environs ! Puis ce fût la randonnée intitulée « les parages », une boucle d’environ 3 km, où nous avons foulé des champs entre de très vieilles maisons, dont celle des Barlett et des Dolbel-Roberts. Nous avons visité le magasin général Hyman & Sons où avait lieu une animation relatant l’importance du commerce international de la morue autrefois avant d’aller voir la maison jaune à l’Anse-Blanchette, véritable emblème du parc qui témoigne de la dure vie des pêcheurs-cultivateurs d’antan….

Les excursions proposées sont de différents niveaux. Celle de Cap-Bon-Ami était plus dure, car il faut grimper, mais quelle vue sur la mer de tour d’observation sur l’océan !

Au retour vers notre véhicule, nous avons vu quelques personnes, les yeux rivés vers un talus. Un ours noir se prélassait, bien moins craintif que celui que nous avions vu précédemment. Il a quitté la route d’un pas nonchalant ! Avant de retourner vers notre camping, nous avons repéré la hutte des castors, un endroit où ils se laissent approcher assez facilement. Juste à côté, un porc-épic et une marmotte ! Décidément, ce parc est rempli d’animaux sauvages, surtout que pendant la nuit, nous entendions d’étranges grognements près de la voiture. C’était une ribambelle de ratons-laveurs qui se disputaient les restes de notre repas !

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