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Notre rêve en train de se réaliser

Notre rêve en train de se réaliser

Ouf ! Après un vol Air Transat sans histoire, nous voici à Québec. Nous sommes très heureux de faire ce voyage et c’est la première fois que nous sommes en Amérique du Nord. Notre but : des rencontres, du canot-camping, des activités sportives (j’ai repéré pas mal de Via ferrata au Québec), mais aussi voir des baleines, des ours, des castors et peut-être même des loups, et échanger avec des amérindiens…

On ne pouvait évidemment pas quitter Québec sans aller nous balader dans la vieille ville dont entre autres sur les Plaines d’Abraham et d’emprunter les passerelles qui surplombent le Saint-Laurent en plus de flâner dans le quartier Petit Champlain. Quelle vue incroyable ! Je lis dans le Routard (comme tous les touristes Français) que son estuaire est le plus grand au monde, avec une longueur de 370 km et une largeur de 48 km. 1 200 km de long depuis l’Océan atlantique jusqu’aux grands lacs… Les amérindiens l’appelaient « la rivière qui marche ». Justement, j’en connais un bout car j’avais eu « les grands lacs du Canada » comme sujet de géographie au bac ! C’est dire que je connais le sujet, mais je ne m’imaginais pas la puissance de ce fleuve qui mérite bien son surnom de « Majestueux Fleuve Saint-Laurent » !

S’envoyer en l’air!

En pleine forme,  nous avons expérimenté deux activités sportives que je vous recommande : la Via Ferrata du Parc de la Chute-Montmorency, situées tout près de Québec et la tyrolienne du Canyon Sainte-Anne.    

Au départ de notre circuit de via ferrata

Le  Entre fleuve et falaises, le site spectaculaire du Parc de la Chute-Montmorency domine le paysage. La vue était époustouflante sur l’anse et l’île d’Orléans Nous étions reliés à un câble continu, de sorte que vous n’avons pas eu à manipuler notre mousqueton. Encadrés par un guide professionnel, nous étions en tous petits groupes et avons fait l’un des 3 parcours de la Via Ferrata dans la faille de Boischatel, tout près de la chute.

Mais le plus sensationnel a été la tyrolienne géante au dessus de la chute.

Puis, ce fût l’expérience de la tyrolienne du Canyon Sainte-Anne, quelques kilomètres plus loin sur la route vers Tadoussac. On ne se doute vraiment pas qu’à 800 mètres de la route se déversent des tonnes d’eau depuis la rivière Sainte-Anne, dans un bruit assourdissant. On plonge littéralement dans la nature.  L’endroit est sauvage, superbe, entouré d’un chemin bien balisé qui explique l’histoire de ce Canyon, aménagé par la famille Mc Nicoll. On s’attendrait presque à voir surgir le dernier des Mohicans au détour d’un chemin, comme dans nos films western d’enfance.

Via ferrata au dessus de la gorge du Canyon Saint-Anne

Nous avons aussi profité de leur nouvelle activité, Air Canyon. Suspendus au-dessus du Canyon, les sensations étaient extrêmes. Assis côte à côte dans un télésiège qui part à l’envers, nous avons carrément survolé le Canyon pour revenir à toute vitesse vers notre point de départ. De là-haut, on voyait la marmite de géant et l’imposante chute qui tourbillonnait sous nos pieds, 90 mètres plus bas. Impressionnant. Après un pique-nique sur le lieu même, nous avons filé vers le Parc national des Grands Jardins.

Randonnée dans Charlevoix

Allongée dans le lit de notre chalet, au retour de nos trois jours de randonnée, je me dois de raconter cette superbe randonnée qui partait du village de Saint-Urbain vers le Parc national des Grands-Jardins. Nous avions réservé depuis la France avec l’organisme La traversée de Charlevoix  et avions bien fait car notre petit groupe était complet. Ils se chargent de prendre notre véhicule au départ, à Saint-Urbain et l’amènent le 3ème jour au point d’arrivée, ce qui est bien pratique ! L’organisation est très bien rôdée. Nous marchions de 15 à 20 km chaque jour et dormions dans des chalets. Le transport de bagages était assuré par eux car plusieurs marcheurs l’avaient commandé. Chaque jour, nous avons pu voir un panorama différent du cratère de Charlevoix. On a même pu observer des martres, l’emblème du coin.

Nous avons eu un beau point de vue sur les gorges du Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie

Saguenay, nous voilà

Voici deux jours que nous dormons au camping Baie-Eternité, à 7 km de la Rivière-Eternité, dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

En arrivant au Parc national du Fjord-du-Saguenay hier, un préposé nous a remis un petit guide à l’accueil. Puis ce fût le départ pour atteindre la statue de la Rivière-Eternité, une sacrée marche ! Des paysages à couper le souffle qui se méritent, car cela montait beaucoup et le sentier est plus long que l’on ne le pense. Au retour, comme si nous n’étions pas assez fourbus, nous tenions absolument faire la Via Ferrata « La Passerelle », la plus courte des trois proposées, et enjamber le vide sur près de 100 mètres pour envoyer des photos aux copins ! Il y avait un départ en début d’après-midi, juste le temps pour rejoindre le petit groupe, guidé par un guide très professionnel. De là-haut, la vue était incroyable… Comme il voyait que nous étions sportifs, il nous a vivement recommandé de tenter l’expérience du kayak proposée par Fjord en Kayak à l’Anse Saint-Jean, « la Mecque du Kayak sur mer » disait-il. Et c’est ce que nous avons fait; 2 jours, en kayak de mer sur le fjord!

Quelle vue sur le fjord!

Depuis notre embarcation, nous étions très impressionnés par les splendeurs des Caps qui dominent le Fjord, l’un des plus grands du monde ! Les équipements étaient super. Mathieu notre guide a débuté l’expérience par une formation de départ pour notre petit groupe. C’est un sacré sportif ! À chaque anse, à chaque baie, Mathieu avait une anecdote à nous raconter sur la faune, la géologie, l’histoire, les gens du coin.  Le soir, nous avons dormi dans un camping tandis que Mathieu qui s’était transformé en cuisinier nous préparait un succulent repas tout en racontant avec beaucoup d’humour des contes et légendes qui hantent le fjord.

Au cours de notre périple, nous avons croisé de nombreux phoques, aperçu beaucoup d’oiseaux (dont des cormorans) et même vu un bélouga.

Un fleuve habité!

Nous voici enfin arrivés sur la rive sud du Saint-Laurent après avoir pris le traversier de Saint- Siméon à Rivière-du-Loup.  Accoudés au bastingage du pont, deux jeunes passagers de notre âge travaillant comme chercheurs au Gremm (Groupement de recherches et d’éducation sur les mammifères marins) de Tadoussac, nous parlés des mammifères qui habitent le fleuve (bélugas, cachalots, rorquals communs, baleines noires…).  Une aubaine pour en savoir plus…: «Une douzaine d’espèces sont présentes du printemps à l’automne mais seul le béluga réside à l’année dans le fleuve. Certaines abondent alors que d’autres sont en péril ! L’estuaire et le golfe du Saint-Laurent sont un véritable buffet à ciel ouvert pour les baleines. Elles viennent dans cet immense garde-manger pour se nourrir. Le Saint-Laurent regorge de poissons et de plancton, et chaque printemps, des milliers d’entre elles quittent leur aire de reproduction pour se rendre dans le Saint-Laurent jusqu’à l’embouchure du Saguenay où la nourriture est très abondante », raconte l’un deux.

Nous nous sommes quittés à l’arrivée à Rivière-du-Loup après avoir échangé nos adresses et avons dormi au camping municipal dans le Parc de la Pointe, dans la région du Bas-Saint-Laurent.

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